 Développé par le docteur Tran Manh Tri, directeur du Centre des technologies de la chimie et de l'environnement de Ho Chi Minh-Ville, un modèle de destruction des pesticides par non-incinération a été expérimenté avec succès et qualifié d'excellent par le Conseil de réception du Comité populaire de la province de Long An (Sud). Lors du concours "Initiatives de protection de l'environnement", organisé en 2004 par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette initiative a été très appréciée par le jury et M. Tri s'est vu attribuer une prime de plus de 70.000 dollars pour déployer son projet à titre expérimental. Avec ce financement et l'assistance de la province de Long An, une station de traitement, d'une capacité de 5 à 7 m3 par heure, a été construite à Ben Lut. Les matières toxiques sont diluées, puis la solution aqueuse subit un traitement donnant des acides inorganiques inoffensifs. L'eau ayant servi à la dilution est ensuite recyclée. Cette station abrite également un incinérateur à deux niveaux, d'une capacité installée de 10kg par heure, destiné à carboniser les emballages de pesticides. Selon les études, les fumées d'incinération de cet établissement satisfont pleinement la norme vietnamienne 6560-1999. Selon Mme Nguyen Thi Kim Anh, spécialiste du PNUD, ce modèle intéresse plusieurs localités du pays. Le PNUD invitera des experts internationaux pour l'évaluer et décidera du niveau de son financement. Il organisera, enfin, un colloque sur cette technologie, en septembre prochain, à Ho Chi Minh-Ville. |