Dans son plan de développement prévu à l'horizon 2010, le tourisme espère recevoir environ 6 millions de touristes étrangers et 26 millions de Vietnamiens, avec une recette souhaitée de 4,5 milliards de dollars. Une autre ambition : la croissance annuelle du PIB du secteur serait de 11-11,5% pour la période 2006-2010. Ces chiffres représentatifs exposent la nouvelle politique de l'essor touristique du gouvernement. Ce dernier nourrit l'ambition de transformer en 2010 le tourisme en une économie de pointe du pays, avec un développement dynamique et durable. Selon l'Administration nationale du tourisme, le Vietnam a accueilli environ 2,15 millions de touristes étrangers sur les 7 premiers mois de l'année (+ 7% par rapport à la même période de l'année précédente). Le tourisme classique occupe une grande part du marché (58%), suivi par le tourisme d'affaires. La majorité des touristes sont de nationalité sud-coréenne, japonaise, américaine, thaïlandaise et malaise. En revanche, le nombre de touristes chinois a tendance de rechuter. Les touristes arrivent au Vietnam, principalement par voie aérienne (70%) et maritime, tandis que les entrées terrestres deviennent rares. En 2005, le Vietnam a accueilli plus de 3 millions de touristes étrangers et espère recevoir cette année 3,8 millions d'étrangers et quelque 16 millions de Vietnamiens, avec une recette prévue de 2 milliards de dollars. Quelles mesures ? Selon les statistiques des organisations touristiques, la dépense touristique au Vietnam reste très basse (300 - 700 dollars), par rapport à la Thaïlande (1.200 - 1.500 dollars) et à Singapour (1.500 - 2.000 dollars). Selon les experts, le tourisme vietnamien est encore dans sa première étape. Beaucoup de touristes n'effectuent qu'un voyage de découverte et ne reviennent pas. Seuls 2 touristes sur 10 retournent au Vietnam. D'où une certaine amertume ! Pour cette raison, le Vietnam devrait posséder plus de produits particuliers et les diversifier en permanence. Un des facteurs essentiels pour développer l'industrie du tourisme est la ressource humaine. Les voyageurs déjà venus pourraient retourner au Vietnam, s'ils étaient satisfaits par la qualité du service proposé par les professionnels du tourisme. Hélas, les employés du secteur acquièrent peu de performance. En exemple, de nombreux guides manquent de bonnes connaissances de la culture vietnamienne et aussi des langues étrangères. En 2005, seuls 35% du personnel en contact direct avec les touristes étaient anglophones, mais à différents niveaux, et 4% sinisants. Recruter des experts étrangers pour promouvoir le tourisme vietnamien dans le monde est aussi stratégique. Les éléments naturels tels le pays et la cordialité des Vietnamiens sont irréprochables. En revanche, le Vietnam devrait être plus actif surtout dans la délivrance de visa à l'aéroport, selon les experts. Ce procédé déjà courant dans certains pays voisins serait bien nécessaire. De plus, la participation d'éléments privés (opérateurs de tours et hôteliers) dans la promotion touristique devrait être secondée. Sans oublier les impacts de la socialisation dans l'investissement, la conservation des vestiges et le rétablissement des festivités traditionnelles.
Lê Thanh/CVN.
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