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VIETNAM : MON PAYS NATAL
mercredi 29 mars 2006, a 06:36
"Les histoires de la vie" racontées en photos

Trois femmes sur une moto, leurs visages rayonnants de joie ; un coiffeur portant une grande attention à son client ; un train qui passe à vive allure ; un cybercafé rempli d'internautes ; un toxicomane préparant sa mortelle injection... Si chaque photo reflète des facettes de la vie, lorsqu'elles sont réunies, ces soixante clichés donnent une exposition inédite et pleine d'émotion : "Les histoires de la vie" au restaurant-café de Tara, 3A, rue Ngô Quyên (Hanoi).
Ces oeuvres, exposées jusqu'au 3 avril, ont été prises par plus de 20 professionnels et amateurs, membres du club http://www.photoworld.com.vn/ (PTW). "C'est une page web créée par un groupe de jeunes partageant la même passion : la photographie", confie le photographe Hoài Linh, expliquant que "l'objectif est de généraliser les connaissances sur cet art, de procéder à des échanges de clichés reflétant les histoires de la vie et les présenter au public. Le club PTW est vite devenu un lieu de rencontre pour les photographes, dans un but non lucratif".
Désireux de faire de leur page web une vitrine de qualité, le club organise de nombreuses rencontres off-line afin d'échanger des expériences et des nouvelles technologies photographiques, de choisir les meilleurs clichés du mois et surtout de renforcer les liens entre les membres du club.
"Choisir pour soi même une orientation de développement originale afin d'imposer une page web professionnelle et saine, maison commune des amoureux de la photographie. Voilà la mission de photoworld.com.vn ", affirme Nguyên Trang Dung, manager de la page web.

Thu Hà Nguyên/CVN
( 28/03/06 )

 

mercredi 29 mars 2006, a 06:31
Coopération internationale dans la lutte contre le VIH/SIDA

Le projet de renforcement de la direction ainsi que de la coopération des organes législatifs pour la réalisation de la stratégie nationale sur la prévention et la lutte contre le VIH/sida jusqu'en 2010 a été signé hier à Hanoi par Nguyên Thi Hoài Thu, présidente de la Commission des questions sociales de l'Assemblée nationale, et Subinay Nandy, responsable en chef du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Vietnam.
En coopération avec le PNUD et l'Agence suédoise pour le développement international, ce projet devrait se réaliser de 2006 à 2008 et nécessiter 1,37 million de dollars d'investissement. Déployé dans 3 provinces - Lang Son (Nord), Khanh Hoà (Centre) et An Giang (delta du Mékong) - il devrait octroyer des assistances visant à améliorer la mise en œuvre de stratégie de prévention et de lutte contre le VIH/sida, en plus des aides dans le perfectionnement du cadre juridique. Aider les localités à réaliser les campagnes d'information visant à réduire la discrimination envers les porteurs du VIH/sida a été aussi abordé.
Prenant la parole lors de la cérémonie, Subinay Nandy a affirmé que la réussite de la direction des responsables devrait contribuer pour une part importante à la lutte contre le VIH/sida. L'objectif est d'aider la population, notamment les porteurs du VIH/sida, à recevoir et à mieux comprendre les informations relatives à cette maladie et à bénéficier de meilleurs soins sanitaires.
Selon Nguyên Thi Hoài Thu, le pays recense, jus qu'à la fin du mois de février, 105.127 porteurs du VIH/sida, dont plus de 17.000 au stade actif et plus de 10.000 décédés des suites de cette maladie.

Thanh Tuê/CVN
( 28/03/06 )

 

mercredi 29 mars 2006, a 06:18
Dioxine : les femmes, victimes directes

Plus de 30 ans après la guerre, les séquelles de l'agent orange/dioxine hantent encore la population et touchent non seulement les personnes directement exposées au produit chimique largué par l'armée américaine au Sud Vietnam, mais aussi les mères et les femmes des victimes. C'est ce qu'a indiqué le docteur Diane Niblack Fox du Département d'études asiatiques de l'Université de Hamilton (États-Unis), en marge d'une conférence internationale intitulée "Victimes de l'agent organe/dioxine et leurs souhaits", tenue récemment à Hanoi.
Elle a révélé qu'elle avait interviewé, en 2000 et en 2001, plusieurs femmes victimes domiciliées dans 12 villages et 3 chefs-lieux, dans le Nord, le Centre et le Sud du Vietnam, dont elle avait extrait 38 histoires sur leurs efforts et souhaits à raconter à ses compatriotes.
"L'important est de comprendre ce qui s'est passé au Vietnam, la population a été durement frappée par la guerre américaine et ses séquelles continuent de sévir encore ", a-t-elle insisté, souhaitant que ses étudiants et ses compatriotes montrent leur intérêt aux victimes vietnamiennes.
Debra Kraus, une peintre américaine dont l'époux est décédé des suites de l'agent orange et qui a organisé deux expositions dans son pays sur ce thème, a partagé ses expériences personnelles sur la nocivité de ce produit dans une intervention titrée "Dialogue artistique sur l'agent orange".
Cette rencontre lui a permis de s'associer avec les gens connaissant une situation similaire et d'aider les enfants victimes au Vietnam, Cambodge, Laos et Thaïlande, mais aussi aux Etats-Unis, en Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Grande-Bretagne, et France.

Projection d'un film sur l'agent orange dans de grandes universités de Londres
À la veille d'une conférence internationale sur l'agent orange/dioxine, prévue les 28 et 29 mars à Hanoi, le secrétaire de l'Association d'amitié Grande-Bretagne-Vietnam, Len Aldis, a organisé des projections du film Path to Justice (Le chemin de la Justice) dans de grandes universités de Londres pour attirer l'attention des étudiants sur ce problème. Doublé en anglais, ce film, du réalisateur vietnamien Lai Van Sinh, relate les vies détruites et les douleurs des victimes de l'agent orange, ainsi que les difficultés de leurs familles. Il a suscité de fortes émotions chez les étudiants du Queen Mary & Westfield College et de l'Université College of London (UCL). Prenant la parole, Len Aldis a expliqué aux spectateurs les séquelles laissés par les épandages d'agent orange sur plusieurs générations vietnamiennes. Selon lui, de 1961 à 1971, l'armée américaine a largué sur le territoire vietnamien 80 millions de litres de défoliants dont l'agent orange contenant de la dioxine extrêmement toxique, affectant des millions d'habitants. Trois décennies après la guerre, ce produit toxique nuit à la 3e génération de Vietnamiens et, selon les scientifiques, pourraient encore en toucher la 4e.

Ly Anh/CVN
( 27/03/06 )

 

mardi 28 mars 2006, a 07:43
Réunion de l'APF pour l'Asie-Pacifique

La première session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF)
pour l'Asie-Pacifique s'est déroulée dans la ville centrale de Huê, les 24 et 25 mars.
Y participaient les délégations vietnamienne, cambodgienne, lao et du Vanuatu. Les conférenciers ont adopté le statut et les orientations d'activités de la région d'Asie-Pacifique. Ils ont discuté des lois nécessaires pour le refus de la pauvreté.
Par ailleurs, Jean Pierre David, conseiller chargé des projets urbains de l'Association internationale des maires de métropoles francophones (AIMF) a été reçu vendredi par Nguyên Van Dua, adjoint au maire de Hô Chi Minh-Ville. Les 2 parties ont fait le point de l'exécution du projet d'usine d'eau à la commune de Hung Long et de celui de billets électroniques pour le bus.

La Francophonie dans le monde entier
Hongkong a accueilli des groupes artistiques venus du Vietnam, Canada et d'autres pays ayant le français en partage. Le groupe vietnamien Huong Xuân s'y est produit avec des instruments traditionnels et des chants lkloriques des 3 régions du pays.
À Alger, le premier festival du film des pays de la francophonie sur le thème "Dialogue et diversité culturelle" se déroulera jusqu'au 2 avril, avec la
participation de 17 pays. Le Vietnam y est présent avec 2 documentaires :
Vietnam, lointain mais proche et Vietnam, le pays aux sentiments d'attachement.
Le 10e Festival international des langues françaises, Les Météores, s'est ouvert samedi dernier à Douai (Nord de France) avec le spectacle des marionnettes sur eau du Vietnam, prélude à la découverte d'autres expressions artistiques de pays de la Francophonie, selon l'AFP. Jusqu'au 8 avril, la manifestation programme des réalisations venues du Sénégal, de l'Algérie et du Canada. "Cette édition sera marquée par le retour en force du texte : écritures nouvelles, adaptation
décapantes du répertoire, multiplicité des formes d'expression, des marionnettes aux images virtuelles" a souligné Marie-Agnès Sevestre, directrice de la Scène nationale-Hippodrome qui accueille le festival.

Thanh Tu-Vuong Linh/CVN
( 27/03/06 )

mardi 28 mars 2006, a 07:30
Vaccin H5N1 produit par le Vietnam

Après que l’Institut central d’épidémiologie a réussi à produire le vaccin H5N1 par culture sur la cellule rénale du singe, les scientifiques des 3 unités de production annoncent la sortie du premier lot de vaccin H5N1 pour l’homme et la volaille obtenu par culture sur l’embryon de l’œuf.
Il s’agit de l’Institut du vaccin et des produits biologiques de Nha Trang, de l’unité de production des produits vétérinaires Hoài Duc, à Hà Tây, rattachée à l’Institut central vétérinaire, et de la Société centrale des produits vétérinaires Noveco à HCMV.

Ce succès permet de penser que le Vietnam peut subvenir à ses besoins en vaccin dès la réapparition de l’épidémie.de grippe aviaire H5N1.
L’Institut central d’épidémiologie a reçu de l’Organisation Mondiale de la Santé la souche NIBRG-14 pour étudier la production du vaccin. L’Institut étudie la méthode de multiplication des souches et créé des lots de vaccins pour fournir aux centres de production des vaccins.
Le prix du vaccin H5N1 produit au Vietnam est inférieur à celui fabriqué à l’étranger. Par cette réussite, le Vietnam peut produire son propre vaccin dès l’apparition de l’épidémie et évite l’importation de grandes quantités de vaccin dans le premier temps.

Source: Journaux online du Vietnam

 

lundi 27 mars 2006, a 09:01
Francophonie : remise de prix aux 29 lauréats

La cérémonie de remise de prix aux gagnants de Hô Chi Minh-Ville du concours d'éloquence en langue française et de celui en ligne, "Voyage en Francophonie", s'est déroulée le 23 mars au lycée Lê Hông Phong. Organisée par le Bureau régional Asie-Pacifique de l'Agence universitaire de Francophonie (AUF), cette manifestation s'inscrivait dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie.
Xavier Vuillermet, représentant du Consulat général de France à Hô Chi Minh-Ville, a apprécié les excellents résultats obtenus par les lauréats, surtout la jeune Huynh Long Thanh Vân (12-18 ans), la première lauréate avec un score absolu de 30/30. Thanh Vân a fini son épreuve finale après la moitié du temps alloué. Surprise pour les juges ! Dans la catégorie des 18-21 ans, Nguyên Thi Thanh Huong - ancienne élève du lycée Lê Hông Phong, étudiante en troisième à l'Université des sciences sociales et humaines, a obtenu le premier prix. Récompense pour les lauréats : un ordinateur de 400 dollars.
"Voyage en Francophonie" a attiré 700 candidats du Laos, du Cambodge et du Vietnam, qui, pour la première fois, pouvaient concourir par Internet.
Quant au concours d'éloquence 2006, il a attiré la participation de 600 candidats. Nguyên Ky Phuong Quynh a gagné le premier prix en discourant sur l'ao dài, la tunique traditionnelle des Vietnamiennes. Elle se voit offrir un voyage de trois semaines en France. Une bourse de 6 millions de dôngs a été décernée à la deuxième, Phan Thu Khanh, pour son sujet "les patrimoines
culturels mondiaux".
À cette occasion, l'AUF a offert des récompenses à 13 élèves du groupe du concours national de français et aux 8 meilleurs élèves et étudiants des classes bilingues et des filières francophones de la ville. Quang Châu/CVN
( 24/03/06 )  

lundi 27 mars 2006, a 08:50
Tay nguyen : bonne marche d' un projet à Dak Lak

Le projet de développement rural de la province de Dak Lak promeut une approche d'intégration de la population des ethnies minoritaires dans l'économie rurale et la gestion des ressources naturelles.
"Le projet de développement rural de la province de Dak Lak au Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre) a obtenu des résultats satisfaisants, à tel point qu'il est prolongé jusqu'en 2009", estime Daniel Wahby, conseiller en chef du projet.
Ce projet est le fruit d'un partenariat entre le ministère vietnamien du Plan et de l'Investissement et l'Agence allemande de coopération technique GTZ. Sa première phase a duré de janvier 2003 à décembre 2005. La partie allemande y a contribué pour 2,55 millions d'euros et la partie vietnamienne 500.000 euros. "Cette somme-là n'est pas octroyée directement aux ruraux mais destinée à des cours de formation pour l'élaboration des plans de production agricole et de gestion des ressources naturelles, surtout forestières", explique l'expert allemand. Deux districts bénéficiaires
Le projet possède 3 volets principaux. Primo, présenter des méthodes recueillant la participation des habitants qui sont intégrées dans le cycle d'établissement des plans de développement général de l'État. Secundo, élaborer et réaliser des méthodes expérimentales de production agricole chez les populations minoritaires. Tertio, initier la communauté à la protection des forêts. "Le projet a pour objectif d'améliorer l'efficacité de la participation des habitants, notamment ceux issus d'ethnies minoritaires, dans l'essor de l'économie rurale", souligne le conseiller en chef Daniel Wahby.
Quatre communes des 2 districts de Lak et Ea H'Leo sont choisies pour expérimenter ce projet. "Ces localités reculées sont considérées comme les plus pauvres de la province", insiste Dô Ngoc Sy, coordinateur de formation du projet.
À une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Buôn Ma Thuôt (capitale provinciale de Dak Lak), le district de Lak est limitrophe de la province de Lâm Dông et, à 80 km au nord, le district d'Ea H'Leo rejoint la province de Gia Lai. Situées sur la route nationale 27, les communes de Bong Krang et Dak Nue à Lak sont assez proches du centre du district et bénéficient plus ou moins des infrastructures améliorées. En revanche, les communes d'Ea Sol et Ea Hiao, respectivement à 20 km et 25 km du centre du district d'Ea H'Leo, ne sont accessibles que par un chemin en mauvais état, les infrastructures locales étant sous-développées.
Après 2 années de préparation, l'élaboration des plans de développement a été achevée pour l'ensemble des 4 communes susdites. "Plus de 85% des villageois dans la zone du projet sont unanimes à constater que les priorités qui leur sont accordées ont déjà considérablement contribué à l'amélioration de leurs conditions de vie", se réjouit Daniel Wahby. Quelque 2.000 ha de forêts ont été attribués à 6 villages. Grâce à des cours de formation organisés dans le cadre du projet, des habitants d'ethnies minoritaires sont capables d'élaborer eux-mêmes des plans de gestion et de préservation des forêt.

Nguyên Hông Nga/CVN
( 24/03/06 )  

lundi 27 mars 2006, a 06:00
L' espion qui défia l'amérique

"Un Vietnamien bien tranquille" raconte l'histoire du parfait espion. Journaliste à "Time Magazine", source privilégiée des Américains pendant vingt ans, Pham xuan Ân était en fait une taupe du Viêtcông

Rédigée par Jean-Claude Pomonti, ancien journaliste du Monde qui a couvert la guerre du Vietnam, l'histoire de la principale taupe communiste à Saïgon sort le 23 mars aux éditions des Equateurs

Il vous attend derrière la grille de son petit jardin qui donne sur une artère bruyante du 3e arrondissement, près du centre de Saïgon. (...) A l'âge où il bénéficie du statut de patriarche, il est resté d'une belle simplicité. Il se garde de se prendre au sérieux et donne toujours l'impression d'être disponible. Plein d'humour, il se moque de lui-même et des autres. Parfois aussi, il raconte des histoires salaces, comme on les aime au Nord, à Hanoï, alors que les Méridionaux vietnamiens se montrent plus prudes. A 77 ans, Pham Xuân Ân continue de compulser les documents les uns après les autres, suit de près l'actualité, internationale et nationale. (...) Sa poignée de main reste toujours aussi ferme. Ses yeux roulent de la même façon quand, pince-sans-rire, il raconte une histoire drôle. Il n'a pas besoin d'attendre la fin d'une question pour en avancer la réponse.
(...) J'ai, face à moi, un personnage hors du commun. (...) La conversation prend le cours qu'il souhaite. Dans sa démarche, il tient du laboureur et du pédagogue. Il fait progressivement pénétrer les idées qu'il élabore. Il procède par touches, aligne les éléments qui facilitent la compréhension. A l'interlocuteur de les saisir. Ân est franc, direct. Mais, en bon Vietnamien, il ne dit jamais rien d'offensant. Quand il répond à une question par une boutade, inutile d'insister : il reviendra sur le sujet, s'il le souhaite, lors d'un entretien ultérieur. Dans ses propos comme dans son comportement, Ân sait se montrer ferme. Avant la victoire communiste de 1975, journaliste, Ân travaille au bureau de Time Magazine, l'hebdomadaire américain aménagé dans deux chambres contiguës au premier étage de l'Hôtel Continental, où tout le monde le connaît comme un homme affable, réfléchi, tranquille.

Il va souvent bavarder avec des collègues chez Givral, un café-glacier de l'autre côté de l'ex-rue Catinat, rebaptisée alors rue Tu Do ou de la Liberté. Parfois, son berger allemand, qu'on n'entend jamais, se couche docilement sous la table. Ân parque sa minuscule Renault 4 CV à deux pas de là, derrière le théâtre municipal, le long duquel se trouve le Continental.

Il n'élève la voix qu'à l'occasion d'un bon mot. Ân, qui parle et écrit couramment le français et l'anglais, va rarement au-devant des gens, mais ne rechigne pas à donner une explication ou un conseil. Les confrères qui le fréquentent ne perdent pas leur temps : ses analyses sur la stratégie communiste, les fondements de la politique américaine ou les capacités du régime de Saïgon sont claires, concises. Ân a tissé un réseau de relations avec tout ce qui, à Saïgon, peut compter : des autocrates d'autrefois aux généraux du jour qui se disputent le pouvoir. Il est aussi bien introduit auprès des officiers sud-vietnamiens en place qu'auprès de ceux qui sont sur la touche. Je l'aperçois en compagnie du chef sud-vietnamien du programme de pacification rurale ou de l'ancien directeur des services secrets de Saïgon. Il fréquente les patrons de la CIA. Il est persona grata à l'ambassade américaine et auprès de son proconsul. Les chercheurs américains les plus influents à Washington ne manquent jamais, lors de leurs passages au Sud-Vietnam, de le consulter.

Et puis, en 1978, trois années après la victoire communiste, une nouvelle circule. Il n'y a pas d'annonce officielle, c'est contraire aux habitudes du Parti communiste vietnamien. La nouvelle résulte d'une indiscrétion volontaire d'un membre du PC et ne fait l'objet que d'un entrefilet dans un quotidien français. Pourtant, elle est de taille : pendant toute la guerre, Ân a été la principale taupe communiste dans le Sud. Et quelle taupe ! Il a eu accès aux documents les plus secrets, y compris les comptes rendus des interrogatoires de prisonniers communistes. Il a prodigué ses conseils, le plus souvent sollicités, à des officiers, politiciens et espions de tous bords, américains et sud-vietnamiens. Cela ressemble à un énorme pavé jeté dans la mare américaine : Ân est colonel des services de renseignements communistes. Un an après la victoire, il a été élevé à la dignité de "héros de l'Armée populaire".

Les Américains tombent à la renverse. Sur le moment, il doit y avoir quelques réflexes de rage et de honte dans les rangs de la CIA, dont certaines éminences ne prenaient leurs décisions qu'après avoir consulté le journaliste de Time. Pham Xuân Ân, le Vietnamien préféré des Américains, a roulé le pouvoir américain de bout en bout. Les dommages sont incalculables. Combien de décisions a-t-il influencées à Saïgon ? Combien de retournements de situation peut-on attribuer aux renseignements fournis à Hanoï par ce journaliste formé - un comble ! - dans une université de Californie ? Les Américains savaient que l'administration et l'armée de Saïgon étaient truffées d'espions communistes. Mais jamais ils n'avaient pensé qu'il y en eût un d'un tel calibre, et, surtout, qu'il s'agissait d'Ân ! (...)

A cette époque, après la française, il y avait la guerre américaine, et, à ses côtés, sans frontière entre les deux, l'embrouillamini vietnamien, mélange de choix définitifs ou passagers, de fidélités et de trahisons, de rancoeurs, de rêves brisés, de passions. Il y avait aussi cette toile tissée et retissée par l'appareil communiste, qui avait canalisé le grand élan des années 1940 en faveur de l'indépendance. Qu'Ân ait pu jouer un rôle si important sans jamais se faire pincer tenait déjà de l'incroyable. Or, il avait fourni des renseignements cruciaux à Hanoï jusqu'à la dernière heure.

(...) Je me souviens de sa silhouette légèrement voûtée, déjà, en 1974, quand il quittait l'Hôtel Continental, en solitaire, pour regagner son domicile ou se rendre à l'un de ses rendez-vous dont j'ignorais l'importance. (...) " Une fois tous les deux ou trois mois, en moyenne, j'allais au rapport, dans la région de Cu Chi, mais dans un autre endroit que celui montré aujourd'hui aux touristes", dit-il. La plupart de ses rendez-vous avaient lieu à Hô Bo, une forêt située à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Saïgon. Il choisissait de s'absenter de préférence le week-end, ce qui était plus discret.

A une trentaine de kilomètres de Saïgon, le district de Cu Chi, en partie couvert par des plantations d'hévéas, abritait un dédale de souterrains utilisés par des éléments de l'état-major avancé communiste. Il reste aujourd'hui une petite partie de ces souterrains, entretenus et aménagés à l'intention des touristes. Ân se rendait plus à l'écart pour y rencontrer ses supérieurs, les poches vides. Compte tenu du risque d'interception, il transportait rarement lui-même des documents, et des courriers agréés s'en chargeaient. Dans le milieu de la presse, une absence de quelques jours ne risquait guère d'être relevée, car la plupart des correspondants se rendaient régulièrement au "front", ainsi qu'on le disait, ou en province

Ân a survécu dans la clandestinité jusqu'à la victoire parce qu'il s'est entouré d'un maximum de précautions. Il sélectionne lui-même ses courriers et n'hésite jamais à rejeter une candidature quand il ne la trouve pas entièrement sûre. Sur les 45 membres du réseau chargé de l'appuyer, 27 ont été capturés ou tués. Il s'enferme dans les toilettes de son domicile, à Saigon, pour déchiffrer les documents qu'il a récoltés. En cas de surprise, il dispose ainsi d'un laps de temps pour les détruire, car ses bergers allemands successifs montent la garde devant la porte. Il les a dressés à gémir discrètement dès qu'ils sentent la moindre anomalie.

Quand il doit rencontrer un autre agent de liaison en ville, ce qu'il évite au maximum de faire, il s'assure lui-même que ni l'un ni l'autre ne sont suivis et emmène son berger allemand. Son épouse le suit à distance pour pouvoir alerter la résistance en cas d'arrestation. Seules sa femme et sa mère sont au courant de ses activités. Personne d'autre, dans son entourage, ne s'en doute. Il ne porte jamais d'arme à feu ; de toute façon, il serait bien incapable de s'en servir pour n'avoir jamais suivi d'entraînement militaire sérieux.

Tant que cela l'a arrangé, il a laissé courir la rumeur selon laquelle il pouvait être un agent de la CIA. Après tout, il a bien connu Edward Lansdale à l'époque où il était affecté au TRIM. Futur général, Edward Lansdale a été un " faiseur de rois" - l'expression d'Ân - et un expert en contre-guérilla qui avait déjà joué un rôle aux Philippines contre la rébellion huk, menée par des communistes. Plus tard, des Américains en viendront même à demander à Ân son avis sur la façon dont ils doivent gérer leurs relations avec les Vietnamiens.

Il a lui-même longtemps conservé des réflexes acquis à cette époque. Une vingtaine d'années après la victoire de 1975 et alors que sa véritable identité était depuis longtemps publique, il parlait encore des communistes comme s'il n'en faisait pas partie. " Les communistes pensent...", ainsi commençait-il ses phrases, ce qui lui a valu, un jour, une réflexion gentiment ironique d'un ami vietnamien commun, qui lui a rétorqué : " Pourquoi ? Tu n'es pas communiste, toi ?" Une remarque qu'Ân n'a pas tenu à relever. "Les communistes me traitaient de "My Con", de fils d'Américain", disait-il. Il s'en amusait. Le double langage lui était étranger : il avait tout simplement gardé le pli, l'habitude de parler du Parti à la troisième personne, afin d'éviter des dérapages qui auraient pu, dans d'autres circonstances, lui coûter cher.

Un soir, au moment où il rédige un message à l'encre sympathique, sa fille, alors écolière, vient le voir à l'improviste. Il n'a pas le temps de cacher sa feuille blanche et de paraître faire autre chose. La petite rapporte son étonnement à l'un de ses frères : le père écrit, mais rien ne s'inscrit sur le papier. Mis au courant, Ân s'en tire en expliquant le lendemain à sa fille qu'elle n'a rien vu en raison de l'éclairage : elle se trouvait à contre-jour. (...)

Deux ans avant la fin de la guerre, un incident aurait dû m'alerter. Début février 1973, au lendemain de la signature à Paris d'un accord américano- vietnamien censé mettre fin aux combats, je cherchais désespérément, comme bien d'autres journalistes, à passer de l'"autre côté", dans une "zone libérée", pour effectuer un reportage dans une région tenue par les Viêtcôngs.(...) Peu après, en fin d'après-midi, quelqu'un frappe à la porte de ma chambre. (...) Ân est au courant de mes déboires et me suggère (...) d'aller sur la route de My Tho, ville riveraine du Mékong, à une soixantaine de kilomètres au sud de Saïgon. (...) "On dit que là-bas on peut passer..." (...)

Le lendemain matin, dès l'aube, notre petite équipe est en route. Au préalable, nous avons repéré My Qui sur une carte d'état-major. A la hauteur du hameau, sur la RN 4, se trouve la cahute d'un mécanicien qui accepte de garder notre voiture sans poser de questions. Tout se passe sans encombre. Nous franchissons une rizière à découvert, puis traversons un hameau sans adresser la parole aux nhân dân tu ve, les miliciens armés de Saigon censés y être de faction. Une fois franchi ce hameau, un gamin nous fait signe de le suivre sur une digue étroite.

A l'entrée du hameau suivant, perdu dans la végétation qui encadre des rizières inondées, une banderole souhaite la bienvenue à "la presse internationale", et les drapeaux du FNL, ou Front national de libération du Sud-Vietnam, sont omniprésents. On peut y entendre le bruit de la circulation sur la route nationale. Encadrés par des Vietcôngs, nous passons deux jours à sillonner cette campagne le long du Mékong et assistons, un soir, à une représentation offerte par une troupe de théâtre "au front".

Je suis alors très reconnaissant à Ân du service qu'il m'a ainsi rendu. (...) Si j'en conclus qu'il doit au moins être en contact avec les Viêtcôngs, je le garde pour moi et n'imagine pas un seul instant qu'il est un officier supérieur des services de renseignement communistes. Je me souviens seulement d'une conversation, une année plus tard, au cours de laquelle j'ai demandé à Robert Shaplen, journaliste américain, son opinion sur le sort qui pourrait être réservé à nos amis vietnamiens en cas de victoire communiste. Bob m'avait répondu qu'il ne s'inquiétait pas trop pour Ân.

En 1978, malgré les profondes cicatrices, la guerre s'était déjà assez éloignée de l'actualité pour que les révélations sur le rôle d'Ân ne fassent pas sensation. Il ne s'agit, en effet, que de la partie émergente de l'iceberg : l'espion qui a réussi à traverser un quart de siècle de guerres - ce qui constitue déjà un exploit - sans se faire repérer. L'espion parfait. Rédigée dans le style parabolique des marxistes, la citation justifiant l'attribution de la dignité de "héros de l'Armée populaire" est beaucoup plus élogieuse qu'explicite. Ân, explique-t-elle, "a répondu aux besoins des services de renseignements de 1952 à avril 1975", "a travaillé et vécu avec l'ennemi pendant vingt-trois ans tout en restant d'une loyauté absolue à l'égard du Parti" et "a fermement cru en la victoire de notre révolution". Un parcours sans faute, mais sans détails. Quelles vérités peuvent se nicher derrière ce verbiage ? (...)

C'est seulement au fil des années 1990, quand le Vietnam s'ouvre de plus en plus sur le reste du monde, que la véritable dimension du personnage se révèle. Le voile ne s'est levé que progressivement, pour plusieurs raisons : le repli temporaire du Vietnam communiste sur lui-même ; la culture du secret héritée à la fois de la résistance et du communisme ; les méfiances des apparatchiks ; enfin, le tempérament du personnage.

Ân ne se met jamais en avant. Il est tout sauf un vantard. (...) Son histoire n'est pas seulement celle de l'espion parfait. Agent de renseignements communiste dans les zones viêtcôngs du Sud, Muoi Nho a reçu et relayé les documents envoyés par Ân de 1961 à 1964. Il a attendu près de trois décennies pour révéler que dans la capitale du Nord le bureau politique du PC et le commandement militaire étaient, en règle générale, "très heureux" lors de la réception des rapports d'Ân. Le premier ministre, Pham van Dông, dit Muoi Nho, "rit avec bonheur, alors que le général Vo Nguyên Giap déclare : nous sommes maintenant dans la salle d'opérations américaine" quand les rapports d'Ân tombent enfin entre leurs mains. (...)

En 2002, affirmant ignorer le pourquoi d'une décoration, Pham Xuân Ân fit cette confidence : "Je suis un agent de renseignements stratégiques. J'analyse la doctrine militaire de l'ennemi, je fournis des rapports concernant leurs stratégies, leurs tactiques, leurs scénarios et l'information liés à la guerre spéciale. Je livrais à nos dirigeants ce dont ils avaient besoin de façon urgente. Un point c'est tout."

Ân m'a raconté qu'il avait fait parvenir à Hanoï le programme confidentiel de la "guerre spéciale" américaine dès la sortie de sa première édition, datée du 15 novembre 1961. Le volume confidentiel figure encore dans sa bibliothèque. Cinq autres éditions "révisées" ont été publiées de 1961 à 1963. "Je les ai toutes obtenues", dit-il, ce qui veut dire qu'il les a aussitôt transmises à Hanoï. Les communistes connaissaient donc exactement la tactique américaine dans le Sud.

Ce programme est officiellement abandonné lors du renversement du président Ngô Dinh Diêm par une junte militaire en novembre 1963. Mais le fiasco d'Âp Bac, plusieurs mois auparavant, a déjà révélé les déboires subis dans son application. Dans un article publié par le New Yorker en mai 2005, Thomas A. Bass affirme qu'à cette occasion Ân "a défini la stratégie", ce qui expliquerait pourquoi lui-même et le commandant viêtcông sur le terrain ont été les seuls à obtenir la plus haute distinction de l'Armée populaire. Le rôle d'Ân n'est-il, déjà à cette date, que celui d'un " espion stratégique" ?

Source:  Le  Monde  -   24 Mars  2006 - 

 

dimanche 26 mars 2006, a 08:03
Saigon signal, tout neuf dans un espace ancien

Dans un imposant cube, tel une forteresse, peu de gens pourraient penser que se trouve un espace artistique où Orient et Occident se mélangent. La galerie Saigon Signal, 135, rue Nam Ky Khoi Nghia - en face du palais de la Réunification, est une idée novatrice de la société Y Ngoc. C'est une adresse qui introduit les touristes vietnamiens et étrangers à des œuvres artistiques réalisées en de maintes matières.
Ici, se côtoient peintures à l'huile, aquarelles, laques, sculptures sur bois, poteries, toutes sortes d'articles de souvenir présentant des caractères typiquement vietnamiens, par leurs thèmes ou leurs couleurs mais dont les formes nouvelles varient.
Au dehors, c'est le flux tumultueux des véhicules circulant bruyamment. Une vie trépidante avec toutes ses contingences quotidiennes, qui s'oppose à cette galerie, un monde tout de couleurs, de pensées créatives et de sentiments, de la condition humaine des artistes aussi, qui se révèlent à vos yeux sur la soie, le bois laqué, la poterie...
Avec près de 300 m2 dans la forêt du Parc central, Saigon Signal se veut aussi un lieu de rencontre des peintres et des artistes. Un lieu de considération des peintures et de la lecture de livres, pour se détendre tout en contemplant du balcon le vert panorama de la ville, pour faire dissiper la fatigue et oublier les travaux quotidiens. Aussi, en venant en ces lieux, vous aurez soin de ne pas seulement vous attacher aux œuvres que vous y trouverez, mais également aux détails de la décoration de la galerie qui contient un message de la propriétaire, une femme aimant la nature, l'humanité, passionnée des arts, convaincue que la beauté doit être offerte à tout homme pour rendre sa vie meilleure.
Ce lieu est le symbole d'une architecture typique d'une certaine époque, particulièrement présente dans la mémoire des Saigonnais d'autrefois et, aujourd'hui, un espace de réconciliation entre les arts, la beauté et la culture vietnamienne.

Thy Ngoc/CVN
( 24/03/06 )

dimanche 26 mars 2006, a 07:56
La 8ème conférence internationalesur la pêche tenue à Hanoi

La 8e conférence sur la pêche dans le secteur du Pacifique s'est ouvert le 22 mars à Hanoi avec pour thème "Les défis dans la gestion des ressources dans l'écosystème marin du Pacifique", réunissant les représentants de nombreux pays côtiers du Pacifique.
Prenant la parole à la session d'ouverture de cette 8e conférence, le ministre vietnamien des Produits aquatiques, Ta Quang Ngoc, a affirmé que le secteur des produits aquatiques, qui contribue pour une part importante à l'économie de chaque pays, doit faire l'objet d'un développement durable, dans les intérêts, tant immédiats que futurs, des communautés humaines du Pacifique. Pour lui, les catastrophes naturelles constituent une grande menace pour le développement de la pêche, d'où la nécessité de partager les informations en la matière et d'établir un réseau d'alerte précoce dans cette région.
Il s'agit là d'une importante tribune internationale sur la pêche, organisée alternativement, tous les 2 ans, dans un de ses pays membres : le Japon, la Chine, la Corée du Sud, la Russie, les États-Unis et le Canada. Rassemblant de nombreux pays côtiers du Pacifique, elle donne aux planificateurs des politiques, aux scientifiques, aux organisations gouvernementales et non gouvernementales relatives à la pêche, l'occasion de discuter des mesures de gestion et d'exploitation des ressources marines, ainsi que des produits aquatiques en général, pour un développement durable de la région.
Le Vietnam est le premier des pays observateurs à accueillir cet important événement, suite à la décision prise lors de la 7e conférence tenue en mai 2004 à Pusan, Corée du Sud.
La conférence devra clôturer ses travaux le 24 mars.

NGOC TU/CVN
( 23/03/06 )

samedi 25 mars 2006, a 15:06
Café : les Vietnamiens consomment peu

Tandis que les Européens consomment 7 kg de café par an et par personne, les Vietnamiens en boivent seulement 0,5 kg.
Certaines recherches récentes menées par la Banque mondiale ont montré que le marché domestique du Vietnam serait capable de consommer 70.000 tonnes de café par an, chiffre qui représente près de 10% de la production actuelle du pays. Toutefois, selon l'Association mondiale du café, cette consommation vietnamienne n'absorbe que 3,6% de sa production, contre 25% dans d'autres pays membres. Le Brésil, plus grand producteur de café avec plus de 2 millions de tonnes par an, se classe au 2e rang mondial en terme de consommation, avec un volume écoulé sur le marché brésilien de 600.000 tonnes équivalant avec la quantité de café vietnamien récoltée annuellement. Deuxième producteur mondial, le Vietnam a réputation acquise depuis une dizaine d'années. L'application de nouveaux progrès techniques aux cultures l'a aidé à augmenter le rendement, atteignant en moyenne 1,7 tonne par hectare ces 20 dernières années, un bon résultat selon les experts.
Pourtant, la plupart des récoltes sont vouées à l'exportation. Comme d'autres secteurs agricoles, les entreprises de transformation du café préfèrent les débouchés étrangers au marché national. Profitant de tous les moyens d'information pour chercher des partenaires étrangers, la compagnie Thu Hà dans la province de Gia Lai (hauts plateaux du Centre) exporte chaque année les deux tiers de sa production. "Nous nous efforçons d'exploiter le marché intérieur, mais la concurrence s'avère très acharnée. De plus, les recettes sont beaucoup plus faible que dans l'exportation", souligne le directeur Ngô Tân Giac. Son entreprise a "attaqué" à 3 reprises le marché du Sud, toujours en vain. "Notre solution provisoire est d'ouvrir nos propres cafétérias, mais ce n'est pas très efficace à mon avis", indique M. Giac.
La conquête du marché domestique par la création de chaînes de distribution de café est également appliquée par diverses compagnies de transformation. Outre les succès de Trung Nguyên, d'autres labels comme Highland, Phuc Ban Mê, Café Buôn Ma Thuôt sont apparus dans les grandes villes. "L'objectif est de présenter des produits, le chiffre d'affaires n'étant pas important", affirme un homme d'affaires.
Selon les experts commerciaux, un obstacle dans la commercialisation du café moulu au Vietnam réside dans la tendance à boire du café instantané, notamment chez les jeunes. Le pays enregistre une vingtaine de marques de ce produit, dont la plupart sont importées. Pourtant, la fabrication des produits instantanés demande toujours un grand investissement pour les équipements. Ceci est rédhibitoire pour les entreprises de petite et moyenne envergure, lesquelles représentent la quasi-totalité de ce secteur.

Mai Linh/CVN
(24/03/06)

samedi 25 mars 2006, a 15:00
OMC : fin des négociations vietnamo-canadiennes

Vietnam et Canada ont signé mercredi dernier à Genève un accord d'achèvement des négociations bilatérales sur l'adhésion vietnamienne à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Le processus de négociations, entamé en 2001, comprenait 9 séances de travail. Les deux parties sont parvenues à une entente dans l'ouverture des marchés de marchandises et de services. Le Canada est le premier pays d'Amérique du Nord à avoir clos ses discussions avec le Vietnam. Il s'agit d'un événement important qui sera bénéfique également aux relations bilatérales. Partenaire commercial important, le Canada a supprimé depuis début 2005 ses quotas sur les produits textiles vietnamiens. La valeur des échanges commerciaux bilatéraux a atteint l'an dernier environ 650 millions de dollars.
La cérémonie de signature a eu lieu en marge des discussions multilatérales sur l'intégration vietnamienne à l'OMC. Les débats devraient se concentrer sur la propriété intellectuelle, les entreprises publiques, l'assistance à l'industrie et l'élaboration des lois. La délégation vietnamienne, conduite par le vice-ministre du Commerce, Luong Van Tu, aura également des séances de travail respectivement avec les États-Unis, le Mexique, le Honduras et la République dominicaine. Il s'agit des 4 derniers partenaires parmi la trentaine de pays qui ont mené des négociations bilatérales avec le Vietnam.

Linh Huong/CVN
( 24/03/06 )

 

samedi 25 mars 2006, a 14:46
Hi-Tek distribuera de 30000 à 50000 noms de domaine ".vn"

Le groupe de technologies de l'information Hi-Tek (DotVN) a annoncé sa fourniture, en deux à trois ans, de 30.000 à 50.000 noms de domaine ".vn " à diffusion Mondiale.

Hi-Tek a été autorisé par le Centre Internet Vietnam relevant du ministère des Postes et des Télécommunications à faire la publicité des noms de domaine ".vn" dans le monde entier.

Actuellement, ces noms de domaine ont été fournis et enregistrés (par Hi-Tek) par le biais d'un système de portails commerciaux en ligne dans son réseau mondial Reseller.

Hi-Tek est un des groupes de fournisseurs de services d'Internet et de fabrication de produits médiatiques de premier plan, dans le but d'assister le développement des infrastructures du tourisme, de propager l'image du Vietnam, à travers divers projets: www.hanoitips.com ; www.hotels.com.vn ; www.stressmarts.com.

Le réseau de revendeur  de Hi-Tek couvre le monde entier avec 52 fournisseurs internationaux de renom tels que Version Inc, Register.com Inc., Safenames Ltd, IP Mirror Pte Ltd et une trentaine de compagnies opérant au Vietnam, dont Hanoi Telecom, Investconsult Group, IDG Venture Vietnam...

Source:  AVI  -24 Mars  2006-

samedi 25 mars 2006, a 14:41
Bill gate attendu au Vietnam

Bill Gates, président du groupe Microsoft, le géant informatique américain, effectuera une visite de 2 jours, les 21 et 22 avril, au Vietnam, suite à l'invitation du Premier ministre vietnamien Phan Van Khai lors de sa récente visite au siège de Microsoft à Seattle.
Lors d'une rencontre avec la presse, hier 23 mars à Hanoi, Vu Duc Dam, vice-ministre des Postes et des Télécommunications, a décrit cet événement comme "le plus important de 2006 pour le secteur de la technologie informatique".

" La visite au Vietnam de Bill Gates illustre la préoccupation des investisseurs en technologie informatique vis à vis du Vietnam, un marché potentiel. Il est temps pour eux d'examiner la possibilité de l'inclure dans leurs réseaux globaux de fabrication de produits et de distribution de services", souligne M.Dam.
Durant son séjour au Vietnam, Bill Gates rencontrera des dirigeants, des étudiants et des fabricants de logiciels.
D'après Christopher Desriac, chef de représentation de Microsoft Vietnam, cette compagnie investira dans la ressource humaine vietnamienne pour la fabrication de logiciels.
Selon les engagements de Bill Gates, environ 50.000 professeurs vietnamiens seront formés à l'utilisation des logiciels et des ordinateurs pour le développement de l'informatique dans la communauté. Microsoft coopérera avec la Chambre de Commerce et d'Industrie du Vietnam pour aider les PME vietnamiennes à augmenter leurs connaissances en propriété intellectuelle et accéder aux nouvelles technologies informatiques.

Source  :  Le courrier du Viêtnam - 24  Mars 2006 - 

 

samedi 25 mars 2006, a 14:28
Bruxelles impose sa taxe antichaussures asiatiques

Malgré la division des Etats membres, des mesures antiduming frapperont la Chine et le Vietnam.
La Commission européenne a finalement eu le dernier mot. Après un échange de vues avec les Vingt-Cinq, le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, a fait passer en force son projet. Le 7 avril, l'UE imposera des taxes équivalentes à 19,4 % du prix à l'importation sur les chaussures en cuir chinoises et de 16,8 % sur les chaussures en cuir vietnamiennes, et cela de façon progressive et pour six mois. Les taxes ne concerneront en fait que 9 % des 2,5 milliards de paires de chaussures vendues chaque année dans l'Union. Mais le road-movie des chaussures a creusé de profondes divisions chez les Vingt-Cinq...

Enquête. Tout débute en 2004, quand, alertés par certaines pratiques concurrentielles jugées déloyales, les producteurs de chaussures ­ italiens, espagnols et portugais en tête, et, dans une moindre mesure, français ­ tirent la sonnette d'alarme. Après neuf mois d'enquête, les autorités européennes identifient les «preuves irréfutables» que les deux pays asiatiques exportent leurs produits en UE à des tarifs très en deçà des coûts domestiques grâce à des allégements fiscaux, des prêts amicaux aux entreprises, des locations de terrains et de locaux à des prix inférieurs au marché...

Malgré ces preuves, les pays européens se déchirent. Aux Etats membres producteurs qui prônent une ligne dure ­ l'Italie, plus gros producteur européen de chaussures, réclame des taxes à 50 % du prix ­ s'opposent les pays non producteurs, Pays-Bas, Irlande, Grande-Bretagne, Allemagne, qui craignent une répercussion sur les prix de la chaussure.

«Regrettable». Privé de majorité ­ 11 abstentions, 10 voix contre... et 3 voix pour ­, la décision est de facto renvoyée à la Commission européenne, qui opte pour une voie médiane : des mesures provisoires et graduelles. Côté producteurs, on se réjouit : «Les prix étaient artificiellement bas depuis des années, il fallait réagir, assure Olivier Mugnier de la Fédération française de la chaussure. Cela ne se fera pas sans casse. Les mesures antidumping égratignent les entreprises qui ont délocalisé leur production dans les pays asiatiques. Mais on s'attendait depuis longtemps à ces mesures et la plupart des entreprises concernées ont changé leur stratégie.» Entendez : ont remonté leur structure de production dans des pays voisins non taxés. «La prolifération des mesures antidumping ne peut pas constituer une politique de défense européenne crédible, explique Dominique Forest, du Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc). Les taxes ne résoudront pas le problème.» C'est aussi l'avis des Chinois, qui stigmatisent une décision «regrettable» qui accroît le «protectionnisme commercial». «Je ne baisserai pas les bras, a annoncé le ministre chinois du Commerce. Et je continuerai mes efforts.» Ambiance règlement de comptes à l'OMC en octobre... A suivre.

Source : Libération - 24 Mars  2006 -

vendredi 24 mars 2006, a 23:21
Saigon, capitale du Vietnam

Même rebaptisée Ho Chi Minh ville, Saigon demeure à jamais la capitale économique et commerciale du pays.

 

http://www.alovelyworld.com/webvn/htmfr/vn013.htm

vendredi 24 mars 2006, a 07:01
Lutte contre la tuberculose : succès et défis

Le Programme national de lutte contre la tuberculose est estimé efficace par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a informé Dinh Ngoc Sy, directeur de l'Hôpital national de la tuberculose et des maladies pulmonaires, à l'occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la tuberculose (24 mars).
Depuis 1997, le programme a permis de guérir plus de 85% du total des malades. Une réussite à mettre au compte de 3 facteurs fondamentaux. Tout d'abord, le pays a établi un réseau de lutte synchronique, de l'échelon central au local. Le ministère de la Santé assume la direction, avec l'aide de l'Hôpital national de la tuberculose et des maladies pulmonaires. De plus, le Vietnam a mis en œuvre ce programme selon le modèle le plus avancé. Le traitement est sous le contrôle draconien des cadres sanitaires mais aussi des proches des patients, afin de suivre l'évolution de la maladie. Enfin, ledit programme bénéficie de priorités financières de l'État.
Toutefois, les difficultés sont nombreuses. Le Vietnam se trouve au 13e rang mondial et 3e rang en Asie du Sud-Est des pays touchés par cette maladie. De plus, le taux de malades à la fois tuberculeux et séropositifs (ou sidéens) augmente de manière alarmante. L'an dernier, 4,8% des séropositifs étaient dans ce cas, contre 3% en 2002. Dans la ville de Hai Phong (Nord), ce pourcentage atteint 13,8%. Selon Dinh Ngoc Sy, parmi les mesures urgentes, la priorité est de renforcer la coopération entre les établissements sanitaires pour une détection précoce des maladies. Ngoc Lam/CVN
( 24/03/06 ) 

vendredi 24 mars 2006, a 06:25
Francophonie : formation dans le génie civil

Pour répondre aux besoins croissants du Vietnam dans le secteur de construction, les gouvernements vietnamien et français ont conjointement mis en place le programme de formation des ingénieurs d'excellence au Vietnam (PFIEV).
Créées au sein de l'École supérieure de génie-civil et celle du transport et des communications à Hanoi et sur le campus de l'Institut polytechnique à Hô Chi Minh-Ville, les filières francophones de Agence universitaire de la Francophonie (AUF) sont fortement appuyées par de grandes écoles françaises comme l'École des ponts et chaussées de Paris, l'École centrale, les INSA (de Rennes, de Toulouse, de Lyon) et le Centre des hautes études de construction (CHEC). Un consortium multilatéral qui n'a pas manqué d'envoyer ses experts dispenser des cours spéciaux et participer à la soutenance des mémoires de fin d'études. Tout récemment, Pham Quôc Thai, de l'École supérieure de génie civile de Hanoi, a soutenu sa thèse de doctorat en mécanique de structure à l'École polytechnique.
Une centaine d'étudiants ont achevé leurs études de DEA dans les labos de ces écoles. Et une vingtaine de thésards, après avoir soutenu avec succès leurs thèses de doctorat, sont en train de faire leur post - doc dans des entreprises ou centres de recherches en France ou dans des pays francophones.
Les classes de PFIEV méritent notre attention, vu la qualité de formation des futurs ingénieurs d'élite. Les étudiants de la première promotion viennent d'en sortir et ils sont bien accueillis par les entreprises vietnamiennes. Elles trouvent en eux le potentiel scientifique de recherches et la capacité d'adaptation à toute évolution de la technologie en génie-civil. Les classes de PFIEV profitent du soutien de leurs prestigieux parrains que sont l'École des ponts et chaussés et l'École centrale. Une qualité de l'enseignement mis sur orbite par les cours dispensés par de grands professeurs comme J.Berthier, Daniel Grimme, Nguyên Thanh, Nguyên Dac Chi, Nguyên Quy Dao, J.M.Torrenti. Car ces fleurons de l'éducation française n'hésitent pas à dépêcher leur corps enseignant au Vietnam pour le suivi scientifique et l'amélioration de la formation de ces classes.
Récemment un séminaire intitulé "PFIEV et son environnement industriel" organisé à Hanoi, Dà Nang et Hô Chi Minh-Ville, a revelé l'attention des grandes écoles pour l'insertion des filières PFIEV à la réalité productrice du pays et surtout à l'élévation de la qualité de formation.
L'École des ponts et chaussées de Paris est toujours une grande amie pour les écoles vietnamiennes de génie-civil.
En France, le club Développement Vietnam des anciens élèves de cette école vient de publier une brochure à l'occasion du 25e anniversaire de coopération. Dans ce petit livre, sont présentées les grandes réalisations des entreprises françaises dans le domaine des infrastructures, des transports et on y aborde aussi la carrière des anciens élèves illustres comme Hoàng Xuân Han, Trân Dai Nghia, Lê Tâm, Trân Lê Quang, Bùi Huu Lan. On y apprend également que Nguyên Thành Long, président de l'Association, vient de se voir décerner la Légion d'honneur de France.
Outre les grandes écoles nommées ci-dessus, n'oublions pas que l'École polytechnique et l'École des Mines de Paris accueillent aussi certains thésards en génie-civil. Kim Cuong/CVN
( 23/03/06 )  

jeudi 23 mars 2006, a 16:20
La musique vietnamienne face à ses défis

La musique vietnamienne est-elle en train de prendre son envol ? Si l'on considère le nombre exponentiel de chansons pop qui sortent, la réponse est oui. Pourtant, nombreuses sont les voix à dénigrer ce type musical récent.
Une étudiante, dans la rue, s'exprime sur la chanson Lui et moi, qui choisiras-tu ? Une personne parmi tant d'autres mais des propos qui reviennent dans toutes les bouches. "D'abord, j'étais en colère d'entendre ces paroles frivoles dans les rues, puis je m'en suis foutue. Et un jour, il m'est arrivée de les chanter sans même m'en rendre compte. Quelle folie !", confie-t-elle. Aujourd'hui, les studios produisent à la chaîne des chansons pop qui prennent très vite le chemin des bacs. Si la pop est un type musical récent, elle s'est très vite incrustée dans les goûts du public, un peu comme symbole des temps nouveaux. D'une courte durée de vie, les chansons, souvent bâties sur des paroles absurdes, n'en sont pas pour autant inoffensives, créant de mauvaises références et surtout un mauvais goût chez leurs auditeurs, particulièrement les jeunes de 13 à 25 ans.
Plus sérieuse, la deuxième accusation majeure est le contexte louche voir illégal dans lequel de nombreuses chansons voient le jour. Accusées "de vol", on emprunte une chanson étrangère pour donner naissance à une version vietnamienne. Citons là Hoài An, Quang Huy, et compagnie. Le succès facile, sans prendre bien garde à la futilité des mots et aux orientations plutôt sexuelles des chanteuses. Et de plus en plus d'adolescents d'hurler des âneries dans leurs chambres en imitant les artistes.
D'ailleurs, cette nouvelle scène musicale a aussi emprunté les méthodes marketing de leurs confrères étrangers. Le scandale est un outil efficace pour les chanteurs dont le talent laisse à désirer mais désireux de conquérir vite ce marché juteux. De fausses histoires d'amour aux plaintes portées contre les milieux de la communication, en passant par des scènes porno sur le Net ou des vêtements provocants devant le public. Et que dire de la qualité musicale. Si autrefois, Trinh Công Son ou Nguyên Cuong permettaient aux chanteuses de se faire un nom, les jeunes starlettes féminines accordent maintenant leurs faveurs à de jeunes compositeurs, auxquels ils manquent sans conteste un brin d'expérience ou d'originalité.
D'ailleurs, au Vietnam, la plupart des compositeurs n'arrivent pas à instrumenter leurs propres chansons, voyez vous même le faible niveau du professionnalisme du paysage musical.
Pour se défendre, les partisans de la pop déclarent que les ventes rapides des albums pop, produits culturels, justifient leur beauté. Autre argument avancé : "Je ne fais pas de distinction entre musique traditionnelle et celle de marché. Ce qui plaît au public, c'est le populaire et seul ça est important". Mais peut-être le public accueille cette musique à force d'en être martelé, comme lorsqu'on s'accoutume inconsciemment, les ondes passant sans cesse ce type de chansons sans compter la diffusion régulière faite à la télévision.
Selon le compositeur Nguyên Thiên Dao, un Vietnamien d'outre-mer, il faut regarder la chose dans son ensemble. "Même en Europe, la musique est aussi influencée par la pop américaine. Le Vietnam ne fait pas exception quand les musiques sales existent toujours dans les autres pays du monde", remarque-t-il.

Xuân Thang/CVN
( 23/03/06 )

jeudi 23 mars 2006, a 16:07
Sida et enfance : une conférence au Vietnam tire la sonnette d'alarme

Des experts de l'Onu et d'organisations non-gouvernementales sont réunis à partir de mercredi au Vietnam pour attirer l'attention sur le milliard d'enfants et de jeunes d'Asie, dont l'exposition au sida reste encore largement ignorée, selon eux.

"La plupart du temps, les enfants restent ignorés quand on évalue le risque et l'impact du sida/VIH" en Asie, continent où le virus se propage le plus rapidement dans le monde, souligne le directeur régional du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), Anupama Rao Singh.

"Ce n'est plus acceptable. Nous avons l'occasion de changer le statu quo pour les enfants en accélérant de manière importante notre réponse", ajoute le responsable.

La conférence de trois jours doit se pencher sur les mesures à prendre pour juguler la propagation du sida chez les enfants et aider ceux qui ont été contaminés tout comme ceux qui en sont les victimes, comme les orphelins.

Le colloque est le premier de ce genre dans la région. Il réunit plus de deux cents délégués de vingt pays, dont 14 enfants de Mongolie, d'Indonésie et de Papouasie-Nouvelle Guinée qui ont été affectés directement ou indirectement par la maladie.

Plus de 30.000 enfants en Asie étaient l'an dernier séropositifs et un tiers d'entre eux ont été contaminés dans la seule année de 2005, selon les Nations unies qui soulignent la limite de ces données, étant donné l'absence de chiffres en provenance de nombreux pays.

A la fin de l'an dernier, 450.000 enfants en Extrême Orient et dans le Pacifique avaient de plus perdu un ou leurs deux parents en raison du sida, et des centaines de milliers d'autres vivent avec des père et mère malades voire mourants.

L'Asie comptait 8,3 millions de séropositifs ou de malades du sida en 2005. Cette année-là, le sida y a provoqué plus d'un demi-million de décès (environ 520.000) et 1,1 million d'habitants y ont contracté le virus du sida (VIH), selon un rapport de l'Onusida cosigné par l'Organisation mondiale de la santé et publié en novembre.

Les enfants sont particulièrement vulnérables à la maladie, en raison de la pauvreté, de la violence, du trafic humain et de la dispersion des familles dans une région en rapide industrialisation et urbanisation, explique l'Unicef.

Pour autant, "les enfants sont notoirement absents" des programmes de lutte de la plupart des pays, souligne un document préparatoire à la conférence remis lors de son ouverture.

D'ici mai, des pays membres des Nations unies doivent soumettre un plan de lutte destiné à être présenté lors d'une séance spéciale de l'Onu sur le sida/VIH. La conférence de Hanoï est là pour faire en sorte que les enfants n'en soient pas les oubliés.

"Nous souhaitons la mise en place d'actions plus collectives et efficaces afin que nos enfants puissent mener une vie meilleure", explique le vice-Premier ministre du Vietnam, Pham Gia Khiem. "Les enfants sont l'avenir du monde".

Source: AFP -22 Mars 2005-

jeudi 23 mars 2006, a 16:02
Un responsable de la douane exécuté pour corruption au Vietnam

Le Vietnam a exécuté un célèbre responsable de la douane condamné à mort pour réception de pots-de-vin dans le cadre du plus important scandale de contrebande démantelé à la fin des années 1990, a-t-on indiqué mercredi de source judiciaire.

L'exécution par balles de Phung Long That, ancien chef de la section en charge de la lutte contre la contrebande au sein du Département de la douane saïgonnaise, a eu lieu mardi à Ho Chi Minh-Ville, la capitale économique du sud, a précisé le tribunal municipal.

That avait été condamné à mort dans un procès retentissant en avril 1999 pour corruption et contrebande. Lui et ses 72 complices, dont 39 douaniers, avaient été accusés d'avoir importé frauduleusement 70 millions de dollars de voitures et pièces électriques en 1994 et 1997 vers le Vietnam.

Source: AFP - 22Mars 2006 -

 

mercredi 22 mars 2006, a 10:55
Les jolis coins paradisiaques à visiter

LES COTES DU VIETNAM A VISITER

Le Vietnam compte 3 200 km de côtes. Peu ouvert sur le tourisme "bleu", il possède tout de même quelques stations balnéaires. C'est le cas de Vung Tau, au sud de Hô Chi Minh-Ville et des côtes du Vietnam, à l'est du pays. Qui plus est, il demeure une contrée totalement dépaysante et offre de somptueux panoramas. Ses eaux sont agréables, chaudes, idéales pour la baignade.

Les côtes du Vietnam, très découpées et bordées de cocotiers ont des plages de sable fin. Elles sont magnifiques, notamment, à Nha Trang et Phan Thiêt, et souvent comparées aux plages de Polynésie.

Au nord, la fameuse baie d'Along forme un site grandiose, avec ses 3 000 îles et îlots granitiques. Le nom d'Along signifie "dragon descendant vers la mer". Selon la légende, un dragon venu des montagnes aurait cisaillé le littoral de sa queue, donnant naissance à la myriade d'îles que l'on peut voir aujourd'hui. Classée au patrimoine mondial par l'Unesco, la baie d'Along se visite en bateau, pour découvrir des grottes étonnantes : la grotte Hang Gau Do ou grotte des Merveilles, qui se compose de trois salles décorées de stalactites, la grotte de Hang Hanh, longue de 2 km, et la grotte du Tambour, réputée pour son accoustique. A voir aussi : l'archipel de Cat Ba, qui possède la plus grande île de la baie et dont la moitié est devenue un parc national. Faune et flore prospèrent dans ce paradis tropical : plus de 700 espèces de plantes, 70 sortes d'oiseaux, et dans les eaux aux reflets émeraude, 200 types de poissons différents.

mercredi 22 mars 2006, a 09:33
Le Vietnam est capable de produire du Tamiflu

Des chercheurs vietnamiens ont indiqué mardi avoir réussi à extraire une substance-clé de l'anis étoilé nécessaire pour la production du Tamiflu, le médicament le plus efficace pour combattre la grippe aviaire.

L'anis étoilé, une plante servant de condiment, a été ainsi utilisée pour extraire l'acide shikimique, un ingrédient industriel essentiel de l'oseltamivir considérée commme anti-viral et anti-grippal.

"Nos recherches de deux mois ont été achevées avec succès au début du mois", a affirmé Nguyen Van Huy, directeur adjoint de l'Institut de la Chimie du Vietnam. "Cela veut dire que nous pourrons produire (une forme générique) du Tamiflu en cas d'urgence", a-t-il ajouté.

L'anis étoilé est cultivé à grande échelle en Chine et dans le nord du Vietnam où il est généralement exploité pour la gastronomie et les médecines orientales traditionnelles.

Le Vietnam reste le pays le plus touché en vies humaines par la grippe aviaire en dépit de l'absence de nouveaux foyers rapportés ces trois derniers mois. Depuis fin 2003, au moins 93 personnes ont été contaminées, dont 42 sont mortes, selon des chiffres officiels.

En novembre dernier, le groupe pharmaceutique suisse Roche avait donné son "accord de principe" pour que des laboratoires vietnamiens produisent du Tamiflu que le gouvernement de Hanoï avait déclaré être prêt à produire localement et sans licence en cas de pandémie.

Source: AFP - 21 Mars 2006 -

 

mardi 21 mars 2006, a 10:09
Grippe aviaire : le Vietnam expérimente le traitement au Tamiflu

Le 16 Mars 2006, la conférence sur l’expérimentation clinique de la grippe dans les pays de l’Asie du Sud Est, a choisi le Vietnam, la Thailande et l’Indonésie pour mettre au point le traitement au Tamiflu de la grippe de type A (H5N1) sur l’homme et d’autres grippes graves.

C’est la campagne d’expérimentation pour la mise au point du traitement de la grippe de l’Organisation mondiale de la Santé, l’Institut de la Santé des Etats Unis et l’Université en Angleterre, visant à améliorer l’efficacité de la lutte contre le développement du virus dans l’organisme avec la dose 2 fois plus puissante du Tamiflu. (de 150mg/jour à 300 mg/jour/personne)

Ce doublement de la dose du Tamiflu est obtenu dans l’expérimentation sur des animaux, montrant que le virus a été contenu avec succès, alors que chez l’homme, la dose normale de Tamiflu (150mg/jour) ne parvient pas à diminuer la densité du virus dans l’organisme.

Sur les 11 centres choisis pour cette expérimentation, 5 sont au Vietnam : l’Institut de médecine clinique des maladies tropicales, l’Hôpital central pour enfants, l’Hôpital pour enfants n°1, l’Hôpital pour enfant n°2 et l’Hôpital pour maladies tropicales (HCMVille)
Ces centres d’expérimentation seront équipés en matériel et en médicaments pour le traitement sur l’homme avec les doses de Tamiflu deux fois plus puissantes. A partir de cette expérimentation, l’OMS proposera le nouveau traitement de la grippe par le Tamiflu aux autres pays afin de diminuer le taux de mortalité des malades (50% dans le cas de la grippe aviaire H5N1)

Source AVI

 

mardi 21 mars 2006, a 10:02
Les entreprises belges témoignent l'intérêt du Vietnam

Une trentaine d'entreprises de premier rang de Belgique dans divers secteurs économiques viennent de participer à un séminaire portant sur le renforcement des relations d'amitié Vietnam-Belgique et les opportunités d'investissement au Vietnam, tenu à Bruxelles. Ce colloque était organisé sur l'initiative de l'ambassade du Vietnam en Belgique, à l'occasion de la récente visite du vice-ministre vietnamien du Plan et de l'Investissement (MPI), Cao Viêt Sinh.
Dans le cadre du séminaire, Cao Viêt Sinh a présenté aux entreprises belges les succès du développement socio-économique du Vietnam et les politiques d'État d'encouragement aux investisseurs étrangers. Venus de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Belgique, des régions Wallonie et Flandre et des compagnies de construction, de transports maritimes, d'assurance, du secteur bancaire, de boissons, de bio-technologie, d'environnement, d'informatique, d'éducation et de formation..., les entreprises belges s'intéressent beaucoup aux politiques d'investissement étranger au Vietnam. Elles accordent une grande attention à l'achat d'actions en Bourse et aux formes d'investissement. Sur la stratégie de coopération économique bilatérale, le Vietnam et la Belgique partagent une vue commune dans la structure économique et le modèle de petites et moyennes entreprises. C'est un atout à bien exploiter, a fait savoir Cao Viêt Sinh. Thierry Du Pré Werson, membre du Conseil d'administration de la Compagnie des logiciels Sài Gon implantée à Hô Chi Minh-Ville, apprécie hautement les politiques vietnamiennes concernant les investissements étrangers. Celles-ci, ajoutées aux aides précieuses des autorités de la mégapole du Sud ont bien encouragé mes affaires depuis une décennie, a-t-il souligné. Intéressé par le marché vietnamien, Trang H-Long de la compagnie Atlatis spécialisée dans le transport et l'assurance maritimes, est satisfait des informations présentées dans ce séminaire sur les outils juridiques de l'État vietnamien.
Les investisseurs belges ont placé 75 millions d'euros dans 25 projets qui sont estimés rentables au Vietnam, pour la plupart dans l'industrie et les services. "La Belgique occupe donc le 29e rang parmi 74 pays et territoires étrangers qui investissent au Vietnam, a fait savoir Cao Viêt Sinh. C'est encore modeste par rapport aux potentialités. Les PME belges sont appelées à renforcer leurs investissements au Vietnam".

Thuy Tiên/CVN
( 15/03/06 )

 

lundi 20 mars 2006, a 11:05
Des usines de transformation de bois à l'étranger

Face à la pénurie de matières premières pour l'industrie de transformation du bois destiné à l'exportation, des entreprises vietnamiennes puissantes ont acheté des forêts à l'étranger et y ont créé des usines de transformation du bois.

Tran Quoc Manh, directeur adjoint de l'Association des objets d'art et des meubles en bois de Ho Chi Minh-Ville, a fait savoir que les forêts de bois aux Etats-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Australie, en Nouvelle-Zélande, ont été visées par les entreprises vietnamiennes pour leurs méthodes industrielles de plantation, leur exploitation intensive et leur certificat international de forêt (FSC).

Une entreprise peut acheter toute une forêt en exploitation pour transporter du bois au Vietnam et, une fois ceci effectué, en distribuera aux entreprises vietnamiennes et à celles de la région.

Nguyen Van Thanh, président du conseil d'administration de la compagnie industrielle Viettrancimex, a fait savoir que celle-ci a choisi l'Afrique du Sud comme source d'importation de bois à long terme. La compagnie a ouvert une filiale dans la ville portuaire d'Elisabeth (Afrique du Sud), y a construit un entrepôt et a donné des traitements préliminaires au bois FSC de ce pays et des pays avoisinants, pour les transporter au Vietnam pour transformation.

Cette solution a permis à Viettrancimex d'importer au Vietnam environ 300.000 à 360.000 mètres cubes de bois, à un prix d'importation de 15% inférieur au prix courant du bois naturel.

Bénéficiant d'une main-d'oeure bon marché, de nombreuses entreprises ont construit des usines de transformation de bois à l'étranger pour l'acheminer ensuite au Vietnam pour achever la dernière phase de traitement avant l'exportation.

Vo Truong Thanh, directeur du conseil d'administration de la compagnie des industries de bois Truong Thanh, province de Binh Duong, a fait savoir que la compagnie construit une usine de transformation de bois au Laos, avec un investissement estimé à 2 millions d'USD.

La joint-venture Sai Gon-Dak Lak (Sadaco), vient de signer un aide-mémoire avec le founisseur canadien du bois Canfor pour un investissement dans la construction d'un entrepôt au Vietnam. Selon lui, c'est le premier entrepôt important au Vietnam, capable de fournir, dès la première année, une quantité du bois estimée à 30 millions d'USD et à 150 millions dans les cinq années suivantes.

En 2005, la branche de transformation du bois a atteint un chiffre d'affaires à l'exportation de 1,6 milliard d'USD. Cependant, la valeur des importations du bois s'élève à 667 millions, soit 44% de la valeur des exportations.

Source : AVI - 17 Mars  2006 -

lundi 20 mars 2006, a 10:58
Honda Vietnam investira 60 millions de dollars pour la production d'automobiles

Dans les cinq années à venir, la compagnie Honda Vietnam investira 60 millions de dollars dans la construction au Vietnam d'une usine de fabrication de voitures de marque Honda, et prévoit de lancer la dernière version de son modèle CIVIC en août prochain.

Cette information a été annoncée lors d'une cérémonie célébrant le 10è anniversaire de la fondation de la compagnie Honda Vietnam, tenue le 14 mars à Hanoi.

Au terme de 10 ans d'activités, Honda Vietnam a versé près de 194 millions de dollars dans la production en particulier des motos comme les Super Deam, Future, Wave Alpha, Future II et Wave ZX, Wave RS, Future Neo et Wave Alpha, qui sont prisées des consommateurs et sont toujours en tête dans l'industrie de fabrication des motos.

A l'heure actuelle, plus de 2,5 millions de motos de cette compagnie sont utilisées par des clients nationaux, sans compter 163.000 motos exportées à l'étranger, donnant un chiffre d'affaire à l'exportation de plus de 96 millions de dollars. Cette compagnie devient la première entreprise à exporter des motos, et des équipements, contribuant au Budget de l'Etat par près de 330 millions de dollars, outre la création d'emplois pour plus de 32.000 personnes.

A la cérémonie, M. Hiroaki Funami, directeur général de la compagnie Honda Vietnam, a déclaré que celle-ci prêterait davantage attention aux activités sociales au Vietnam, comme la création d'un Fonds d'acitivtés sociales Honda d'une valeur de 10 millions de dollars dans les 5 années à venir, ainsi qu'une assistance aux handicapés et aux jeunes brillants talents.

A cette occasion, deux nouveaux modèles de motos, à savoir la Super Dream Moi et la Super Dream Deluxe y sont présentés, sans compter la remise de 200 motos spéciales au Comité de la Sécurité de circulation et à la Force de police de la route du Vietnam.

Source : AVI - 14  Mars  2006 -

 

lundi 20 mars 2006, a 10:50
Nouveau gisement de brut au Sud du Vietnam

La Compagnie d'exploration et d'exploitation du pétrole et du gaz (PVEP) a officiellement annoncé mercredi avoir découvert du brut dans le puits TGT-2X du gisement Te Giac Trang (Rhinocéros Blanc) situé dans le lot 16-1 Cuu Long, au large du Sud Vietnam.

Entre mi-février et le 13 mars dernier, la coentreprise Hoang Long a découvert une réserve de brut d'une production estimée à 14.600 barils par jour, soit 1.900 tonnes de brut. En 2005, un gisement de brut d'une production de 6.000 barils par jour avait été découvert dans le puits TGT-1X.

Le gisement Te Giac Trang est situé à environ 90 kilomètres au sud-est de Vung Tau (ex-cap Saint-Jacques). La coentreprise Hoang Long réunit PVEP (relevant de la Compagnie générale du pétrole et du gaz du Vietnam), PTTEP (Thaïlande), SOCO (grande-Bretagne) et OPECO (Etats-Unis).

En février dernier, le consortium international Cuu Long JOC avait annoncé la découverte du gisement 15.1-ST-3X, d'une production journalière de 19 millions de pieds cubes de gaz naturel et de 2.100 barils de brut, ce dernier est situé à environ 61km de la côte et à 135 km à l'est de la ville de Vung Tau.

Source : AVI - 16  Mars 2006 - 

dimanche 19 mars 2006, a 08:29
Des résultats positifs dans la lutte contre les fléaux sociaux au Vietnam

Depuis l'entrée en vigueur de la Loi de prévention et de lutte contre la drogue (juin 2001), le programme d'action en la matière de la période 201-2005 a fait changer les mentalités et mis en place des mesures concrètes permettant de mieux lutter ce fléau social.
C'est ce qui ressort d'un extrait du rapport interministériel présenté lors la conférence faisant le bilan quinquennal (2001-2005) du programme gouvernemental de prévention et lutte contre le VIH/sida, la drogue et la prostitution. Cet événement s'est déroulé hier à Hanoi, sous l'égide du vice-Premier ministre Pham Gia Khiêm.
De pair avec les actions menées pour stopper les fléaux sociaux, le traitement et la réhabilitation pour les toxicomanes, la rééducation des prostituées ont enregistré des résultats positifs.
À Tuyên Quang (Nord) et à Hô Chi Minh-Ville notamment, des milliers de désintoxiqués ont trouvé du travail. De la formation professionnelle jusqu'à la réinsertion dans le monde du travail, le modèle facilite la réintégration sociale de ces derniers.
Cependant, le programme de désintoxication n'a pas montré une évolution durable, à cause de l'évolution inquiétante du trafic de drogue au Vietnam. En 5 ans, la police a découvert 65.000 affaires et saisi plus d'une tonne d'héroïne et d'une grande quantité de stupéfiants. Elle a en outre procédé à 103.000 arrestations. Concernant la prostitution, la tendance n'est pas à la baisse. Elle se répand au contraire dans les zones rurales et les nouvelles zones économiques.
La réunion se poursuit aujourd'hui pour élaborer des mesures, afin de mieux lutter contre les fléaux sociaux et de stopper la propagation à la grande échelle du VIH/sida.

Thanh Tu/CVN
( 16/3/06 )

 

dimanche 19 mars 2006, a 08:22
Francophonie a Can Tho (Sud du Vietnam)

Non seulement à Hanoi et à Hô Chi Minh-Ville, la Journée internationale de la Francophonie est aussi célébrée dans d'autres localités vietnamiennes dont la ville de Cân Tho, dans le delta du Mékong.

À commencer par de riches activités organisées par le Club des élèves francophones de la ville au lycée Châu Van Liêm en l'honneur de la Journée internationale de la Francophonie 2006. En effet, un concours de dessin, qui a attiré 54 élèves des classes bilingues, répartis en 9 équipes. Ces dernières ont effectué chacune un tableau représentant soit, pour les élèves primaires, des animaux dans leur milieu naturel, soit, pour les collégiens et les lycéens, les efforts de l'homme pour protéger son environnement déjà gravement pollué. Chaque tableau était accompagné d'une légende détaillée en français pour justifier la conception du groupe. Après 150 minutes de travail, les dessinateurs ont réalisé des tableaux riches en couleurs et en suggestions.

Les chansons françaises à l'honneur


D'autre part, une soirée récréative a également eu lieu et a permis à quelque 300 mélomanes francophones de la ville de Cân Tho d'écouter une vingtaine de chansons françaises interprétées par les élèves de 8 établissements bilingues de la ville. Benoît, un résident français à Cân Tho qui a eu la chance de suivre les activités musicales du club pendant des années, n'a pu retenir son excitation devant "les nouveautés" de la soirée. En effet, d'un français sans accent, Diêu Hiên et Phuong Mai, 2 élèves de la classe de 11e, ont parfait gracieusement leur rôle d'animatrice, ce qui a étonné même les Français natifs.
De plus, les spectateurs, jeunes ou vieux, ont été tantôt tenus en haleine par les paroles mélancoliques de la chanson en vogue Bonjour Vietnam de Marc Lavoine, interprétée par les filles du collège Ðoàn Thi Ðiêm, tantôt bercés par les airs réguliers et doucereux d'une valse vietnamienne traduite en français par un professeur de Cân Tho, Le premier printemps du feu célèbre compositeur Van Cao. Même la vieille chanson populaire française Savez-vous planter les choux? a pris un souffle nouveau à travers l'interprétation impressionnante d'une petite élève de l'école primaire Trân Quôc Toan. La soirée a donc parfaitement conquis le cœur du petit monde francophone de Cân tho.
Toujours pour fêter la Francophonie, le collège Luong Thê Vinh de Cân Tho a organisé des concours de rédaction française, de compréhension orale d'un bulletin d'information de la radio RFI, et de compréhension écrite des articles de journaux français.
Particulièrement, ce collège a encouragé ses élèves à parachever leur première grande œuvre de leur vie qui consiste à participer au concours de traduction en vietnamien des livres français de littérature pour la jeunesse.
Tant par leur très haute valeur esthétique que par l'originalité de leurs présentations, les 24 traductions (de 15 titres français ) d'une longueur moyenne d'une trentaine de pages format A4 dactylographiées ont beaucoup égayé les jeunes visiteurs au cours d'une exposition de 2 jours (13-14 mars). De l'avis du jury, la plupart des traductions ont bien rendu l'originalité du modèle avec des tournures vietnamiennes souples et imagées.
À noter aussi que jusqu'à présent ces œuvres n'avaient pas encore été traduites dans cette langue. Le collège est à la recherche d'un éditeur ou d'un mécène qui puisse procéder à la publication de ces traductions, premiers fruits du labeur très estimable de ses chers élèves.

Source: Corrier du Vietnam

dimanche 19 mars 2006, a 08:11
Le roi cambodgien au Vietnam pour solidifier la réconciliation

Le roi du Cambodge Norodom Sihamoni est arrivé au Vietnam jeudi pour la première fois depuis son intronisation fin 2004, pour une visite destinée à souder des relations bilatérales qui n'ont cessé de s'améliorer ces derniers mois.

Le monarque, 52 ans, n'a pas la stature politique de son père et prédécesseur sur le trône, Norodom Sihanouk, dont la dernière visite à Hanoï remonte à 1995. Mais les deux pays n'ont eu de cesse ces derniers jours de présenter sa visite comme un signe supplémentaire de leur rapprochement.

Le Vietnam avait envahi le Cambodge en 1978 pour renverser le régime khmer rouge de Pol Pot, avant de s'installer dix ans au Cambodge. Aujourd'hui, Hanoï et Phnom Penh saluent dans un communiqué commun leurs «bon voisinage, amitié traditionnelle et stabilité durable».

Sihamoni est arrivé peu après midi (05H00 GMT) à Hanoï, accueilli à l'aéroport Noi Bai par des jeunes agitant des drapeaux des deux pays. Il doit s'entretenir avec les trois plus hauts-responsables vietnamiens, le premier ministre Phan Van Khai, qui était à Phnom Penh il y a quelques jours, le président Tran Duc Luong et le secrétaire général du Parti communiste vietnamien, Nong Duc Manh.

Sihamoni, ancien danseur qui a passé le plus clair de son temps en Europe, dispose d'un passé plus neutre que son père. Sihanouk était volontiers dur avec Hanoï, exploitant dans le royaume un fort sentiment anti-vietnamien nourri par l'histoire et des questions territoriales. Les relations se sont nettement améliorées depuis que les deux pays ont signé l'an passé un important accord frontalier, réglant ainsi un dossier extrêmement sensible hérité de la période coloniale.

«La visite intervient à une période où les problèmes en suspens entre les deux pays ont été réglés,» note jeudi dans le quotidien Vietnam News l'ambassadeur du Cambodge à Hanoï, Long Kem. «Le souhait des deux peuples est d'avoir une frontière de paix et d'amitié pour développer les relations économiques et commerciales».

Les voisins ont désormais pour ambition d'augmenter de 40% leurs échanges commerciaux pour qu'ils atteignent un milliard de dollars d'ici 2010.

Un diplomate vietnamien en charge du dossier soulignait jeudi que Sihamoni n'aborderait aucun sujet sensible. «Compte tenu de la situation politique complexe au Cambodge, le roi ne discutera pas des questions politiques avec les responsables vietnamiens», a-t-il indiqué à l'AFP.

Ces derniers mois, plusieurs opposants ont été incarcérés à Phnom Penh après avoir accusé le premier ministre Hun Sen d'être un «pantin» de Hanoï et d'avoir cédé des terres au Vietnam.

Sihamoni s'est aussi rendu cette semaine au Laos, où l'ancien ambassadeur de l'UNESCO (organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) a visité le site de Louang Prabang, inscrit au patrimoine mondial. Il doit aussi visiter la Baie d'Ha Long, à l'est de Hanoï, autre site de l'UNESCO.

Source:  AFP  - Le 16 mars 2006 -

vendredi 17 mars 2006, a 09:30
Démographie de Ho Chi Minh ville en 2025

De 2000 à 2005,HCMVille a augmenté d’un million de personnes, une moyenne de 200.000 par an.
Ce grand centre industriel du Sud attire des travailleurs venus des autres provinces.
D’ici 2025, la population de HCMV augmentera encore, mais la croissance démographique suit-elle ce rythme du début du 21ème siècle ?
Voici quelques remarques :

HCMV restera la terre promise où l’on vient pour à travailler,étudier et se promouvoir socialement.
HCMV a encore des possibilités d’extension, avec des grands projets de peuplement: le Nord Ouest de Cu Chi, les zones de Phuoc Kiêng et de Nhà Bè. D’autres projets dans la zone Sud de Saigon vont attirer les personnes venues d’autres provinces.
Les Universités et Ecoles supérieures de HCMV continuent leur développement, le nombre d’étudiants admis augmente chaque année..
Les petites et moyennes entreprises non polluantes, les sociétés de services se développent avec l’augmentation de la population. Il y a actuellement 120 types de services, dont 30 sont considérés comme incontournables. Les nouveaux services vont être créés pour répondre aux nouveaux besoins
La ville se modernise et devient attrayante pour les investisseurs étrangers et pour les étrangers qui travaillent au Vietnam.

A partir de ces remarques, dans quel sens peut on prévoir la croissance démographique en 2025 ?
Tout dépend de la période d’urbanisation et de la transition démographique de HCMV
La période d’urbanisation est le temps mis pour passer d’une ville pré-industrielle à une ville industrielle. Cette période peut être de 20 à 25 ans. L’extension en superficie doit céder la place à la qualité. La ville passera de l’état industriel brut à l’industrialisation de haute qualité.
La croissance ne sera plus en dents de scie, mais progressive. Comme l’urbanisation, la démographie ne connaîtra plus de brusques augmentations, mais une progression lente où tous les facteurs démographiques s’équilibreront naturellement (naissances, décès, transfert de population)

Situation en 2005

Actuellement HCMV est sur la voie du changement qualitatif: plus de matière grise, plus de cols blancs, moins d’artisans. HCMV est en train de terminer la période transitoire d’urbanisation.
On verra que les entreprises qui utilisent beaucoup de main-d’œuvre, qui occupent beaucoup de terrain, qui nécessitent un investissement lourd ne seront plus prioritaires. Les zones industrielles vont vers des zones polyvalentes comme en Chine, à Taiwan ou en Corée.
Les provinces proches de HCMVille progresseront rapidement aussi, comme Dông Nai, Long An, Binh Duong, Binh Phuoc, Bà Ria-Vung Tàu. Elles partageront la main d’œuvre avec HCMVille.
D’autres villes prendront de l’importance, comme Dà Nang et Cân Tho deviendront des nouveaux pôles d’attraction de la main-d’oeuvre et soulageront d’autant la pression démographique pour HCMV
Dans 10 ans, les universités des autres provinces auront plus d’envergure et seront plus performantes. De plus, autour de HCMV des universités privées pourront voir le jour à Tiên Giang, Long An Vung Tàu…et partageront le nombre d’étudiants qui devraient normalement venir à HCMV.
Les petites entreprises avec moins de 10 personnes, les gens de maison, les activités de loisirs, les restaurants se développeront

Toutes ces raisons permettent d’espérer un accroissement supportable de la démographie à HCMV, entre 100.000 et 200.000 par an.HCMV aura en 2025 une population de 8-10 millions d’habitants. Cet accroissement semble supportable.

Au-delà de ce seuil supportable (de 10 à 12 millions), il y aura surcharge dans de nombreux secteurs : consommation d’électricité, eau, circulation, communications, enseignement, ramassage des ordures ménagères…

La réorganisation de la ville sera alors nécessaire.

Source : Tuôi Tre

vendredi 17 mars 2006, a 09:19
Choe Dao : styliste confirmée aux Etats Unis

Cette femme d’origine vietnamienne de 24 ans vient de réaliser son rêve d’enfance –créer des modes- en remportant un concours télévisé de créateurs de modes sur la chaîne câblée Bravo.
Jeune, Chloé Dào rêvait de belles robes en regardant les défilés de mode retransmis par la CNN.

Ce rêve a été longtemps refoulé par les ambitions des parents qui imposaient les études à leurs enfants. En 1979, ses parents quittaient le Laos pour aller aux Etats-Unis avec leurs 8 enfants. Chloé étudiait le marketing à l’Université de Houston au Texas..Après 18 mois d’études, elle s’inscrivit à l’école Houston Community College puis à l’Institut de mode de New York.
En 2000, avec sa sœur Kim, elle rassemble toutes ses économies et avec un prêt à la banque, elle ouvre sa boutique de mode à Houston, le Lot 8, (car ils sont 8 frères et sœurs dans la famille). Cette aventure ne l’a pas trop effrayée, car, Chloé a tout à gagner. Lot 8 connaît le succès auprès de la clientèle féminine. La télévision de Houston lui a consacré quelques reportages.
Dans la télé réalité organisée par la chaîne câblée Bravo réservée aux créateurs de mode, Chloé Dào a pu accéder à la finale face à deux autres concurrents talentueux. Moins remarquée que ses adversaires, elle a cependant conquis le jury grâce au charme de ses réalisations.

A 24 ans, Chloé Dào est la première fille d’origine vietnamienne à gagner un concours télévisé.

Source : Tuôi Tre

vendredi 17 mars 2006, a 09:07
La France aide le Vietnam à développer les infrastrutures hydrauliques de Son la

Une convention de crédit pour un prêt de 11,9 millions d’euros destiné à financer le projet de développement des infrastructures hydrauliques dans la province de Son La (Nord) a été signée hier à Hanoi entre le ministère vietnamien des Finances et l’Agence française de développement(AFD).
Ce projet prévoit la réalisation de 8 ouvrages hydrauliques agricoles comportant une retenue d’eau et un réseau d’adduction permettant l’irrigation de la zone et l’approvisionnement des populations avoisinantes. Les ouvrages seront implantés dans les districts les plus défavorisés de cette province : Yên Châu, Tuân Châu, Sông Ma et Phu Yên. Son coût total, estimé à 15,5 millions d’euros, est financé par l’AFD, la province de Son La et les bénéficiaires. Les fonds de l’AFD seront mis à la disposition de la province sous forme de subvention. Ce projet contribuera à l’amélioration des revenus et des conditions de vie d’une partie de la population rurale. Ses objectifs spécifiques portent sur l’amélioration du contrôle des ressources en eau ainsi que le développement ou la modernisation des réseaux d’irrigation. Bien plus, mise en place d’une gestion participative des infrastructures et mise en valeur de près de 3.000 hectares de terres irriguées sont les 2 objets primordiaux des objectifs. L’évolution de l’agriculture pluviale vers une agriculture irriguée plus intensive, l’augmentation de la production, l’amélioration de l’alimentation en eau des populations pour les besoins domestiques sont également visés.

Phuong Mai/CVN
( 16/3/06 )

mardi 14 mars 2006, a 09:25
Films vietnamiens à Créteil

Le 28e Festival international de films de femmes à Créteil propose cette année un "Focus on Asia" le mercredi 15 mars avec pour pays invités le Vietnam et le Cambodge. Dans ce cadre, plusieurs films vietnamiens seront diffusés.

La Maison des Arts - du 10 au 19 mars
Place Salvador Allende - Créteil
Tél. 01 49 80 38 14

Au programme :

Mercredi 15 mars à 16h - studio Varda

Khoa (20’)
L’ombre du Banian (18’)
Truong Phuong Thanh (33’)

Mercredi 15 mars à 17h - grande salle
L'immeuble (Chung cu) de Viêt Linh (1999, 90’)

Mercredi 15 mars à 21h - grande salle
Soirée "Focus sur l’Asie francophone"
Bride of silence (Hêt mua roi bao lâu) de Ðoàn Minh Phuong et Ðoàn Thành Nghia (2005, 114')

La Maison des Arts - du 10 au 19 mars
Place Salvador Allende - Créteil
Tél. 01 49 80 38 14

Accès métro : Créteil Préfecture (Terminus), traversez le centre commercial et sortir porte 25
En voiture : porte de Bercy, autoroute A4, Nancy-Metz, bretelle Créteil-Sénart, direction Créteil-Centre, puis Mont-Mesly, puis Hôtel de Ville

 

mardi 14 mars 2006, a 09:04
Bande dessinée : Le spirou publié au Vietnam en 2006

À l'intiative de la Maison d'édition Tre, le Petit Spirou , facétieux personnage qui fait rire des lecteurs de 8 à 88 ans, sera publié chaque mois au Vietnam en version bilingue. Tirée à 5.000 exemplaires, l'édition mensuelle est disponible dans les principales librairies du pays.
En accord avec la Maison d'édition Dupuis à Charleroi, en Belgique, le Petit Spirou viendra animer les journées et soirées de milliers de familles vietnamiennes.

Mondialement connue depuis les années 1930, la bande dessinée belge apporte une contribution majeure à ce 9e art qui allie littérature populaire et richesse graphique.
Personnage espiègle, mais aussi tendre et poétique à ses heures, le Petit Spirou créé par Tome et Janry, a rejoint, il y a 15 ans, l'univers magique de la bande dessinée belge et francophone. Il trouve aujourd'hui sa place aux côtés de grands héros de papier que sont Tintin, Spirou (adulte, créé en 1938), Lucky Luke, Gaston Lagaffe, les Schtroumpfs et biens d'autres encore.
La Délégation Wallonie-Bruxelles au Vietnam est particulièrement heureuse de s'associer à cette publication bilingue au Vietnam et lui souhaite un grand succès populaire.

Source: Le courrier du Viêtnam - 10 Mars 2006 -

dimanche 12 mars 2006, a 18:00
Bond en avant - Good Moring, Vietnam !

L'accord récemment conclu par Intel pour la construction d'un site de production a toutes les chances d'attirer d'autres investisseurs occidentaux.

Pour de nombreux Américains, l'évocation du palais de la Réunification renvoie avant tout à ces reportages de l'époque, lorsque les chars nord-vietnamiens défoncèrent les grilles dudit palais, comme pour mettre un terme définitif à la guerre du Vietnam, voilà déjà trente et un ans. Pourtant, le 28 février, l'un des leaders du monde des affaires, Craig Barrett, le président du conseil d'administration d'Intel, renversait à nouveau ce portail sur un mode infiniment plus discret cependant, en plantant l'étendard de l'une des victoires capitalistes les plus significatives que l'on ait vu se produire au Vietnam depuis des décennies. Car cette journée faste aura vu Nguyen Tan Dung, Premier ministre du Vietnam, rencontrer Craig Barrett pour lui accorder l'autorisation officielle de son gouvernement d'investir 605 millions de dollars dans la construction d'une nouvelle usine, à Hô Chi Minh-Ville.

Cet accord marque le plus gros investissement jamais réalisé par une entreprise américaine au Vietnam (mis à part ceux des firmes pétrolières). Intel commencera donc par investir 300 millions de dollars dans l'édification d'une unité de tests et d'assemblage, qui devrait être inaugurée d'ici à l'année prochaine et emploiera quelque 1 200 personnes. Barrett ne manque toutefois pas de rappeler que, si Intel a préféré le Vietnam à la Chine, la Malaisie ou les Philippines, c'est avant tout à cause des salaires particulièrement bas, à compétences égales, et de l'économie en plein essor qui caractérisent ce pays. Une économie dont le taux de croissance atteignait, l'année dernière, 8,5 %. Car, ainsi que le résume Barrett, « le coût est forcément un facteur décisif ».

D'autres verraient plutôt dans la décision d'Intel un vote de confiance au Vietnam en tant qu'alternative à la Chine. Jusqu'alors, le gros des investissements étrangers manufacturiers se concentrait sur les chaînes d'assemblage tournant pour des grands noms comme Nike ou Limited Brands, par exemple. Les sous-traitants de Nike font travailler près de 130 000 personnes au Vietnam - ce qui fait de ce pays le deuxième fournisseur de Nike, juste derrière la Chine -, et de nombreux professionnels du textile y ont depuis ouvert boutique. Mais il semble que, désormais, le Vietnam ait choisi de se débarrasser de sa réputation de pays manufacturier bas de gamme. De ce point de vue, le contrat Intel « représente un pas capital pour le Vietnam », estime Henri Nguyen, à la tête de IDG Ventures Vietnam, un fonds d'investissement pesant 100 millions de dollars qui investit dans les start-up.

Intel est pourtant loin d'être la seule entreprise sur les rangs. En février, Canon faisait officiellement part de son intention d'investir 110 millions de dollars dans la construction d'un site de fabrication d'imprimantes à jet d'encre, près de Hanoi. Le japonais Nidec, de son côté, compte bâtir deux usines de fabrication de composants électroniques, pour un total de 940 millions de dollars. Fujitsu a, quant à lui, investi 200 millions de dollars et emploie 3 200 personnes à la fabrication de cartes mères pour PC et de téléphones. AES, enfin, une firme de services basée en Virginie, négocie en ce moment la construction d'une centrale électrique de 1 000 mégawatts dans la province de Quang Ninh, au nord du pays, pour un coût qui pourrait avoisiner le milliard de dollars. Sans oublier Cisco Systems, Nortel Networks ou Motorola, qui installent à tour de bras du matériel de télécommunications.

Le Vietnam n'avait pourtant jamais généré un tel engouement de la part des investisseurs depuis 1994, date à laquelle les Etats-Unis décidèrent de lever l'embargo économique qui le frappait. Il aura fallu attendre l'année dernière pour voir le volume des investissements étrangers directs approuvés par l'Etat faire un bond de 41 %, atteignant 5,8 milliards de dollars, pendant que la Chine enregistrait une légère baisse des entrées d'investissements directs. Certes, la Chine peut encore se targuer d'attirer 60 milliards de dollars sur son territoire, mais, en termes de pourcentage rapporté au PIB, les chiffres du Vietnam étaient plus de deux fois supérieurs à ce que la Chine a pu engranger l'année dernière.

Une des principales raisons à ce changement est à mettre au compte de salaires particulièrement bas. Car, à mesure que la pénurie de main-d'oeuvre dans certaines régions chinoises fait progresser les coûts vers le haut. Un ouvrier chinois peut désormais multiplier par cinq le salaire mensuel moyen dont les entreprises étrangères gratifient leurs employés vietnamiens, soit 55 dollars environ. Ce différentiel explique dans une large mesure pourquoi Sparton, une firme de Jackson, dans le Michigan, a préféré le Vietnam à la Chine lorsque, l'année dernière, l'entreprise décidait de réaliser son tout premier investissement en dehors du territoire nord-américain. C'est ainsi que Sparton s'est retrouvé à investir 8 millions de dollars dans une usine de plus de 4 500 mètres carrés, dédiée à la fabrication d'équipements de diagnostic chimique. « Je suis convaincu que la productivité ainsi que la qualité y excéderont de loin ce que l'on peut réaliser aux Etats-Unis », estime Jason Craft, directeur exécutif de Spartronics Vietnam, la filiale locale du groupe Sparton.

Bienvenue au club ?

Le coût réduit de la main-d'oeuvre n'est cependant pas la seule explication du récent engouement pour le Vietnam. Car, là-bas, le plus cher des terrains industriels est facturé moins de la moitié de ce que coûterait son équivalent en Chine. De même, le transport au départ de Hô Chi Minh-Ville (anciennement Saigon) est entre 6 et 8 % moins onéreux qu'à partir de la Thaïlande ou de l'Indonésie (même s'il demeure par ailleurs un peu plus cher que ce qui se pratique à Shenzen, en Chine). Plus essentiel encore, le Vietnam offre aux groupes industriels un havre alternatif, dans l'hypothèse où leurs installations en Chine se verraient contraintes de fermer leurs portes, pour une raison ou pour une autre. « Les entreprises ont besoin de flexibilité dans leur chaîne d'approvisionnement, analyse Michael Marine, ambassadeur des Etats-Unis au Vietnam. Et elles rechignent à mettre tous leurs oeufs dans le panier chinois. »

Ajoutons à cela que le Vietnam devrait dès cette année conclure la phase de négociations qui préludera à son entrée dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Un tel événement constituerait une véritable aubaine, si l'on se rappelle que depuis 2001, et la signature de l'accord commercial bilatéral entre les Etats-Unis et le Vietnam, le volume des exportations vietnamiennes a été multiplié par six, pour atteindre 6,6 milliards de dollars l'année dernière. « Si cela a pu se produire avec un seul pays, imaginez un peu ce qui pourrait advenir avec la centaine de pays membres de l'OMC », analyse Shankar Viswanathan, directeur régional de Procter & Gamble, dont la société a investi plus de 80 millions de dollars au Vietnam depuis 1995 et qui produit sur place de la lessive Tide ainsi que nombre d'autres produits de la marque.

Cette vague d'euphorie ne manque pas de rendre certains observateurs un peu nerveux. Les mêmes, d'ailleurs, qui se souviennent du milieu des années 90, lorsque les investisseurs étrangers se ruèrent littéralement au Vietnam, un pays présenté à l'époque comme le prochain géant asiatique, pour finalement s'apercevoir que le Vietnam se trouvait englué dans une corruption rampante doublée d'une bureaucratie infernale, d'une législation pour le moins opaque et d'une infrastructure en lambeaux. Certes, la situation s'est quelque peu améliorée, dans la mesure où le Vietnam s'est vu contraint d'adapter ses lois aux normes de l'OMC, d'une part, et a dépensé plus de 1 milliard de dollars dans la mise à niveau de son réseau routier et de ses aéroports, d'autre part. Un bond en avant qui pourrait bien voir de nouveaux fantassins du capitalisme se ruer vers les portes du palais de la Réunification.

Frederik Balfour, avec Hiroko Tashiro à Tokyo - Business Week

Source:  Business Week / Le Point - 09 Mars 2006 -

 

vendredi 10 mars 2006, a 19:38
La G7 Mart face à la grande distribution

La croissance continue de l'indice des prix à la consommation et du pouvoir d'achat des habitants au Vietnam intéresse chaque jour davantage les grands distributeurs étrangers..
Le Vietnam est classé 8e sur la trentaine de marchés mondiaux pour les achats au détail, selon l'estimation de la société de consultation AT Kearney du groupe mondial GRDI.

Ces données ont bien sûr attiré l'intérêt de plusieurs grands distributeurs étrangers comme Wal-Mark (État-Unis), Carrefour (France), Tesco (Grande-Bretagne), Lotte Shopping (Corée du Sud), Dairy Farm (Hong Kong), South Asia Investment PTE (Singapour),Big C, Metro Cash & Carry, Parkson. Certains ont établi leur bureau de représentation au Vietnam pour saisir les opportunités d'investissement

Le projet du ministère

Le ministère du Commerce vietnamien a élaboré un projet de développement du commerce national 2006-2010 et à l'horizon 2020.  Selon le comité d'élaboration de ce projet, si le Vietnam ne développe pas rapidement son système de distribution commerciale, il sera à la traîne dans ce domaine face à l'apparition des groupes de distribution mondiaux. En effet, les distributeurs nationaux sont faibles en matière technologique, de gestion et d'équipements techniques, sans parler de la pauvreté des méthodes commerciales adaptées aux standards internationaux.

Première réponse : la SARL G7 Mart

Les entreprises vietnamiennes qui sont restées jusque là à la marge de cette grande empoignade des chaînes internationales de distribution, commencent à se manifester avec le lancement au mois d’Avril de la chaîne G7 Mart avec 5000 points de vente de détail répartis sur tout le territoire.
Un des promoteurs de ce projet est Dang Lê Nguyên Vu, le jeune directeur général de la Société du Café Trung Nguyên. Ce projet de distribution de grande ampleur, capable de concurrencer les groupes internationaux, a été étudié et conçu par Dang Lê Nguyên Vu depuis plusieurs années.
Il dit : « Le réseau de distribution G7Mart avec ses premiers 10.000 points de vente sera présent sur tout le territoire national. Notre objectif est de rassembler tous les producteurs du Vietnam pour faire un système de distribution solide, capable de concurrencer les groupes étrangers. Notre force réside dans notre alliance, et notre but est de développer les produits vietnamiens. »
Selon le planning, G7 Mart va démarree en Avril 2006 avec au début 5000 points de vente, 5000 magasins adhérents au réseau et portant tous le nom de G7. Les marchandises seront distribuées dans tous les magasins du réseau. Le nombre de magasins atteindra 10000 au 2ème quinquennat. Il y aura 18 centres de vente de gros et 17 centres commerciaux.

Les magasins qui s’intègrent spontanément dans le réseau sans connaître la gestion d’entreprise seront formés à la gestion, au marketing, à la publicité, ils vont s’habituer à la démarche professionnelle afin d’assurer le développement du magasin. G7 a aussi le projet de monter des super marchés et d’hyper marchés à l’étranger. Ceux-ci porteront tous le nom de Viet Town.

Qui participe au projet G7 Mart ?

Jusqu’à maintenant seul le nom du directeur du Café Trung Nguyên a été cité dans la presse. La lecture attentive des journaux du Vietnam a permis de relever quelques détails intéressants : c’est la présence des Vietnamiens ayant travaillé à l’étranger.
C’est le cas de Trân Huu Duc, spécialisé en psychologie formé à l’étranger, ayant occupé le poste de directeur du personnel des grandes sociétés comme Pepsi, l’Hôpital Viet-nam- France..Trân Huu Duc est actuellement le directeur du personnel de la future G7.
C’est aussi Nguyên Duy Vu qui a travaillé pendant 8 ans dans les entreprises étrangères, occupant les postes importants comme directeur de vente, directeur du développement, directeur du marketing. Nguyên Duy Vu sera le Directeur adjoint de la SARL G7.

Sources :CVN-Tuôi Tre

 

 

 

vendredi 10 mars 2006, a 07:04
Dix milliards de dollars pour la zone de Thu Thiem

Le Comité de gestion de la construction du centre urbain Thu Thiêm à Hô Chi Minh-Ville vient de rendre public le plan général de celui-ci, approuvé par le Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville.
D'après ce plan, la presqu'île Thu Thiêm deviendra un centre financier, commercial et de services de la ville.

Selon le projet conçu par la société américaine Sasaki Associates et l'Institut du plan et de la construction de HCM-Ville, ce centre urbain couvrirait une superficie de 737 ha avec une population de 130.000 personnes, sans compter 350.000 nouveaux emplois.

Suivant le plan, le centre urbain Thu Thiêm se diviserait en 5 zones : un centre principal, une zone polyvalente le long du boulevard Est-Ouest, 2 agglomérations au nord et à l'est, et une zone écologique au sud. Plusieurs ouvrages modernes y seront construits comme un centre de conférences internationales, un centre financier et commercial, une zone de distraction, une tour de télévision de 300 m. Un complexe de place, de parc et de lac est également prévu pour une fréquentation quotidienne d'environ un million de passants.
La construction du centre urbain nécessite 10 milliards de dollars dont 10% à 20% proviendront du budget d'État et le reste, des investisseurs, et notamment ceux étrangers, qui actuellement sont intéressés.
Vu Hùng Viêt, responsable du projet, souligne que Thu Thiêm sera transformé en une cité écologique moderne imprégnée des caractéristiques du Sud, notamment dans l'architecture des ouvrages qui feront surgir la beauté de la rivière Saigon. La végétation, le réseau de canaux et d'arroyos seront restaurés pour un développement durable. Ce nouveau centre urbain sera relié aux arrondissements urbains par 5 ponts et un tunnel.
Conçu comme un espace ouvert, la superficie pour les logements, centres financiers et commerciaux ne représente que 25% (soit 165 ha), le surplus étant occupé par les ouvrages publics et les activités sociales communes. Selon les prévisions, la construction du centre urbain Thu Thiêm durerait 20 ans. Durant les 5 premières années, la ville s'efforcerait de réaliser de 30% à 50% du volume de travail. La municipalité sollicite du gouvernement des politiques de faveur pour que des ouvrages soient simultanément mis en chantier en 2007 - 2008.

Source:  Le  Courrier du  Viêtnam - 06  Mars 2006 -

 

jeudi 09 mars 2006, a 21:23
Les pays riches ont manqué au devoir de solidarité, selon FAO

Les pays riches portent une lourde part de responsabilité dans la propagation de la grippe aviaire car ils ont refusé d'entendre les appels à la solidarité financière lancés il y a plus de deux ans, estime le directeur général de la FAO Jacques Diouf.

Dans une interview publiée lundi dans le journal Libération, le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) accuse les pays développés d'avoir "péché par manque d'anticipation et de solidarité".

Rappelant que la crise aviaire a débuté fin 2003 en Asie, M. Diouf souligne que son organisation a alors tenté en vain d'alerter la communauté internationale. "A l'époque on avait tous les atouts en mains", par exemple en renforçant les services vétérinaires des premiers pays touchés comme la Thaïlande et le Vietnam.

Mais, selon M. Diouf, "les pays développés ont pensé que cela se passait en Asie, que tout cela était très loin et que l'on exagérait les risques d'épidémie".

"Les pays riches ont commencé à bouger quand le virus est arrivé en Turquie", c'est-à-dire aux portes de l'Europe, poursuit le responsable de la FAO.

Selon lui, sur les 1,9 milliard de dollars promis lors de la conférence internationale de Pékin en janvier, la FAO n'a reçu à ce jour que 16 millions.

Jacques Diouf regrette en outre que les pays développés se soient surtout cristallisés sur les risques pour les humains, dépensant "des milliards pour l'achat de médicaments ou de masques, au lieu de mettre le paquet pour enrayer l'épizootie".

Pour le directeur de la FAO, la crise la grippe aviaire "montre que derrière le discours sur le village global et planétaire, les réflexes nationaux l'emportent, l'égoïsme règne et la gouvernance mondiale fondée sur la solidarité tient du rêve".
 

Source: AFP -07 Mars  2006 -

jeudi 09 mars 2006, a 14:02
Glitter comdanné à 3 ans de prison au Vietnam pour pédophilie

  Le chanteur britannique Gary Glitter, qui était il y a 30 ans au sommet de la gloire pour ses chansons et costumes, a touché le fond de la disgrâce vendredi avec sa condamnation au Vietnam à trois ans de prison ferme pour abus sexuels sur mineurs.

Le chanteur a été jugé coupable d'actes obscènes sur deux Vietnamiennes de 11 et 12 ans par la cour populaire provinciale de Ba Ria-Vung Tau, dans le sud du pays.

u terme de sa peine, l'ex-star du rock, premier étranger condamné pour un crime sexuel au Vietnam depuis 1975, sera expulsé.

"L'accusé a plusieurs fois adopté des comportements mal intentionnés et révoltants à l'égard d'enfants, provoquant la désapprobation et la condamnation de la population ", a indiqué le président de la cour, Hoang Thanh Tung.

"Bien que Glitter n'ait pas admis ses crimes, les (enquêteurs) ont recueilli suffisamment de preuves", a-t-il ajouté à la lecture du jugement.

Lors d'une conférence de presse, le juge qualifiera même l'accusé de "malade" et "d'anormal" après avoir énuméré les attouchements, pratiques buccales et autres perversités auquel s'est livré Glitter avec les enfants.

Trois autres prostituées vietnamiennes rencontrées au Cambodge en 2003 et 2004 ont aidé l'ex star à se procurer les filles contre des sommes d'argent, selon l'accusation. Jusqu'à 2.300 photos et dessins pornographiques, ainsi qu'une trentaine de vidéos pédophiles, ont aussi été trouvées sur son ordinateur.

Officiellement faute de preuves, le parquet avait renoncé à le poursuivre pour acte sexuel sur mineur de moins de 13 ans, un crime apparenté au Vietnam au viol d'enfant et passible de la peine de mort. Son avocat, Me Le Thanh Kinh, a ensuite tenté en vain de le convaincre de plaider coupable.

Venu devant ses juges le crâne rasé avec une queue de cheval grise vendredi, le Britannique a violemment protesté.

"Je suis innocent. C'est une conspiration de qui vous savez", a-t-il hurlé, en accusant "un grand journal de Grande-Bretagne". Le chanteur avait été dénoncé l'an passé par la presse britannique qui avait affirmé qu'il vivait à Vung Tau avec une jeune fille.

"Ce n'était pas un procès équitable", a-t-il encore déclaré.

Il dispose désormais de 15 jours pour faire appel. Selon la loi vietnamienne, il pourra prétendre à une libération conditionnelle après avoir purgé un tiers de sa peine, et pourrait donc en théorie être expulsé avant noël.

Le chanteur, connu pour ses costumes argentés et ses extravagantes perruques, avait atteint l'apogée de sa carrière au début des années 70, notamment avec son titre "I'm The Leader Of The Gang (I Am)".

A l'époque, Glitter - un nom d'emprunt qui signifie "paillettes" - était une des stars du "glam rock", une mouvance pop caractérisée par des habits de scènes excentriques à sequins, des "platform boots" à la semelle démesurée et des maquillages outranciers.

Il a vendu plus de 20 millions de disques.

Il avait été arrêté en 1997 en Grande-Bretagne après la découverte par un technicien, dans le disque dur de son ordinateur, de photos pédophiles puis condamné à quatre mois de prison.

Il aurait ensuite fui les lumières des médias à Cuba avant de gagner le Cambodge, où il a connu des déboires multiples bien que rien n'ait jamais été formellement prouvé contre lui dans le royaume.

Vendredi, l'ambassade du Royaume-Uni à Hanoï n'a pas commenté le verdict mais a rappelé sa détermination face au tourisme sexuel.

"Les ressortissants britanniques qui voyagent à l'étranger avec l'intention explicite d'abuser des enfants vont rester dans le collimateur des lois du Royaume-Uni", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Source: AFP - 03 Mars 2006 -

mercredi 08 mars 2006, a 09:39
Ao dài (la robe traditionelle vietnamienne)

  L'áo dài est une robe traditionnelle vietnamienne.

Dans le sud du Viêt Nam, on prononce ao yaï et dans le nord ao zaï.

Cette robe est l'uniforme des élèves et des étudiantes, des hôtesses de l'air, etc. Il est porté par la quasi-totalité des femmes lors des cérémonies officielles, des conférences ou encore des mariages.

L'áo dài est composé de deux pièces : une robe et un pantalon de soie blanche. La robe peut être unie et répondre à un certain code de couleur, pour les uniformes (blanche pour les étudiantes, bordeaux pour les hôtesses de la Vietnam Airlines, etc.), ou être multicolore et posséder de nombreux motifs, faites en différents tissus dans les autres cas.

Les éléments qui restent quasi inamovibles et qui constituent la base du costume sont :

le pantalon blanc, sans lequel la robe serait vraiment très osée car la robe est fendue des deux côtés jusqu'au-dessus du bassin ;

le col mao ;

la fermeture qui se fait discrètement sur le côté ;

les dimensions qui correspondent au plus près au modèle qui le porte (un áo dài n'est pas ample).

En 1975, après la réunification du Viêt Nam, il était rare de le voir car il semblait inapproprié au travail. Il connaît une résurgence depuis les années 1990.

Les premières versions de l'áo dài remontent aux années 1700 et étaient copiées sur les costumes impériaux chinois. Il existait alors une version pour homme et une version pour femme. La version homme n'est désormais utilisée que dans de très rares occasions comme lors du mariage (mais pas pendant toute la cérémonie) ou les funérailles.

La version actuelle n'est pas apparue avant 1930 quand un créateur de mode, Cat Tuong, plus connu des Français sous le nom de Monsieur le Mur, le modifia : il rallongea le bas, le fit être plus près des courbes du corps, et mit les boutons de fermeture sur le côté.

Source : wikipedia 

mardi 07 mars 2006, a 09:01
Grippe aviaire : les éleveurs vietnamiens reprennent leur activité

  Les autorités vietnamiennes ont autorisé les éleveurs de poulets à reprendre leur production

Après trois mois sans nouveau cas de la forme humaine de la grippe aviaire, les autorités ont par ailleurs relancé une campagne nationale de vaccination des volailles.

Le virus H5N1 a coûté la vie à 42 personnes au Vietnam, chiffre sans équivalent dans les six autres pays où des cas humains ont été signalés.

Hanoï avait imposé l'an dernier de strictes mesures pour enrayer la progression de la maladie, ce qui semble avoir été efficace.

Une directive adoptée en début de semaine par le ministère de l'Agriculture autorise les grands élevages de poulets à reprendre la couvaison, pratique interdite depuis la fin novembre 2005. En revanche, la couvaison des oeufs de canards et d'oies, animaux qui peuvent être porteurs de la maladie sans développer de symptômes, restera en revanche interdite jusqu'en février 2007, selon le journal officiel Nhan Dan, qui cite le ministère de l'Agriculture.

Plus de 240 millions d'oiseaux ont été vaccinés au cours des cinq derniers mois de 2005, a précisé le journal officiel Nhan Dan, selon lequel cette campagne a joué un rôle décisif dans la lutte contre la forme humaine de la maladie.

Source : France 2 - 18 Février 2006 -

dimanche 05 mars 2006, a 12:38
Le Vietnam approuve l'usine de puces d'Intel

  Le Ministère vietnamien du Plan et de l’Investissement a approuvé la licence d’investissement d’Intel Corp., lequel prévoit de construire une usine de 605 millions de dollars à Ho Chi Minh, selon les propos d’un représentant ministériel rapportés dans un communiqué de l’Associated Press.
« Nous sommes disposés à émettre une licence permettant à Intel de construire une usine de fabrication au Vietnam », a indiqué le représentant. « L’usine sera la plus grande unité de fabrication d’équipement informatique sur le territoire vietnamien. » De toute évidence, Intel a demandé la permission de construire une usine au Vietnam début janvier afin de fabriquer des micropuces et des composants informatiques. A ce moment-là, il n’était pas certain que le site deviendrait une usine de plaquettes ou bien une usine d’assemblage.  
Selon le communiqué, Intel Vietnam a noté que le Ministère remettrait officiellement la licence à Intel lors d’une cérémonie le 28 février à Ho Chi Minh, en présence du président d’Intel Craig R. Barrett. Des représentants du gouvernement à Hanoi ont indiqué que la décision d’Intel d’investir au Vietnam dynamiserait le programme de développement du pays dans les technologies de l’information. « Une fois qu’Intel sera installé au Vietnam, nous pensons que d’autres investisseurs étrangers suivront parce qu’ils auront besoin de travailler (avec Intel) sur la production locale d’ordinateurs et d’autres accessoires », a commenté Nguyen Duc Hoang du Ministère des Sciences, des Technologies et de l’Environnement. Présentement, près de 260 entreprises américaines, avec un capital combiné de 1,45 milliard de dollars, ont investi au Vietnam, selon les statistiques gouvernementales citées dans le communiqué.

Source : http://www.eetimes.fr/ -23 février  2006 -

dimanche 05 mars 2006, a 12:19
L'UE veut taxer les chaussures importées de Chine et du Vietnam

  La Commission européenne souhaite imposer des taxes anti-dumping sur les chaussures en cuir importées de Chine et du Vietnam, a déclaré dimanche une source ayant eu accès aux résultats d'une enquête lancée à ce sujet.

A la suite de plaintes de certains de ses membres comme l'Italie, l'UE a lancé cette enquête à la mi-2005 pour chercher à savoir si les deux pays asiatiques ne vendaient pas leurs chaussures à des prix trop faibles sur le marché européen.

Les premiers résultats font état d'une intervention des deux Etats en question sur ce secteur.

Le Commissaire européen au Commerce Peter Mandelson devrait en conséquence recommander cette semaine aux Etats de l'Union européenne d'introduire une taxe de moins de 20% sur ces produits, a fait savoir la source proche de l'enquête.

Les fabricants de chaussures italiens avaient réclamé une taxe de plus de 50%.

Mais la Chine, par la voix de son ministre du Commerce, a menacé de se plaindre à l'Organisation mondiale du commerce en cas de relèvement des taxes européennes sur ses produits.

L'an dernier, la Chine et le Vietnam ont exporté chacun vers l'UE des chaussures pour une valeur d'environ deux milliards de dollars.

Une enquête similaire de l'UE est en cours concernant l'importation de sacs en plastiques fabriqués en Chine, en Malaisie et en Thaïlande.

Source: Reuters - 19 Février  2006 -

dimanche 05 mars 2006, a 11:51
Recherche d'emploi

 Jeune étudiant vietnamien 28 ans, 1ère année doctorat en astro physique (Orsay) cherche emploi dans n'importe quel secteur (horaire souhaité de 19h00 à 23h00) pour subvenir à ses études. Contact : ttthanh@mongenie.com

mercredi 01 mars 2006, a 14:14
Quel temps fait il au Vietnam

   Ho Chi Minh ville : l'atmosphère sera instable

   Hanoi : l'atmosphère sera instable 

   Nha Trang : il fera beau

   Hue : l'atmosphère sera instable

   Dalat : forte humidité toute la journée

   Da-Nang : l'atmosphère sera instable

 

Présentation
Quelque chose en moi de nostalgie. J’ai créé ce blog pour vous faire visiter virtuellement ce petit coin paridisiaque de l’Asie du sud est avec des plages à perte de vue, des monuments historiques, incomparables, mon "petit" pays, le Vietnam.
T3.

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commentaire(s)
Centrale hydroélectrique Da Nhim sapho (27/10/2009 17:14)

sapho la momie .......

Marché du vin au Vietnam Etudiante (27/10/2009 14:20)

Bonjour Sandra, C...

Le typhon Ketsana fait des dizaines de morts au Vietnam val (27/10/2009 11:26)

bonjour, mon concubi...

Tradition culinaire du Vietnam : le pâté chaud Sylvie Kim (21/10/2009 12:51)

Merci votre recette....

Hanoi et son vieux quartier rosejaune67 (21/10/2009 06:34)

bonjour , c est tres...

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