 Détruire les étages qui ne sont pas mentionnés dans le permis de construire. Telle est la décision finale des autorités de Hanoi à l'encontre des ouvrages qui ne respectent pas les lois en vigueur, une orientation tout à faire conforme aux orientations du Premier ministre Nguyên Tân Dung. De plus, les investisseurs devront payer des amendes pouvant atteindre 70 millions de dôngs pour chaque ouvrage illégal. Les travaux de destruction devraient débuter la semaine prochaine. Selon le comité municipal du PCV, Hanoi sanctionnera aussi certains cadres administratifs impliqués dans ces dérives.
Pour l'organisation des destructions des étages excédentaires, les contrevenants devront élaborer eux-mêmes leur projet et payer le coût des travaux. Dans le cas où ils feraient preuve d'une mauvaise volonté manifeste, les organismes compétents organiseraient des destructions forcées, et les contrevenants devraient payer les frais. Et si ceux-ci décideraient de s'opposer aux travaux, ils seraient l'objet d'une instruction judiciaire pour "opposition à l'exécution de la loi".
Les grands ouvrages concernés sont situés 4, rue Dang Dung ; 2/31, rue Nguyên Chi Thanh ; 9, rue Dào Duy Anh. Selon des experts du Service de la construction, le building de la rue Dang Dung mesure 13,1 m de plus que prévu et présente du 1er au 3e étage un excès de surface. Le bâtiment de la rue Dào Duy Anh a 3 étages de trop et celui de la rue Nguyên Chi Thanh fait 10 étages alors qu'il devait se limiter à 5.
Absence de politiques de planification "L'absence de planifications est une des causes majeures qui limitent la gestion et les résolutions des questions concernant l'urbanisation", a fait savoir Lê Dinh Tri, responsable en chef adjoint du Département de gestion architecturale et de planification (ministère de la Construction). Selon lui, le nombre d'ouvrages sans permis reste "assez important". La complexité des formalités et la faible décentralisation n'incitent pas les habitants à faire les démarches administratives pour obtenir le permis de construire. En plus, les services d'inspection de la construction existent seulement aux niveaux ministériel et municipal. Par conséquent, il est difficile d'agir à temps lorsque des affaires se présentent.
Pour mettre un terme aux constructions illégales, le ministère de la Construction a demandé de rajuster l'Article 23 de la Loi sur l'inspection et le protocole concernant l'organisation et la fonction de l'Inspection de la construction, pour permettre aux autorités locales de créer dans l'avenir leur propre inspection de la construction, selon Lê Dinh Tri.
Lê Thanh/CVN |