 Si les touristes se rendent à Hôi An (province centrale de Quang Nam) pour découvrir le pittoresque de cette ville, ils y sont agréablement surpris, par sa cuisine locale particulièrement raffinée. Parmi les nombreuses spécialités, le cao lâu est celle que l'on vous présentera en premier. Le cao lâu ou cao lâu my est un plat à base de nouilles sèches et jaunes qui proviennent du riz parfumé et qui sont accompagnées de viande de porc, des germes de haricot, une galette. Pour le goût, on y ajoute des herbes odoriférantes, une sauce de soja et du piment vert. Il est rare que celui qui le découvre pour la première fois puisse oublier son exquise saveur. Selon les locaux, le riz d'où provient la nouille doit macérer dans une cendre issue d'un bois de l'île de Cù Lao Chàm. L'eau, quant à elle, aura été puisée au puits Ba Lê. Les 2 lieux se situent à Quang Nam. Bien que ce plat existe sur tout le territoire, cette recette unique le rend incontournable pour qui vient à séjourner dans l'antique cité. Les raviolis vac, faits à base de farine de tapioca, font aussi l'unanimité dans les restaurants de la ville. Ils s'apparentent au banh bôt loc, une spécialité de Huê. La farce comprend de la crevette, du porc, des germes de haricot, de l'oignon. Les gourmands choisissent souvent d'aller déjeuner à Câm Nam, un village situé à environ un kilomètre de Hôi An. Ici, on propose du banh dâp, l'entremets au maïs et la salade hên (une sorte de mollusque). Jeunes et vieux, peu importe l'âge du moment que l'on festoie. Le banh dâp se compose d'une galette de riz croustillante et une crêpe moelleuse. Au moment de le manger, il convient de le tremper dans une sauce de nuoc mam ou de mam tôm (sauce de crevettes fermentées). La salade hên est aussi une découverte culinaire de qualité. Les petits hên sont mélangés avec certaines herbes odoriférantes qui servent de condiments, un petit peu de poivre et d'oignons seéchés. On y ajoute une galette de riz. Enfin, l'entremets au maïs de Hôi An est irréprochable. Pour décrire tous les plats de Hôi An, il faudrait y consacrer un livre. Le plus simple est encore de s'y rendre ! Long Hoang. |