 En 2007, l'économie vietnamienne devrait connaître une croissance de 8,5 %, contre 8,2 % en 2006, a déclaré, lundi à Hanoi, l'Institut central d'études sur la gestion économique. En dépit de l'augmentation de l'inflation à 7,7 % au lieu de 6,6 % en 2006, l'économie, sur le plan macroéconomique, devrait se maintenir de manière stable, a estimé cet Institut dans son rapport. Cette année, le chiffre d'affaires à l'exportation devrait connaître une hausse de 23,1 % (contre 22 % en 2006) et le déficit de la balance commerciale représenterait 4,3 % du PIB (Produit intérieur brut). Il est à noter en particulier que le secteur des services aura une nette croissance de 8,7 % (au lieu de 8,29 % l'an passé) et qu'il dépassera son objectif annuel de 8 à 8,5 %. Ce rapport a toutefois montré que l'économie vietnamienne s'est avérée sensible aux impacts de l'économie mondiale, dont l'évolution des cours du pétrole et du montant des investissements étrangers placés au Vietnam. Le docteur Vo Tri Thanh, chef du Comité d'études sur l'intégration économique internationale, a relevé certains risques auxquels devra faire face l'économie vietnamienne en 2007. Premièrement, cette dernière dépend de plus en plus des autres économies de la région et dans le monde. Deuxièmement, le développement du marché des capitaux ainsi que les rapports entre ce dernier et le marché immobilier affecteront particulièrement la macroéconomie vietnamienne. Face à ces risques, selon le docteur Thanh, le Vietnam devra chercher des mesures pour minimiser les effets de l'évolution du marché mondial et de continuer d'améliorer l'environnement de l'investissement pour mieux attirer les investisseurs étrangers. Actuellement, les sources de capitaux affluent au Vietnam, accentuant la pression pour une réévaluation du dong vietnamien. Sur ce problème, le docteur Thanh a demandé au pays d'appliquer un taux de change flexible et profitable à l'économie nationale. En conclusion, le rapport a souligné les tâches du Vietnam en 2007. Ce sont non seulement la réalisation des objectifs de développement socio-économique, mais aussi le renforcement de la réforme qui jettera les bases pour maintenir un taux de croissance élevé et parvenir à un développement durable dans les années à venir. |