 En Chine, il n'est plus surprenant pour un Vietnamien d'entendre des salutations des jeunes locaux "cam on" (merci), "xin chao" (salut), "ban ten gi ?" (comment tu t'appelles ?). Cette tendance exprime une nouvelle demande d'une partie des jeunes chinois, le vietnamien étant considéré comme un moyen pour réussir dans leur vie. Long Zhijiang, une étudiante en dernière année de la section Asie-Afrique relevant de l'Université de Pékin et guide touristique, parle un vietnamien impeccable, et même sait raconter des anecdotes dans cette langue bien qu'elle ne soit jamais au Vietnam. Mais s on professeur de vietnamien a vécu à Ho Chi Minh-Ville pendant une dizaine d'années et est une interprète pour de nombreuses délégations vietnamiennes en mission en Chine. Cette étudiante a appris le vietnamien pour pouvoir réaliser son rêve de visiter les villes côtières de Da Nang et Nha Trang et les grottes de Phong Nha - Ke Bang (dans la province centrale de Quang Binh), outre le souhait de poursuivre des affaires de sa famille avec des partenaires au Vietnam. Une autre jeune, Jie Lian, âgée de 22 ans et originaire de Nanning (province de Guangxi), a maintenant un travail stable, comme interprète et guide touristique pour les visiteurs vietnamiens, après un long temps à la quête de l'emploi. Selon un récent sondage réalisé à Pékin, le nombre de jeunes chinois apprenant le vietnamien a tendance à croître. Les centres de vietnamien font leur apparition multiple. Aux yeux des jeunes chinois, le pays voisin Vietnam a fait d'énormes efforts dans l'intégration à l'économie mondiale et l'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ce qui apportera des opportunités d'élargir les relations avec avec ce pays, cette culture et ce marché très familiers pour les Chinois. |