 Les ressources humaines constituent un grand défi pour le Vietnam dans le processus de construction de sa première centrale nucléaire, qui serait opérationnelle entre 2017 et 2020. Le Vietnam doit faire face au manque de bon nombre d'experts pour mettre en oeuvre son programme nucléaire, a estimé le professeur Hoang Dac Luc, de l'Institut de l'énergie nucléaire du Vietnam. En effet, pour faire fonctionner cette centrale, le Vietnam nécessite un contingent de l'ordre de 3.500 à 4.500 personnes, dont 500 à 700 diplômés universitaires et post-universitaires, 700 à 1.000 techniciens et 2.300 à 3.000 ouvriers qualifiés. En outre, la formation professionnelle dans l'élaboration et la gestion des projets, la surveillance du fonctionnement, la mise à l'essai, la maintenance du réacteur ainsi que la gestion des déchets radioactifs ne sont pas aisés à mener. Le Vietnam dénombre actuellement 600 cadres travaillant dans ce secteur, la plupart étant des cadres de l'Institut de l'énergie nucléaire. Chaque année, le pays forme seulement entre 70 et 80 cadres professionnels. Tous ces problèmes ont été soulignés lors d'un séminaire sur le "Développement des ressources humaines pour l'électricité nucléaire au Vietnam", tenu mardi à Hanoi sous les auspices de l'Institut de l'énergie nucléaire du Vietnam et du Forum japonais de l'industrie de l'énergie nucléaire. Les experts japonais ont partagé leurs expériences dans ce domaine et dressé un itinéraire concret pour la formation des ressources humaines en vue de l'exploitation de cette centrale nucléaire. |