 Le Vietnam a réaffirmé jeudi sa souveraineté incontestable sur les archipels Hoang Sa (Paracels) et Truong Sa (Spratleys), en mer Orientale (mer de Chine méridionnale), a déclaré à l'Agence vietnamienne d'information le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lê Dung. Le Vietnam affirme une fois de plus que les deux archipels Hoang Sa et Truong Sa appartiennent à sa souveraineté. Le Vietnam dispose suffisamment de preuves historiques et de fondements juridiques pour prouver sa souveraineté sur ces archipels, a-t-il souligné après que la revue militaire chinoise Globe a fait état de l'implantation des stèles souveraines chinoises sur place. Globe a indiqué dans son édition parue en ce mois-ci que la Chine a procédé depuis le premier novembre 2005 à la construction des stèles souveraines dans des endroits des eaux territoriales, dont certains points de repère sur l'archipel vietnamien Hoang Sa. La Chine a entamé ces travaux, selon la revue chinoise, en se basant sur l'Ordonnance sur les eaux territoriales et les zones contiguës de la République populaire de Chine de 1992 et sur la Déclaration du gouvernement de la République populaire de Chine sur la ligne basique des eaux territoriales de la République populaire de Chine de 1996. Comme ce qui a été affirmé dans les déclarations du porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères en 1992 et 1996, le Vietnam ne reconnaît pas la valeur juridique de toute disposition quoi que ce soit sur les eaux territoriales et les zones contiguës, les lignes de base ainsi que toute activité concernée de n'importe quel pays sur ses archipels Hoang Sa et Truong Sa, a-t-il indiqué. Le fait que la Chine a érigé des stèles dans certains points de base sur l'archipel vietnamien Hoang Sa est une violation de la souveraineté du Vietnam, et n'a donc aucune valeur, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Le Vietnam affirme une fois de plus son option de régler les litiges en mer entre les pays concernés par les mesures pacifiques, sur la base de respect de leur indépendance et de leur souveraineté respectives, conformément à la loi et à la pratique internationales, notamment la Convention de l'ONU sur le Droit de la mer de 1982 et la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer Orientale de 2002, dans le but de renforcer la coopération amicale, de préserver la paix et la stabilité en Mer Orientale. |