Hanoï prévoit de débarrasser ses principales artères de ses vendeurs des rues, pour les parquer, à l'abri des regards des touristes, dans les allées et autres ruelles.
Les femmes au chapeau conique vendant des fleurs ou des fruits, les cafés improvisés de quelques chaises miniatures en plastique sur le bord du trottoir ou encore les coiffeurs en plein air font partie du paysage de la capitale vietnamienne.
Les rues et les trottoirs sont occupés par des vendeurs, qui par centaines font souvent avant l'aube le voyage depuis les campagnes pour vendre leurs produits aux quelque trois millions d'habitants de la capitale et tenter de récolter quelques dollars dans la journée.
Mais ils risquent de ne plus exister surtout que sur des cartes postales si l'administration met à exécution son plan et envoie tous les petits commerces sans licence poursuivre leurs affaires dans les ruelles de Hanoï.
Selon une nouvelle directive, à partir de samedi, tous ces commerces seront interdits de séjour sur les principales rues, devant les écoles, les hôpitaux, les bureaux du gouvernement, les sites religieux, historiques et culturels ou encore les arrêts de bus.
"L'objectif du programme est de rendre les trottoirs aux piétons et d'améliorer le visage de la ville", a expliqué cette semaine dans la presse vietnamienne son maire, le président du comité populaire Nguyen The Thao.
"Les touristes étrangers seront plus contents et apprécieront notre gestion", a-t-il estimé dans un entretien à l'Agence vietnamienne d'information, officielle.
Ces types de petits business opèrent depuis longtemps dans la semi-légalité à Hanoï, où la police les chasse de temps en temps et confisque parfois leurs marchandises.
Mais la nouvelle mesure a déclenché une vague d'inquiétude parmi les intéressés, qui attendent, anxieux, de voir si l'interdiction sera suivie.
"Nous allons mourir de faim", s'est plainte Hoang Thi Hong, une vendeuse de journaux de 37 ans. "J'ai deux enfants et toute une famille à charge... C'est ma seule chance de gagner de l'argent pour ma famille".AFP.
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