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VIETNAM : MON PAYS NATAL
mercredi 29 mars 2006, a 06:36
"Les histoires de la vie" racontées en photos

Trois femmes sur une moto, leurs visages rayonnants de joie ; un coiffeur portant une grande attention à son client ; un train qui passe à vive allure ; un cybercafé rempli d'internautes ; un toxicomane préparant sa mortelle injection... Si chaque photo reflète des facettes de la vie, lorsqu'elles sont réunies, ces soixante clichés donnent une exposition inédite et pleine d'émotion : "Les histoires de la vie" au restaurant-café de Tara, 3A, rue Ngô Quyên (Hanoi).
Ces oeuvres, exposées jusqu'au 3 avril, ont été prises par plus de 20 professionnels et amateurs, membres du club http://www.photoworld.com.vn/ (PTW). "C'est une page web créée par un groupe de jeunes partageant la même passion : la photographie", confie le photographe Hoài Linh, expliquant que "l'objectif est de généraliser les connaissances sur cet art, de procéder à des échanges de clichés reflétant les histoires de la vie et les présenter au public. Le club PTW est vite devenu un lieu de rencontre pour les photographes, dans un but non lucratif".
Désireux de faire de leur page web une vitrine de qualité, le club organise de nombreuses rencontres off-line afin d'échanger des expériences et des nouvelles technologies photographiques, de choisir les meilleurs clichés du mois et surtout de renforcer les liens entre les membres du club.
"Choisir pour soi même une orientation de développement originale afin d'imposer une page web professionnelle et saine, maison commune des amoureux de la photographie. Voilà la mission de photoworld.com.vn ", affirme Nguyên Trang Dung, manager de la page web.

Thu Hà Nguyên/CVN
( 28/03/06 )

 

mercredi 29 mars 2006, a 06:31
Coopération internationale dans la lutte contre le VIH/SIDA

Le projet de renforcement de la direction ainsi que de la coopération des organes législatifs pour la réalisation de la stratégie nationale sur la prévention et la lutte contre le VIH/sida jusqu'en 2010 a été signé hier à Hanoi par Nguyên Thi Hoài Thu, présidente de la Commission des questions sociales de l'Assemblée nationale, et Subinay Nandy, responsable en chef du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Vietnam.
En coopération avec le PNUD et l'Agence suédoise pour le développement international, ce projet devrait se réaliser de 2006 à 2008 et nécessiter 1,37 million de dollars d'investissement. Déployé dans 3 provinces - Lang Son (Nord), Khanh Hoà (Centre) et An Giang (delta du Mékong) - il devrait octroyer des assistances visant à améliorer la mise en œuvre de stratégie de prévention et de lutte contre le VIH/sida, en plus des aides dans le perfectionnement du cadre juridique. Aider les localités à réaliser les campagnes d'information visant à réduire la discrimination envers les porteurs du VIH/sida a été aussi abordé.
Prenant la parole lors de la cérémonie, Subinay Nandy a affirmé que la réussite de la direction des responsables devrait contribuer pour une part importante à la lutte contre le VIH/sida. L'objectif est d'aider la population, notamment les porteurs du VIH/sida, à recevoir et à mieux comprendre les informations relatives à cette maladie et à bénéficier de meilleurs soins sanitaires.
Selon Nguyên Thi Hoài Thu, le pays recense, jus qu'à la fin du mois de février, 105.127 porteurs du VIH/sida, dont plus de 17.000 au stade actif et plus de 10.000 décédés des suites de cette maladie.

Thanh Tuê/CVN
( 28/03/06 )

 

mercredi 29 mars 2006, a 06:18
Dioxine : les femmes, victimes directes

Plus de 30 ans après la guerre, les séquelles de l'agent orange/dioxine hantent encore la population et touchent non seulement les personnes directement exposées au produit chimique largué par l'armée américaine au Sud Vietnam, mais aussi les mères et les femmes des victimes. C'est ce qu'a indiqué le docteur Diane Niblack Fox du Département d'études asiatiques de l'Université de Hamilton (États-Unis), en marge d'une conférence internationale intitulée "Victimes de l'agent organe/dioxine et leurs souhaits", tenue récemment à Hanoi.
Elle a révélé qu'elle avait interviewé, en 2000 et en 2001, plusieurs femmes victimes domiciliées dans 12 villages et 3 chefs-lieux, dans le Nord, le Centre et le Sud du Vietnam, dont elle avait extrait 38 histoires sur leurs efforts et souhaits à raconter à ses compatriotes.
"L'important est de comprendre ce qui s'est passé au Vietnam, la population a été durement frappée par la guerre américaine et ses séquelles continuent de sévir encore ", a-t-elle insisté, souhaitant que ses étudiants et ses compatriotes montrent leur intérêt aux victimes vietnamiennes.
Debra Kraus, une peintre américaine dont l'époux est décédé des suites de l'agent orange et qui a organisé deux expositions dans son pays sur ce thème, a partagé ses expériences personnelles sur la nocivité de ce produit dans une intervention titrée "Dialogue artistique sur l'agent orange".
Cette rencontre lui a permis de s'associer avec les gens connaissant une situation similaire et d'aider les enfants victimes au Vietnam, Cambodge, Laos et Thaïlande, mais aussi aux Etats-Unis, en Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Grande-Bretagne, et France.

Projection d'un film sur l'agent orange dans de grandes universités de Londres
À la veille d'une conférence internationale sur l'agent orange/dioxine, prévue les 28 et 29 mars à Hanoi, le secrétaire de l'Association d'amitié Grande-Bretagne-Vietnam, Len Aldis, a organisé des projections du film Path to Justice (Le chemin de la Justice) dans de grandes universités de Londres pour attirer l'attention des étudiants sur ce problème. Doublé en anglais, ce film, du réalisateur vietnamien Lai Van Sinh, relate les vies détruites et les douleurs des victimes de l'agent orange, ainsi que les difficultés de leurs familles. Il a suscité de fortes émotions chez les étudiants du Queen Mary & Westfield College et de l'Université College of London (UCL). Prenant la parole, Len Aldis a expliqué aux spectateurs les séquelles laissés par les épandages d'agent orange sur plusieurs générations vietnamiennes. Selon lui, de 1961 à 1971, l'armée américaine a largué sur le territoire vietnamien 80 millions de litres de défoliants dont l'agent orange contenant de la dioxine extrêmement toxique, affectant des millions d'habitants. Trois décennies après la guerre, ce produit toxique nuit à la 3e génération de Vietnamiens et, selon les scientifiques, pourraient encore en toucher la 4e.

Ly Anh/CVN
( 27/03/06 )

 

mardi 28 mars 2006, a 07:43
Réunion de l'APF pour l'Asie-Pacifique

La première session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF)
pour l'Asie-Pacifique s'est déroulée dans la ville centrale de Huê, les 24 et 25 mars.
Y participaient les délégations vietnamienne, cambodgienne, lao et du Vanuatu. Les conférenciers ont adopté le statut et les orientations d'activités de la région d'Asie-Pacifique. Ils ont discuté des lois nécessaires pour le refus de la pauvreté.
Par ailleurs, Jean Pierre David, conseiller chargé des projets urbains de l'Association internationale des maires de métropoles francophones (AIMF) a été reçu vendredi par Nguyên Van Dua, adjoint au maire de Hô Chi Minh-Ville. Les 2 parties ont fait le point de l'exécution du projet d'usine d'eau à la commune de Hung Long et de celui de billets électroniques pour le bus.

La Francophonie dans le monde entier
Hongkong a accueilli des groupes artistiques venus du Vietnam, Canada et d'autres pays ayant le français en partage. Le groupe vietnamien Huong Xuân s'y est produit avec des instruments traditionnels et des chants lkloriques des 3 régions du pays.
À Alger, le premier festival du film des pays de la francophonie sur le thème "Dialogue et diversité culturelle" se déroulera jusqu'au 2 avril, avec la
participation de 17 pays. Le Vietnam y est présent avec 2 documentaires :
Vietnam, lointain mais proche et Vietnam, le pays aux sentiments d'attachement.
Le 10e Festival international des langues françaises, Les Météores, s'est ouvert samedi dernier à Douai (Nord de France) avec le spectacle des marionnettes sur eau du Vietnam, prélude à la découverte d'autres expressions artistiques de pays de la Francophonie, selon l'AFP. Jusqu'au 8 avril, la manifestation programme des réalisations venues du Sénégal, de l'Algérie et du Canada. "Cette édition sera marquée par le retour en force du texte : écritures nouvelles, adaptation
décapantes du répertoire, multiplicité des formes d'expression, des marionnettes aux images virtuelles" a souligné Marie-Agnès Sevestre, directrice de la Scène nationale-Hippodrome qui accueille le festival.

Thanh Tu-Vuong Linh/CVN
( 27/03/06 )

mardi 28 mars 2006, a 07:30
Vaccin H5N1 produit par le Vietnam

Après que l’Institut central d’épidémiologie a réussi à produire le vaccin H5N1 par culture sur la cellule rénale du singe, les scientifiques des 3 unités de production annoncent la sortie du premier lot de vaccin H5N1 pour l’homme et la volaille obtenu par culture sur l’embryon de l’œuf.
Il s’agit de l’Institut du vaccin et des produits biologiques de Nha Trang, de l’unité de production des produits vétérinaires Hoài Duc, à Hà Tây, rattachée à l’Institut central vétérinaire, et de la Société centrale des produits vétérinaires Noveco à HCMV.

Ce succès permet de penser que le Vietnam peut subvenir à ses besoins en vaccin dès la réapparition de l’épidémie.de grippe aviaire H5N1.
L’Institut central d’épidémiologie a reçu de l’Organisation Mondiale de la Santé la souche NIBRG-14 pour étudier la production du vaccin. L’Institut étudie la méthode de multiplication des souches et créé des lots de vaccins pour fournir aux centres de production des vaccins.
Le prix du vaccin H5N1 produit au Vietnam est inférieur à celui fabriqué à l’étranger. Par cette réussite, le Vietnam peut produire son propre vaccin dès l’apparition de l’épidémie et évite l’importation de grandes quantités de vaccin dans le premier temps.

Source: Journaux online du Vietnam

 

lundi 27 mars 2006, a 09:01
Francophonie : remise de prix aux 29 lauréats

La cérémonie de remise de prix aux gagnants de Hô Chi Minh-Ville du concours d'éloquence en langue française et de celui en ligne, "Voyage en Francophonie", s'est déroulée le 23 mars au lycée Lê Hông Phong. Organisée par le Bureau régional Asie-Pacifique de l'Agence universitaire de Francophonie (AUF), cette manifestation s'inscrivait dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie.
Xavier Vuillermet, représentant du Consulat général de France à Hô Chi Minh-Ville, a apprécié les excellents résultats obtenus par les lauréats, surtout la jeune Huynh Long Thanh Vân (12-18 ans), la première lauréate avec un score absolu de 30/30. Thanh Vân a fini son épreuve finale après la moitié du temps alloué. Surprise pour les juges ! Dans la catégorie des 18-21 ans, Nguyên Thi Thanh Huong - ancienne élève du lycée Lê Hông Phong, étudiante en troisième à l'Université des sciences sociales et humaines, a obtenu le premier prix. Récompense pour les lauréats : un ordinateur de 400 dollars.
"Voyage en Francophonie" a attiré 700 candidats du Laos, du Cambodge et du Vietnam, qui, pour la première fois, pouvaient concourir par Internet.
Quant au concours d'éloquence 2006, il a attiré la participation de 600 candidats. Nguyên Ky Phuong Quynh a gagné le premier prix en discourant sur l'ao dài, la tunique traditionnelle des Vietnamiennes. Elle se voit offrir un voyage de trois semaines en France. Une bourse de 6 millions de dôngs a été décernée à la deuxième, Phan Thu Khanh, pour son sujet "les patrimoines
culturels mondiaux".
À cette occasion, l'AUF a offert des récompenses à 13 élèves du groupe du concours national de français et aux 8 meilleurs élèves et étudiants des classes bilingues et des filières francophones de la ville. Quang Châu/CVN
( 24/03/06 )  

lundi 27 mars 2006, a 08:50
Tay nguyen : bonne marche d' un projet à Dak Lak

Le projet de développement rural de la province de Dak Lak promeut une approche d'intégration de la population des ethnies minoritaires dans l'économie rurale et la gestion des ressources naturelles.
"Le projet de développement rural de la province de Dak Lak au Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre) a obtenu des résultats satisfaisants, à tel point qu'il est prolongé jusqu'en 2009", estime Daniel Wahby, conseiller en chef du projet.
Ce projet est le fruit d'un partenariat entre le ministère vietnamien du Plan et de l'Investissement et l'Agence allemande de coopération technique GTZ. Sa première phase a duré de janvier 2003 à décembre 2005. La partie allemande y a contribué pour 2,55 millions d'euros et la partie vietnamienne 500.000 euros. "Cette somme-là n'est pas octroyée directement aux ruraux mais destinée à des cours de formation pour l'élaboration des plans de production agricole et de gestion des ressources naturelles, surtout forestières", explique l'expert allemand. Deux districts bénéficiaires
Le projet possède 3 volets principaux. Primo, présenter des méthodes recueillant la participation des habitants qui sont intégrées dans le cycle d'établissement des plans de développement général de l'État. Secundo, élaborer et réaliser des méthodes expérimentales de production agricole chez les populations minoritaires. Tertio, initier la communauté à la protection des forêts. "Le projet a pour objectif d'améliorer l'efficacité de la participation des habitants, notamment ceux issus d'ethnies minoritaires, dans l'essor de l'économie rurale", souligne le conseiller en chef Daniel Wahby.
Quatre communes des 2 districts de Lak et Ea H'Leo sont choisies pour expérimenter ce projet. "Ces localités reculées sont considérées comme les plus pauvres de la province", insiste Dô Ngoc Sy, coordinateur de formation du projet.
À une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Buôn Ma Thuôt (capitale provinciale de Dak Lak), le district de Lak est limitrophe de la province de Lâm Dông et, à 80 km au nord, le district d'Ea H'Leo rejoint la province de Gia Lai. Situées sur la route nationale 27, les communes de Bong Krang et Dak Nue à Lak sont assez proches du centre du district et bénéficient plus ou moins des infrastructures améliorées. En revanche, les communes d'Ea Sol et Ea Hiao, respectivement à 20 km et 25 km du centre du district d'Ea H'Leo, ne sont accessibles que par un chemin en mauvais état, les infrastructures locales étant sous-développées.
Après 2 années de préparation, l'élaboration des plans de développement a été achevée pour l'ensemble des 4 communes susdites. "Plus de 85% des villageois dans la zone du projet sont unanimes à constater que les priorités qui leur sont accordées ont déjà considérablement contribué à l'amélioration de leurs conditions de vie", se réjouit Daniel Wahby. Quelque 2.000 ha de forêts ont été attribués à 6 villages. Grâce à des cours de formation organisés dans le cadre du projet, des habitants d'ethnies minoritaires sont capables d'élaborer eux-mêmes des plans de gestion et de préservation des forêt.

Nguyên Hông Nga/CVN
( 24/03/06 )  

lundi 27 mars 2006, a 06:00
L' espion qui défia l'amérique

"Un Vietnamien bien tranquille" raconte l'histoire du parfait espion. Journaliste à "Time Magazine", source privilégiée des Américains pendant vingt ans, Pham xuan Ân était en fait une taupe du Viêtcông

Rédigée par Jean-Claude Pomonti, ancien journaliste du Monde qui a couvert la guerre du Vietnam, l'histoire de la principale taupe communiste à Saïgon sort le 23 mars aux éditions des Equateurs

Il vous attend derrière la grille de son petit jardin qui donne sur une artère bruyante du 3e arrondissement, près du centre de Saïgon. (...) A l'âge où il bénéficie du statut de patriarche, il est resté d'une belle simplicité. Il se garde de se prendre au sérieux et donne toujours l'impression d'être disponible. Plein d'humour, il se moque de lui-même et des autres. Parfois aussi, il raconte des histoires salaces, comme on les aime au Nord, à Hanoï, alors que les Méridionaux vietnamiens se montrent plus prudes. A 77 ans, Pham Xuân Ân continue de compulser les documents les uns après les autres, suit de près l'actualité, internationale et nationale. (...) Sa poignée de main reste toujours aussi ferme. Ses yeux roulent de la même façon quand, pince-sans-rire, il raconte une histoire drôle. Il n'a pas besoin d'attendre la fin d'une question pour en avancer la réponse.
(...) J'ai, face à moi, un personnage hors du commun. (...) La conversation prend le cours qu'il souhaite. Dans sa démarche, il tient du laboureur et du pédagogue. Il fait progressivement pénétrer les idées qu'il élabore. Il procède par touches, aligne les éléments qui facilitent la compréhension. A l'interlocuteur de les saisir. Ân est franc, direct. Mais, en bon Vietnamien, il ne dit jamais rien d'offensant. Quand il répond à une question par une boutade, inutile d'insister : il reviendra sur le sujet, s'il le souhaite, lors d'un entretien ultérieur. Dans ses propos comme dans son comportement, Ân sait se montrer ferme. Avant la victoire communiste de 1975, journaliste, Ân travaille au bureau de Time Magazine, l'hebdomadaire américain aménagé dans deux chambres contiguës au premier étage de l'Hôtel Continental, où tout le monde le connaît comme un homme affable, réfléchi, tranquille.

Il va souvent bavarder avec des collègues chez Givral, un café-glacier de l'autre côté de l'ex-rue Catinat, rebaptisée alors rue Tu Do ou de la Liberté. Parfois, son berger allemand, qu'on n'entend jamais, se couche docilement sous la table. Ân parque sa minuscule Renault 4 CV à deux pas de là, derrière le théâtre municipal, le long duquel se trouve le Continental.

Il n'élève la voix qu'à l'occasion d'un bon mot. Ân, qui parle et écrit couramment le français et l'anglais, va rarement au-devant des gens, mais ne rechigne pas à donner une explication ou un conseil. Les confrères qui le fréquentent ne perdent pas leur temps : ses analyses sur la stratégie communiste, les fondements de la politique américaine ou les capacités du régime de Saïgon sont claires, concises. Ân a tissé un réseau de relations avec tout ce qui, à Saïgon, peut compter : des autocrates d'autrefois aux généraux du jour qui se disputent le pouvoir. Il est aussi bien introduit auprès des officiers sud-vietnamiens en place qu'auprès de ceux qui sont sur la touche. Je l'aperçois en compagnie du chef sud-vietnamien du programme de pacification rurale ou de l'ancien directeur des services secrets de Saïgon. Il fréquente les patrons de la CIA. Il est persona grata à l'ambassade américaine et auprès de son proconsul. Les chercheurs américains les plus influents à Washington ne manquent jamais, lors de leurs passages au Sud-Vietnam, de le consulter.

Et puis, en 1978, trois années après la victoire communiste, une nouvelle circule. Il n'y a pas d'annonce officielle, c'est contraire aux habitudes du Parti communiste vietnamien. La nouvelle résulte d'une indiscrétion volontaire d'un membre du PC et ne fait l'objet que d'un entrefilet dans un quotidien français. Pourtant, elle est de taille : pendant toute la guerre, Ân a été la principale taupe communiste dans le Sud. Et quelle taupe ! Il a eu accès aux documents les plus secrets, y compris les comptes rendus des interrogatoires de prisonniers communistes. Il a prodigué ses conseils, le plus souvent sollicités, à des officiers, politiciens et espions de tous bords, américains et sud-vietnamiens. Cela ressemble à un énorme pavé jeté dans la mare américaine : Ân est colonel des services de renseignements communistes. Un an après la victoire, il a été élevé à la dignité de "héros de l'Armée populaire".

Les Américains tombent à la renverse. Sur le moment, il doit y avoir quelques réflexes de rage et de honte dans les rangs de la CIA, dont certaines éminences ne prenaient leurs décisions qu'après avoir consulté le journaliste de Time. Pham Xuân Ân, le Vietnamien préféré des Américains, a roulé le pouvoir américain de bout en bout. Les dommages sont incalculables. Combien de décisions a-t-il influencées à Saïgon ? Combien de retournements de situation peut-on attribuer aux renseignements fournis à Hanoï par ce journaliste formé - un comble ! - dans une université de Californie ? Les Américains savaient que l'administration et l'armée de Saïgon étaient truffées d'espions communistes. Mais jamais ils n'avaient pensé qu'il y en eût un d'un tel calibre, et, surtout, qu'il s'agissait d'Ân ! (...)

A cette époque, après la française, il y avait la guerre américaine, et, à ses côtés, sans frontière entre les deux, l'embrouillamini vietnamien, mélange de choix définitifs ou passagers, de fidélités et de trahisons, de rancoeurs, de rêves brisés, de passions. Il y avait aussi cette toile tissée et retissée par l'appareil communiste, qui avait canalisé le grand élan des années 1940 en faveur de l'indépendance. Qu'Ân ait pu jouer un rôle si important sans jamais se faire pincer tenait déjà de l'incroyable. Or, il avait fourni des renseignements cruciaux à Hanoï jusqu'à la dernière heure.

(...) Je me souviens de sa silhouette légèrement voûtée, déjà, en 1974, quand il quittait l'Hôtel Continental, en solitaire, pour regagner son domicile ou se rendre à l'un de ses rendez-vous dont j'ignorais l'importance. (...) " Une fois tous les deux ou trois mois, en moyenne, j'allais au rapport, dans la région de Cu Chi, mais dans un autre endroit que celui montré aujourd'hui aux touristes", dit-il. La plupart de ses rendez-vous avaient lieu à Hô Bo, une forêt située à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Saïgon. Il choisissait de s'absenter de préférence le week-end, ce qui était plus discret.

A une trentaine de kilomètres de Saïgon, le district de Cu Chi, en partie couvert par des plantations d'hévéas, abritait un dédale de souterrains utilisés par des éléments de l'état-major avancé communiste. Il reste aujourd'hui une petite partie de ces souterrains, entretenus et aménagés à l'intention des touristes. Ân se rendait plus à l'écart pour y rencontrer ses supérieurs, les poches vides. Compte tenu du risque d'interception, il transportait rarement lui-même des documents, et des courriers agréés s'en chargeaient. Dans le milieu de la presse, une absence de quelques jours ne risquait guère d'être relevée, car la plupart des correspondants se rendaient régulièrement au "front", ainsi qu'on le disait, ou en province

Ân a survécu dans la clandestinité jusqu'à la victoire parce qu'il s'est entouré d'un maximum de précautions. Il sélectionne lui-même ses courriers et n'hésite jamais à rejeter une candidature quand il ne la trouve pas entièrement sûre. Sur les 45 membres du réseau chargé de l'appuyer, 27 ont été capturés ou tués. Il s'enferme dans les toilettes de son domicile, à Saigon, pour déchiffrer les documents qu'il a récoltés. En cas de surprise, il dispose ainsi d'un laps de temps pour les détruire, car ses bergers allemands successifs montent la garde devant la porte. Il les a dressés à gémir discrètement dès qu'ils sentent la moindre anomalie.

Quand il doit rencontrer un autre agent de liaison en ville, ce qu'il évite au maximum de faire, il s'assure lui-même que ni l'un ni l'autre ne sont suivis et emmène son berger allemand. Son épouse le suit à distance pour pouvoir alerter la résistance en cas d'arrestation. Seules sa femme et sa mère sont au courant de ses activités. Personne d'autre, dans son entourage, ne s'en doute. Il ne porte jamais d'arme à feu ; de toute façon, il serait bien incapable de s'en servir pour n'avoir jamais suivi d'entraînement militaire sérieux.

Tant que cela l'a arrangé, il a laissé courir la rumeur selon laquelle il pouvait être un agent de la CIA. Après tout, il a bien connu Edward Lansdale à l'époque où il était affecté au TRIM. Futur général, Edward Lansdale a été un " faiseur de rois" - l'expression d'Ân - et un expert en contre-guérilla qui avait déjà joué un rôle aux Philippines contre la rébellion huk, menée par des communistes. Plus tard, des Américains en viendront même à demander à Ân son avis sur la façon dont ils doivent gérer leurs relations avec les Vietnamiens.

Il a lui-même longtemps conservé des réflexes acquis à cette époque. Une vingtaine d'années après la victoire de 1975 et alors que sa véritable identité était depuis longtemps publique, il parlait encore des communistes comme s'il n'en faisait pas partie. " Les communistes pensent...", ainsi commençait-il ses phrases, ce qui lui a valu, un jour, une réflexion gentiment ironique d'un ami vietnamien commun, qui lui a rétorqué : " Pourquoi ? Tu n'es pas communiste, toi ?" Une remarque qu'Ân n'a pas tenu à relever. "Les communistes me traitaient de "My Con", de fils d'Américain", disait-il. Il s'en amusait. Le double langage lui était étranger : il avait tout simplement gardé le pli, l'habitude de parler du Parti à la troisième personne, afin d'éviter des dérapages qui auraient pu, dans d'autres circonstances, lui coûter cher.

Un soir, au moment où il rédige un message à l'encre sympathique, sa fille, alors écolière, vient le voir à l'improviste. Il n'a pas le temps de cacher sa feuille blanche et de paraître faire autre chose. La petite rapporte son étonnement à l'un de ses frères : le père écrit, mais rien ne s'inscrit sur le papier. Mis au courant, Ân s'en tire en expliquant le lendemain à sa fille qu'elle n'a rien vu en raison de l'éclairage : elle se trouvait à contre-jour. (...)

Deux ans avant la fin de la guerre, un incident aurait dû m'alerter. Début février 1973, au lendemain de la signature à Paris d'un accord américano- vietnamien censé mettre fin aux combats, je cherchais désespérément, comme bien d'autres journalistes, à passer de l'"autre côté", dans une "zone libérée", pour effectuer un reportage dans une région tenue par les Viêtcôngs.(...) Peu après, en fin d'après-midi, quelqu'un frappe à la porte de ma chambre. (...) Ân est au courant de mes déboires et me suggère (...) d'aller sur la route de My Tho, ville riveraine du Mékong, à une soixantaine de kilomètres au sud de Saïgon. (...) "On dit que là-bas on peut passer..." (...)

Le lendemain matin, dès l'aube, notre petite équipe est en route. Au préalable, nous avons repéré My Qui sur une carte d'état-major. A la hauteur du hameau, sur la RN 4, se trouve la cahute d'un mécanicien qui accepte de garder notre voiture sans poser de questions. Tout se passe sans encombre. Nous franchissons une rizière à découvert, puis traversons un hameau sans adresser la parole aux nhân dân tu ve, les miliciens armés de Saigon censés y être de faction. Une fois franchi ce hameau, un gamin nous fait signe de le suivre sur une digue étroite.

A l'entrée du hameau suivant, perdu dans la végétation qui encadre des rizières inondées, une banderole souhaite la bienvenue à "la presse internationale", et les drapeaux du FNL, ou Front national de libération du Sud-Vietnam, sont omniprésents. On peut y entendre le bruit de la circulation sur la route nationale. Encadrés par des Vietcôngs, nous passons deux jours à sillonner cette campagne le long du Mékong et assistons, un soir, à une représentation offerte par une troupe de théâtre "au front".

Je suis alors très reconnaissant à Ân du service qu'il m'a ainsi rendu. (...) Si j'en conclus qu'il doit au moins être en contact avec les Viêtcôngs, je le garde pour moi et n'imagine pas un seul instant qu'il est un officier supérieur des services de renseignement communistes. Je me souviens seulement d'une conversation, une année plus tard, au cours de laquelle j'ai demandé à Robert Shaplen, journaliste américain, son opinion sur le sort qui pourrait être réservé à nos amis vietnamiens en cas de victoire communiste. Bob m'avait répondu qu'il ne s'inquiétait pas trop pour Ân.

En 1978, malgré les profondes cicatrices, la guerre s'était déjà assez éloignée de l'actualité pour que les révélations sur le rôle d'Ân ne fassent pas sensation. Il ne s'agit, en effet, que de la partie émergente de l'iceberg : l'espion qui a réussi à traverser un quart de siècle de guerres - ce qui constitue déjà un exploit - sans se faire repérer. L'espion parfait. Rédigée dans le style parabolique des marxistes, la citation justifiant l'attribution de la dignité de "héros de l'Armée populaire" est beaucoup plus élogieuse qu'explicite. Ân, explique-t-elle, "a répondu aux besoins des services de renseignements de 1952 à avril 1975", "a travaillé et vécu avec l'ennemi pendant vingt-trois ans tout en restant d'une loyauté absolue à l'égard du Parti" et "a fermement cru en la victoire de notre révolution". Un parcours sans faute, mais sans détails. Quelles vérités peuvent se nicher derrière ce verbiage ? (...)

C'est seulement au fil des années 1990, quand le Vietnam s'ouvre de plus en plus sur le reste du monde, que la véritable dimension du personnage se révèle. Le voile ne s'est levé que progressivement, pour plusieurs raisons : le repli temporaire du Vietnam communiste sur lui-même ; la culture du secret héritée à la fois de la résistance et du communisme ; les méfiances des apparatchiks ; enfin, le tempérament du personnage.

Ân ne se met jamais en avant. Il est tout sauf un vantard. (...) Son histoire n'est pas seulement celle de l'espion parfait. Agent de renseignements communiste dans les zones viêtcôngs du Sud, Muoi Nho a reçu et relayé les documents envoyés par Ân de 1961 à 1964. Il a attendu près de trois décennies pour révéler que dans la capitale du Nord le bureau politique du PC et le commandement militaire étaient, en règle générale, "très heureux" lors de la réception des rapports d'Ân. Le premier ministre, Pham van Dông, dit Muoi Nho, "rit avec bonheur, alors que le général Vo Nguyên Giap déclare : nous sommes maintenant dans la salle d'opérations américaine" quand les rapports d'Ân tombent enfin entre leurs mains. (...)

En 2002, affirmant ignorer le pourquoi d'une décoration, Pham Xuân Ân fit cette confidence : "Je suis un agent de renseignements stratégiques. J'analyse la doctrine militaire de l'ennemi, je fournis des rapports concernant leurs stratégies, leurs tactiques, leurs scénarios et l'information liés à la guerre spéciale. Je livrais à nos dirigeants ce dont ils avaient besoin de façon urgente. Un point c'est tout."

Ân m'a raconté qu'il avait fait parvenir à Hanoï le programme confidentiel de la "guerre spéciale" américaine dès la sortie de sa première édition, datée du 15 novembre 1961. Le volume confidentiel figure encore dans sa bibliothèque. Cinq autres éditions "révisées" ont été publiées de 1961 à 1963. "Je les ai toutes obtenues", dit-il, ce qui veut dire qu'il les a aussitôt transmises à Hanoï. Les communistes connaissaient donc exactement la tactique américaine dans le Sud.

Ce programme est officiellement abandonné lors du renversement du président Ngô Dinh Diêm par une junte militaire en novembre 1963. Mais le fiasco d'Âp Bac, plusieurs mois auparavant, a déjà révélé les déboires subis dans son application. Dans un article publié par le New Yorker en mai 2005, Thomas A. Bass affirme qu'à cette occasion Ân "a défini la stratégie", ce qui expliquerait pourquoi lui-même et le commandant viêtcông sur le terrain ont été les seuls à obtenir la plus haute distinction de l'Armée populaire. Le rôle d'Ân n'est-il, déjà à cette date, que celui d'un " espion stratégique" ?

Source:  Le  Monde  -   24 Mars  2006 - 

 

dimanche 26 mars 2006, a 08:03
Saigon signal, tout neuf dans un espace ancien

Dans un imposant cube, tel une forteresse, peu de gens pourraient penser que se trouve un espace artistique où Orient et Occident se mélangent. La galerie Saigon Signal, 135, rue Nam Ky Khoi Nghia - en face du palais de la Réunification, est une idée novatrice de la société Y Ngoc. C'est une adresse qui introduit les touristes vietnamiens et étrangers à des œuvres artistiques réalisées en de maintes matières.
Ici, se côtoient peintures à l'huile, aquarelles, laques, sculptures sur bois, poteries, toutes sortes d'articles de souvenir présentant des caractères typiquement vietnamiens, par leurs thèmes ou leurs couleurs mais dont les formes nouvelles varient.
Au dehors, c'est le flux tumultueux des véhicules circulant bruyamment. Une vie trépidante avec toutes ses contingences quotidiennes, qui s'oppose à cette galerie, un monde tout de couleurs, de pensées créatives et de sentiments, de la condition humaine des artistes aussi, qui se révèlent à vos yeux sur la soie, le bois laqué, la poterie...
Avec près de 300 m2 dans la forêt du Parc central, Saigon Signal se veut aussi un lieu de rencontre des peintres et des artistes. Un lieu de considération des peintures et de la lecture de livres, pour se détendre tout en contemplant du balcon le vert panorama de la ville, pour faire dissiper la fatigue et oublier les travaux quotidiens. Aussi, en venant en ces lieux, vous aurez soin de ne pas seulement vous attacher aux œuvres que vous y trouverez, mais également aux détails de la décoration de la galerie qui contient un message de la propriétaire, une femme aimant la nature, l'humanité, passionnée des arts, convaincue que la beauté doit être offerte à tout homme pour rendre sa vie meilleure.
Ce lieu est le symbole d'une architecture typique d'une certaine époque, particulièrement présente dans la mémoire des Saigonnais d'autrefois et, aujourd'hui, un espace de réconciliation entre les arts, la beauté et la culture vietnamienne.

Thy Ngoc/CVN
( 24/03/06 )

dimanche 26 mars 2006, a 07:56
La 8ème conférence internationalesur la pêche tenue à Hanoi

La 8e conférence sur la pêche dans le secteur du Pacifique s'est ouvert le 22 mars à Hanoi avec pour thème "Les défis dans la gestion des ressources dans l'écosystème marin du Pacifique", réunissant les représentants de nombreux pays côtiers du Pacifique.
Prenant la parole à la session d'ouverture de cette 8e conférence, le ministre vietnamien des Produits aquatiques, Ta Quang Ngoc, a affirmé que le secteur des produits aquatiques, qui contribue pour une part importante à l'économie de chaque pays, doit faire l'objet d'un développement durable, dans les intérêts, tant immédiats que futurs, des communautés humaines du Pacifique. Pour lui, les catastrophes naturelles constituent une grande menace pour le développement de la pêche, d'où la nécessité de partager les informations en la matière et d'établir un réseau d'alerte précoce dans cette région.
Il s'agit là d'une importante tribune internationale sur la pêche, organisée alternativement, tous les 2 ans, dans un de ses pays membres : le Japon, la Chine, la Corée du Sud, la Russie, les États-Unis et le Canada. Rassemblant de nombreux pays côtiers du Pacifique, elle donne aux planificateurs des politiques, aux scientifiques, aux organisations gouvernementales et non gouvernementales relatives à la pêche, l'occasion de discuter des mesures de gestion et d'exploitation des ressources marines, ainsi que des produits aquatiques en général, pour un développement durable de la région.
Le Vietnam est le premier des pays observateurs à accueillir cet important événement, suite à la décision prise lors de la 7e conférence tenue en mai 2004 à Pusan, Corée du Sud.
La conférence devra clôturer ses travaux le 24 mars.

NGOC TU/CVN
( 23/03/06 )

samedi 25 mars 2006, a 15:06
Café : les Vietnamiens consomment peu

Tandis que les Européens consomment 7 kg de café par an et par personne, les Vietnamiens en boivent seulement 0,5 kg.
Certaines recherches récentes menées par la Banque mondiale ont montré que le marché domestique du Vietnam serait capable de consommer 70.000 tonnes de café par an, chiffre qui représente près de 10% de la production actuelle du pays. Toutefois, selon l'Association mondiale du café, cette consommation vietnamienne n'absorbe que 3,6% de sa production, contre 25% dans d'autres pays membres. Le Brésil, plus grand producteur de café avec plus de 2 millions de tonnes par an, se classe au 2e rang mondial en terme de consommation, avec un volume écoulé sur le marché brésilien de 600.000 tonnes équivalant avec la quantité de café vietnamien récoltée annuellement. Deuxième producteur mondial, le Vietnam a réputation acquise depuis une dizaine d'années. L'application de nouveaux progrès techniques aux cultures l'a aidé à augmenter le rendement, atteignant en moyenne 1,7 tonne par hectare ces 20 dernières années, un bon résultat selon les experts.
Pourtant, la plupart des récoltes sont vouées à l'exportation. Comme d'autres secteurs agricoles, les entreprises de transformation du café préfèrent les débouchés étrangers au marché national. Profitant de tous les moyens d'information pour chercher des partenaires étrangers, la compagnie Thu Hà dans la province de Gia Lai (hauts plateaux du Centre) exporte chaque année les deux tiers de sa production. "Nous nous efforçons d'exploiter le marché intérieur, mais la concurrence s'avère très acharnée. De plus, les recettes sont beaucoup plus faible que dans l'exportation", souligne le directeur Ngô Tân Giac. Son entreprise a "attaqué" à 3 reprises le marché du Sud, toujours en vain. "Notre solution provisoire est d'ouvrir nos propres cafétérias, mais ce n'est pas très efficace à mon avis", indique M. Giac.
La conquête du marché domestique par la création de chaînes de distribution de café est également appliquée par diverses compagnies de transformation. Outre les succès de Trung Nguyên, d'autres labels comme Highland, Phuc Ban Mê, Café Buôn Ma Thuôt sont apparus dans les grandes villes. "L'objectif est de présenter des produits, le chiffre d'affaires n'étant pas important", affirme un homme d'affaires.
Selon les experts commerciaux, un obstacle dans la commercialisation du café moulu au Vietnam réside dans la tendance à boire du café instantané, notamment chez les jeunes. Le pays enregistre une vingtaine de marques de ce produit, dont la plupart sont importées. Pourtant, la fabrication des produits instantanés demande toujours un grand investissement pour les équipements. Ceci est rédhibitoire pour les entreprises de petite et moyenne envergure, lesquelles représentent la quasi-totalité de ce secteur.

Mai Linh/CVN
(24/03/06)

samedi 25 mars 2006, a 15:00
OMC : fin des négociations vietnamo-canadiennes

Vietnam et Canada ont signé mercredi dernier à Genève un accord d'achèvement des négociations bilatérales sur l'adhésion vietnamienne à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Le processus de négociations, entamé en 2001, comprenait 9 séances de travail. Les deux parties sont parvenues à une entente dans l'ouverture des marchés de marchandises et de services. Le Canada est le premier pays d'Amérique du Nord à avoir clos ses discussions avec le Vietnam. Il s'agit d'un événement important qui sera bénéfique également aux relations bilatérales. Partenaire commercial important, le Canada a supprimé depuis début 2005 ses quotas sur les produits textiles vietnamiens. La valeur des échanges commerciaux bilatéraux a atteint l'an dernier environ 650 millions de dollars.
La cérémonie de signature a eu lieu en marge des discussions multilatérales sur l'intégration vietnamienne à l'OMC. Les débats devraient se concentrer sur la propriété intellectuelle, les entreprises publiques, l'assistance à l'industrie et l'élaboration des lois. La délégation vietnamienne, conduite par le vice-ministre du Commerce, Luong Van Tu, aura également des séances de travail respectivement avec les États-Unis, le Mexique, le Honduras et la République dominicaine. Il s'agit des 4 derniers partenaires parmi la trentaine de pays qui ont mené des négociations bilatérales avec le Vietnam.

Linh Huong/CVN
( 24/03/06 )

 

samedi 25 mars 2006, a 14:46
Hi-Tek distribuera de 30000 à 50000 noms de domaine ".vn"

Le groupe de technologies de l'information Hi-Tek (DotVN) a annoncé sa fourniture, en deux à trois ans, de 30.000 à 50.000 noms de domaine ".vn " à diffusion Mondiale.

Hi-Tek a été autorisé par le Centre Internet Vietnam relevant du ministère des Postes et des Télécommunications à faire la publicité des noms de domaine ".vn" dans le monde entier.

Actuellement, ces noms de domaine ont été fournis et enregistrés (par Hi-Tek) par le biais d'un système de portails commerciaux en ligne dans son réseau mondial Reseller.

Hi-Tek est un des groupes de fournisseurs de services d'Internet et de fabrication de produits médiatiques de premier plan, dans le but d'assister le développement des infrastructures du tourisme, de propager l'image du Vietnam, à travers divers projets: www.hanoitips.com ; www.hotels.com.vn ; www.stressmarts.com.

Le réseau de revendeur  de Hi-Tek couvre le monde entier avec 52 fournisseurs internationaux de renom tels que Version Inc, Register.com Inc., Safenames Ltd, IP Mirror Pte Ltd et une trentaine de compagnies opérant au Vietnam, dont Hanoi Telecom, Investconsult Group, IDG Venture Vietnam...

Source:  AVI  -24 Mars  2006-

samedi 25 mars 2006, a 14:41
Bill gate attendu au Vietnam

Bill Gates, président du groupe Microsoft, le géant informatique américain, effectuera une visite de 2 jours, les 21 et 22 avril, au Vietnam, suite à l'invitation du Premier ministre vietnamien Phan Van Khai lors de sa récente visite au siège de Microsoft à Seattle.
Lors d'une rencontre avec la presse, hier 23 mars à Hanoi, Vu Duc Dam, vice-ministre des Postes et des Télécommunications, a décrit cet événement comme "le plus important de 2006 pour le secteur de la technologie informatique".

" La visite au Vietnam de Bill Gates illustre la préoccupation des investisseurs en technologie informatique vis à vis du Vietnam, un marché potentiel. Il est temps pour eux d'examiner la possibilité de l'inclure dans leurs réseaux globaux de fabrication de produits et de distribution de services", souligne M.Dam.
Durant son séjour au Vietnam, Bill Gates rencontrera des dirigeants, des étudiants et des fabricants de logiciels.
D'après Christopher Desriac, chef de représentation de Microsoft Vietnam, cette compagnie investira dans la ressource humaine vietnamienne pour la fabrication de logiciels.
Selon les engagements de Bill Gates, environ 50.000 professeurs vietnamiens seront formés à l'utilisation des logiciels et des ordinateurs pour le développement de l'informatique dans la communauté. Microsoft coopérera avec la Chambre de Commerce et d'Industrie du Vietnam pour aider les PME vietnamiennes à augmenter leurs connaissances en propriété intellectuelle et accéder aux nouvelles technologies informatiques.

Source  :  Le courrier du Viêtnam - 24  Mars 2006 - 

 

samedi 25 mars 2006, a 14:28
Bruxelles impose sa taxe antichaussures asiatiques

Malgré la division des Etats membres, des mesures antiduming frapperont la Chine et le Vietnam.
La Commission européenne a finalement eu le dernier mot. Après un échange de vues avec les Vingt-Cinq, le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, a fait passer en force son projet. Le 7 avril, l'UE imposera des taxes équivalentes à 19,4 % du prix à l'importation sur les chaussures en cuir chinoises et de 16,8 % sur les chaussures en cuir vietnamiennes, et cela de façon progressive et pour six mois. Les taxes ne concerneront en fait que 9 % des 2,5 milliards de paires de chaussures vendues chaque année dans l'Union. Mais le road-movie des chaussures a creusé de profondes divisions chez les Vingt-Cinq...

Enquête. Tout débute en 2004, quand, alertés par certaines pratiques concurrentielles jugées déloyales, les producteurs de chaussures ­ italiens, espagnols et portugais en tête, et, dans une moindre mesure, français ­ tirent la sonnette d'alarme. Après neuf mois d'enquête, les autorités européennes identifient les «preuves irréfutables» que les deux pays asiatiques exportent leurs produits en UE à des tarifs très en deçà des coûts domestiques grâce à des allégements fiscaux, des prêts amicaux aux entreprises, des locations de terrains et de locaux à des prix inférieurs au marché...

Malgré ces preuves, les pays européens se déchirent. Aux Etats membres producteurs qui prônent une ligne dure ­ l'Italie, plus gros producteur européen de chaussures, réclame des taxes à 50 % du prix ­ s'opposent les pays non producteurs, Pays-Bas, Irlande, Grande-Bretagne, Allemagne, qui craignent une répercussion sur les prix de la chaussure.

«Regrettable». Privé de majorité ­ 11 abstentions, 10 voix contre... et 3 voix pour ­, la décision est de facto renvoyée à la Commission européenne, qui opte pour une voie médiane : des mesures provisoires et graduelles. Côté producteurs, on se réjouit : «Les prix étaient artificiellement bas depuis des années, il fallait réagir, assure Olivier Mugnier de la Fédération française de la chaussure. Cela ne se fera pas sans casse. Les mesures antidumping égratignent les entreprises qui ont délocalisé leur production dans les pays asiatiques. Mais on s'attendait depuis longtemps à ces mesures et la plupart des entreprises concernées ont changé leur stratégie.» Entendez : ont remonté leur structure de production dans des pays voisins non taxés. «La prolifération des mesures antidumping ne peut pas constituer une politique de défense européenne crédible, explique Dominique Forest, du Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc). Les taxes ne résoudront pas le problème.» C'est aussi l'avis des Chinois, qui stigmatisent une décision «regrettable» qui accroît le «protectionnisme commercial». «Je ne baisserai pas les bras, a annoncé le ministre chinois du Commerce. Et je continuerai mes efforts.» Ambiance règlement de comptes à l'OMC en octobre... A suivre.

Source : Libération - 24 Mars  2006 -

vendredi 24 mars 2006, a 23:21
Saigon, capitale du Vietnam

Même rebaptisée Ho Chi Minh ville, Saigon demeure à jamais la capitale économique et commerciale du pays.

 

http://www.alovelyworld.com/webvn/htmfr/vn013.htm

vendredi 24 mars 2006, a 07:01
Lutte contre la tuberculose : succès et défis

Le Programme national de lutte contre la tuberculose est estimé efficace par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a informé Dinh Ngoc Sy, directeur de l'Hôpital national de la tuberculose et des maladies pulmonaires, à l'occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la tuberculose (24 mars).
Depuis 1997, le programme a permis de guérir plus de 85% du total des malades. Une réussite à mettre au compte de 3 facteurs fondamentaux. Tout d'abord, le pays a établi un réseau de lutte synchronique, de l'échelon central au local. Le ministère de la Santé assume la direction, avec l'aide de l'Hôpital national de la tuberculose et des maladies pulmonaires. De plus, le Vietnam a mis en œuvre ce programme selon le modèle le plus avancé. Le traitement est sous le contrôle draconien des cadres sanitaires mais aussi des proches des patients, afin de suivre l'évolution de la maladie. Enfin, ledit programme bénéficie de priorités financières de l'État.
Toutefois, les difficultés sont nombreuses. Le Vietnam se trouve au 13e rang mondial et 3e rang en Asie du Sud-Est des pays touchés par cette maladie. De plus, le taux de malades à la fois tuberculeux et séropositifs (ou sidéens) augmente de manière alarmante. L'an dernier, 4,8% des séropositifs étaient dans ce cas, contre 3% en 2002. Dans la ville de Hai Phong (Nord), ce pourcentage atteint 13,8%. Selon Dinh Ngoc Sy, parmi les mesures urgentes, la priorité est de renforcer la coopération entre les établissements sanitaires pour une détection précoce des maladies. Ngoc Lam/CVN
( 24/03/06 ) 

vendredi 24 mars 2006, a 06:25
Francophonie : formation dans le génie civil

Pour répondre aux besoins croissants du Vietnam dans le secteur de construction, les gouvernements vietnamien et français ont conjointement mis en place le programme de formation des ingénieurs d'excellence au Vietnam (PFIEV).
Créées au sein de l'École supérieure de génie-civil et celle du transport et des communications à Hanoi et sur le campus de l'Institut polytechnique à Hô Chi Minh-Ville, les filières francophones de Agence universitaire de la Francophonie (AUF) sont fortement appuyées par de grandes écoles françaises comme l'École des ponts et chaussées de Paris, l'École centrale, les INSA (de Rennes, de Toulouse, de Lyon) et le Centre des hautes études de construction (CHEC). Un consortium multilatéral qui n'a pas manqué d'envoyer ses experts dispenser des cours spéciaux et participer à la soutenance des mémoires de fin d'études. Tout récemment, Pham Quôc Thai, de l'École supérieure de génie civile de Hanoi, a soutenu sa thèse de doctorat en mécanique de structure à l'École polytechnique.
Une centaine d'étudiants ont achevé leurs études de DEA dans les labos de ces écoles. Et une vingtaine de thésards, après avoir soutenu avec succès leurs thèses de doctorat, sont en train de faire leur post - doc dans des entreprises ou centres de recherches en France ou dans des pays francophones.
Les classes de PFIEV méritent notre attention, vu la qualité de formation des futurs ingénieurs d'élite. Les étudiants de la première promotion viennent d'en sortir et ils sont bien accueillis par les entreprises vietnamiennes. Elles trouvent en eux le potentiel scientifique de recherches et la capacité d'adaptation à toute évolution de la technologie en génie-civil. Les classes de PFIEV profitent du soutien de leurs prestigieux parrains que sont l'École des ponts et chaussés et l'École centrale. Une qualité de l'enseignement mis sur orbite par les cours dispensés par de grands professeurs comme J.Berthier, Daniel Grimme, Nguyên Thanh, Nguyên Dac Chi, Nguyên Quy Dao, J.M.Torrenti. Car ces fleurons de l'éducation française n'hésitent pas à dépêcher leur corps enseignant au Vietnam pour le suivi scientifique et l'amélioration de la formation de ces classes.
Récemment un séminaire intitulé "PFIEV et son environnement industriel" organisé à Hanoi, Dà Nang et Hô Chi Minh-Ville, a revelé l'attention des grandes écoles pour l'insertion des filières PFIEV à la réalité productrice du pays et surtout à l'élévation de la qualité de formation.
L'École des ponts et chaussées de Paris est toujours une grande amie pour les écoles vietnamiennes de génie-civil.
En France, le club Développement Vietnam des anciens élèves de cette école vient de publier une brochure à l'occasion du 25e anniversaire de coopération. Dans ce petit livre, sont présentées les grandes réalisations des entreprises françaises dans le domaine des infrastructures, des transports et on y aborde aussi la carrière des anciens élèves illustres comme Hoàng Xuân Han, Trân Dai Nghia, Lê Tâm, Trân Lê Quang, Bùi Huu Lan. On y apprend également que Nguyên Thành Long, président de l'Association, vient de se voir décerner la Légion d'honneur de France.
Outre les grandes écoles nommées ci-dessus, n'oublions pas que l'École polytechnique et l'École des Mines de Paris accueillent aussi certains thésards en génie-civil. Kim Cuong/CVN
( 23/03/06 )  

jeudi 23 mars 2006, a 16:20
La musique vietnamienne face à ses défis

La musique vietnamienne est-elle en train de prendre son envol ? Si l'on considère le nombre exponentiel de chansons pop qui sortent, la réponse est oui. Pourtant, nombreuses sont les voix à dénigrer ce type musical récent.
Une étudiante, dans la rue, s'exprime sur la chanson Lui et moi, qui choisiras-tu ? Une personne parmi tant d'autres mais des propos qui reviennent dans toutes les bouches. "D'abord, j'étais en colère d'entendre ces paroles frivoles dans les rues, puis je m'en suis foutue. Et un jour, il m'est arrivée de les chanter sans même m'en rendre compte. Quelle folie !", confie-t-elle. Aujourd'hui, les studios produisent à la chaîne des chansons pop qui prennent très vite le chemin des bacs. Si la pop est un type musical récent, elle s'est très vite incrustée dans les goûts du public, un peu comme symbole des temps nouveaux. D'une courte durée de vie, les chansons, souvent bâties sur des paroles absurdes, n'en sont pas pour autant inoffensives, créant de mauvaises références et surtout un mauvais goût chez leurs auditeurs, particulièrement les jeunes de 13 à 25 ans.
Plus sérieuse, la deuxième accusation majeure est le contexte louche voir illégal dans lequel de nombreuses chansons voient le jour. Accusées "de vol", on emprunte une chanson étrangère pour donner naissance à une version vietnamienne. Citons là Hoài An, Quang Huy, et compagnie. Le succès facile, sans prendre bien garde à la futilité des mots et aux orientations plutôt sexuelles des chanteuses. Et de plus en plus d'adolescents d'hurler des âneries dans leurs chambres en imitant les artistes.
D'ailleurs, cette nouvelle scène musicale a aussi emprunté les méthodes marketing de leurs confrères étrangers. Le scandale est un outil efficace pour les chanteurs dont le talent laisse à désirer mais désireux de conquérir vite ce marché juteux. De fausses histoires d'amour aux plaintes portées contre les milieux de la communication, en passant par des scènes porno sur le Net ou des vêtements provocants devant le public. Et que dire de la qualité musicale. Si autrefois, Trinh Công Son ou Nguyên Cuong permettaient aux chanteuses de se faire un nom, les jeunes starlettes féminines accordent maintenant leurs faveurs à de jeunes compositeurs, auxquels ils manquent sans conteste un brin d'expérience ou d'originalité.
D'ailleurs, au Vietnam, la plupart des compositeurs n'arrivent pas à instrumenter leurs propres chansons, voyez vous même le faible niveau du professionnalisme du paysage musical.
Pour se défendre, les partisans de la pop déclarent que les ventes rapides des albums pop, produits culturels, justifient leur beauté. Autre argument avancé : "Je ne fais pas de distinction entre musique traditionnelle et celle de marché. Ce qui plaît au public, c'est le populaire et seul ça est important". Mais peut-être le public accueille cette musique à force d'en être martelé, comme lorsqu'on s'accoutume inconsciemment, les ondes passant sans cesse ce type de chansons sans compter la diffusion régulière faite à la télévision.
Selon le compositeur Nguyên Thiên Dao, un Vietnamien d'outre-mer, il faut regarder la chose dans son ensemble. "Même en Europe, la musique est aussi influencée par la pop américaine. Le Vietnam ne fait pas exception quand les musiques sales existent toujours dans les autres pays du monde", remarque-t-il.

Xuân Thang/CVN
( 23/03/06 )

jeudi 23 mars 2006, a 16:07
Sida et enfance : une conférence au Vietnam tire la sonnette d'alarme

Des experts de l'Onu et d'organisations non-gouvernementales sont réunis à partir de mercredi au Vietnam pour attirer l'attention sur le milliard d'enfants et de jeunes d'Asie, dont l'exposition au sida reste encore largement ignorée, selon eux.

"La plupart du temps, les enfants restent ignorés quand on évalue le risque et l'impact du sida/VIH" en Asie, continent où le virus se propage le plus rapidement dans le monde, souligne le directeur régional du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), Anupama Rao Singh.

"Ce n'est plus acceptable. Nous avons l'occasion de changer le statu quo pour les enfants en accélérant de manière importante notre réponse", ajoute le responsable.

La conférence de trois jours doit se pencher sur les mesures à prendre pour juguler la propagation du sida chez les enfants et aider ceux qui ont été contaminés tout comme ceux qui en sont les victimes, comme les orphelins.

Le colloque est le premier de ce genre dans la région. Il réunit plus de deux cents délégués de vingt pays, dont 14 enfants de Mongolie, d'Indonésie et de Papouasie-Nouvelle Guinée qui ont été affectés directement ou indirectement par la maladie.

Plus de 30.000 enfants en Asie étaient l'an dernier séropositifs et un tiers d'entre eux ont été contaminés dans la seule année de 2005, selon les Nations unies qui soulignent la limite de ces données, étant donné l'absence de chiffres en provenance de nombreux pays.

A la fin de l'an dernier, 450.000 enfants en Extrême Orient et dans le Pacifique avaient de plus perdu un ou leurs deux parents en raison du sida, et des centaines de milliers d'autres vivent avec des père et mère malades voire mourants.

L'Asie comptait 8,3 millions de séropositifs ou de malades du sida en 2005. Cette année-là, le sida y a provoqué plus d'un demi-million de décès (environ 520.000) et 1,1 million d'habitants y ont contracté le virus du sida (VIH), selon un rapport de l'Onusida cosigné par l'Organisation mondiale de la santé et publié en novembre.

Les enfants sont particulièrement vulnérables à la maladie, en raison de la pauvreté, de la violence, du trafic humain et de la dispersion des familles dans une région en rapide industrialisation et urbanisation, explique l'Unicef.

Pour autant, "les enfants sont notoirement absents" des programmes de lutte de la plupart des pays, souligne un document préparatoire à la conférence remis lors de son ouverture.

D'ici mai, des pays membres des Nations unies doivent soumettre un plan de lutte destiné à être présenté lors d'une séance spéciale de l'Onu sur le sida/VIH. La conférence de Hanoï est là pour faire en sorte que les enfants n'en soient pas les oubliés.

"Nous souhaitons la mise en place d'actions plus collectives et efficaces afin que nos enfants puissent mener une vie meilleure", explique le vice-Premier ministre du Vietnam, Pham Gia Khiem. "Les enfants sont l'avenir du monde".

Source: AFP -22 Mars 2005-

jeudi 23 mars 2006, a 16:02
Un responsable de la douane exécuté pour corruption au Vietnam

Le Vietnam a exécuté un célèbre responsable de la douane condamné à mort pour réception de pots-de-vin dans le cadre du plus important scandale de contrebande démantelé à la fin des années 1990, a-t-on indiqué mercredi de source judiciaire.

L'exécution par balles de Phung Long That, ancien chef de la section en charge de la lutte contre la contrebande au sein du Département de la douane saïgonnaise, a eu lieu mardi à Ho Chi Minh-Ville, la capitale économique du sud, a précisé le tribunal municipal.

That avait été condamné à mort dans un procès retentissant en avril 1999 pour corruption et contrebande. Lui et ses 72 complices, dont 39 douaniers, avaient été accusés d'avoir importé frauduleusement 70 millions de dollars de voitures et pièces électriques en 1994 et 1997 vers le Vietnam.

Source: AFP - 22Mars 2006 -

 

mercredi 22 mars 2006, a 10:55
Les jolis coins paradisiaques à visiter

LES COTES DU VIETNAM A VISITER

Le Vietnam compte 3 200 km de côtes. Peu ouvert sur le tourisme "bleu", il possède tout de même quelques stations balnéaires. C'est le cas de Vung Tau, au sud de Hô Chi Minh-Ville et des côtes du Vietnam, à l'est du pays. Qui plus est, il demeure une contrée totalement dépaysante et offre de somptueux panoramas. Ses eaux sont agréables, chaudes, idéales pour la baignade.

Les côtes du Vietnam, très découpées et bordées de cocotiers ont des plages de sable fin. Elles sont magnifiques, notamment, à Nha Trang et Phan Thiêt, et souvent comparées aux plages de Polynésie.

Au nord, la fameuse baie d'Along forme un site grandiose, avec ses 3 000 îles et îlots granitiques. Le nom d'Along signifie "dragon descendant vers la mer". Selon la légende, un dragon venu des montagnes aurait cisaillé le littoral de sa queue, donnant naissance à la myriade d'îles que l'on peut voir aujourd'hui. Classée au patrimoine mondial par l'Unesco, la baie d'Along se visite en bateau, pour découvrir des grottes étonnantes : la grotte Hang Gau Do ou grotte des Merveilles, qui se compose de trois salles décorées de stalactites, la grotte de Hang Hanh, longue de 2 km, et la grotte du Tambour, réputée pour son accoustique. A voir aussi : l'archipel de Cat Ba, qui possède la plus grande île de la baie et dont la moitié est devenue un parc national. Faune et