 La ville de Dà Nang vient de décider de transformer son littoral en un centre de tourisme maritime d'envergure mondiale. À peine arrivés sur la plage de Da Nang, dans le Centre du pays, les touristes sont vite harcelés par les commerçants ambulants. Enervés, ils replient aussi sec leurs affaires et s'en vont chercher des lieux plus accueillants dans d'autres villes côtières. Face à cette situation, le Comité populaire municipal de Dà Nang vient de demander à ses arrondissements et districts de mieux surveiller les plages et d'empêcher les paillotes et boutiques illégales. Toute violation sera strictement sanctionnée. D'autre part, Dà Nang veut donner un coup d'accélérateur à son développement touristique. Ainsi les projets qui n'en finissent pas de s'éterniser risquent bien finalement de passer à la trappe. Premier concerné celui qui prévoit de construire un resort au sud de Non Nuoc. Régi par la sarl Qudos Asia, ce projet reste jusqu'ici lettre morte, 13 mois après avoir obtenu le feu vert des autorités municipales. Pour l'instant, 36 projets, dont 10 aux fonds étrangers, ont reçu leur licence de la part du Comité populaire municipal, soit un investissement total de 246,5 millions de dollars. Exploitant les atouts du littoral Son Trà - Diên Ngoc, Thuân Phuoc - Nam O, ils sont déployés lentement et peinent à se concrétiser. Prenons l'exemple de la zone touristique Bai But. La société par actions Hai Duy y consacre 300 milliards de dôngs pour transformer ces 19 ha désertiques en une vaste zone de resorts. Les travaux ont commencé en 2004 mais depuis le début de l'année, ceux-ci sont au point morts, faute de fonds suffisants. Même cas de figure avec le resort Vegas. La compagnie américaine Millenium a obtenu depuis des années la licence d'investissement avec un fonds total de 12 millions de dollars. Selon les objectifs, le centre touristique aurait dû ouvrir ses portes vers avril 2007. Mais sans crier gare, l'investisseur a décidé de suspendre les travaux. Même situation chez le resort Bai Trem, dépendant de la compagnie Savico de Hô Chi Minh-Ville. D'une superficie de 6,5 ha, un budget de 50 milliards de dôngs lui était alloué. Malgré l'autorisation du pouvoir local, le site n'a toujours pas vu le moindre début de travaux, le terrain restant désespérément vague.
Potentialités à valoriser L'immense côte qui longe Dà Nang est un cadre naturel magnifique, au pied du col des nuages. Une carte postale parfaite dont Dà Nang espère bien tirer profit en la transformant en un centre touristique maritime d'envergure mondiale. De ce fait, la ville vient de donner sa priorité à la mise en place de 6 groupes de sites touristiques dont Non Nuoc - Ngu Hành Son - Bac My An (6.000 ha), My Khê - Son Trà (190 ha), Xuân Thiêu - Nam O - Hai Vân. Entourant la baie de Dà Nang, ces zones haut de gamme sont spécialement conçues pour attirer une clientèle étrangère aisée. On peut aussi y inclure les projets de la zone touristique écologique Bà Nà - Suôi Mo (285 ha), celle de Phuoc Son - Dông Nghê et un groupe touristique dans le centre ville et le long du fleuve Hàn. En outre, Dà Nang ambitionne de valoriser ses spécialités locales. Que ce soit dans la culture, le patrimoine ou les sites naturels, elle désire mettre l'accent sur l'exploitation des services en faveur des touristes. Si le décollage du tourisme à Dà Nang se fait au rythme de la tortue, espérons que comme l'animal, sa longévité profitera à la ville. |