 Actuellement en chantier, le Vietnam a tout de même réussi son passage d’une économie planifiée et autocentrée à une économie de marché mondialisée. Grâce au «Doi Moi» (renouveau), une espèce de Plan Emergence à la vietnamienne lancé en 1986, le pays entame son ascension. La libération des prix agricoles et la décollectivisation des terres ont fait du pays, qui faisait face à la famine, un exportateur de riz (2e au monde) et de café. Certes, le petit dragon a eu recours aux aides internationales, mais il est loin d’en être dépendant. Elles ne représentent que 15% des dépenses publiques. Travailleur acharné, le Vietnam a enregistré, en 2006, un PIB en progression de 8,1% par rapport à 2005. Tous les voyants sont au vert: 40 milliards de dollars d’exportations en 2006 (+22%), 25 milliards d’investissements intérieurs (41% du PIB), 9,5 milliards de dollars d’IDE et une Bourse de 81 entreprises cotées qui est passée en un an de 500 millions à 7,5 milliards de dollars. Améliorations louables mais encore en deçà des attentes pour un pays qui compte quelque 80 millions d’habitants. Le tourisme reste le parent pauvre de cette économie avec 3,5 millions de visiteurs en 2006. Il compte toutefois se rattraper avec 4 millions touristes prévus cette année et 6 millions en 2010.Jalal BAAZI . L'économiste du Maroc.
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