 Les plus beaux gongs dont la culture a été reconnue patrimoine immatériel et oral de l'humanité par l'Unesco rythmaient la soirée de mercredi en ouverture du plus grand festival jamais organisé en leur honneur par la province de Kon Tum dans les Hauts plateaux du Centre. Des sons tumultueux se sont enchaînés, hymnes à la magnificence des forêts et montagnes, aux feux sacrés autour desquels dansent et chantent les ethnies minoritaires, aux fêtes folkloriques d'une vaste contrée des terres basaltiques, à la richesse, à la puissance et à la gloire de la population de Tây Nguyên. Les numéros typiques des ethnies minoritaires, dont mise à mort du buffle, joie du riz nouveau, fête de la victoire ou encore fête des gouttes d'eau, sont présentés par les artisans de 10 troupes artistiques pour le bonheur des festivaliers. Depuis plusieurs siècles, les gongs font partie intégrante de la vie communautaire dans cette région, notamment lors des festivités à travers les danses, les chants, etc. Ces instruments en cuivre peuvent exprimer la joie et la tristesse, témoignant ainsi de tous les changements affectant la vie quotidienne. A présent, les Hauts plateaux du Centre comptent 300 groupes de joueurs. Trois modèles de fêtes traditionnelles renaissent: "Tâm ghêt" et "ba Bsha N'gap bon" des M'nông (province de Dac Nông), "Bac Mang Nuoc" des Xo Dang (Kon Tum). La culture des gongs est devenue le deuxième héritage immatériel et oral du Vietnam, reconnu en décembre 2005 par l'Organisation onusienne pour l'éducation, la science et la culture, après le nha nhac (musique de cour). |