 En 2007, malgré une croissance économique mondiale estimée à la baisse, l'économie vietnamienne bénéficiera de conditions favorables pour maintenir son taux de développement. Partageant cette appréciation, le docteur Tran Dinh Thien, directeur adjoint de l'Institut économique du Vietnam, a également estimé que le Vietnam ne participerait pas à cette récession de l'économie mondiale. De plus, lorsque l'économie mondiale ralentit sa croissance, les cours connaîtront de faibles fluctuations, en particulier ceux des matières premières et de l'énergie qui seront plus stables. D'autre part, le Vietnam possède encore ses avantages tenant à son adhésion à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), au bénéfice des relations commerciales normales et permanentes avec les Etats-Unis, aux résultats obtenus de l'APEC 2006. Ces éléments, alliés aux résultats économiques obtenus en 2006, avec notamment un taux de croissance du PIB de plus de 8%, un attrait certain des investissements directs étrangers, le bénéfice des aides publiques au développement et le record en terme de chiffre d'affaires à l'exportation, sont considérés comme des forces motrices, conservant des opportunités de croissance au Vietnam pour 2007. Selon Tran Dinh Thien, cette année, les investisseurs étrangers continueront de placer leurs capitaux au Vietnam. Dans le secteur commercial, ce pays bénéficiera de nouvelles conditions favorables, pour pénétrer profondément les grands marchés. Tran Dinh Thien a également estimé que le redressement vigoureux du privé et l'explosion du marché boursier ces derniers temps ont prouvé les nombreuses potentialités de l'économie vietnamienne. Cependant, sous le regard de gestionnaire économique, M. Thien a estimé que les exportations du Vietnam sont dûes à l'exploitation de ressources naturelles existantes et à une main-d'oeuvre peu qualifiée, des atouts qui disparaîtront dans l'avenir sous peu. Pour le long terme, le pays devra en exploiter d'autres. Pour ce, les entreprises, surtout celles de petite taille, doivent mettre au point une stratégie de cohérence, entre elles comme avec le secteur à participation étrangère, afin de ne pas se retrouver à l'écart. En outre, Tran Dinh Thien a également abordé les problèmes à surmonter : les infrastructures pour le développement, en particulier les communications routières et les ports maritimes. |