 Différent selon les régions vietnamiennes mais toujours chaleureux, profond et intime, le Têt traditionnel est célébré dans l'ancienne capitale impériale de Huê avec beaucoup de vieux usages, notamment dans la préparation des repas de fête du nouveau printemps. Si le repas traditionnel du Têt dans les froides provinces du Nord se compose de plats bien cuits, chauds tels que pâté de porc, porc rôti ou soupe de turion de bambou, les mets du Sud, en raison de son climat chaud, sont plutôt secs et à base de poisson, de crevettes ou de saucisse à la chinoise... À Huê, qui tient lieu de région climatique intermédiaire, le repas du Têt est aussi un melting-pot brassant les saveurs du Nord et du Sud. Néanmoins comme les Huéens affectionnent les protides végétaux, les plats fermentés et mixtes, le repas de fête de Huê diffère donc beaucoup de ceux du Nord ou du Sud. En général, le repas de Nouvel An lunaire est simple mais fin et propre à l'ancienne capitale. Pour les femmes, le Têt est l'occasion de présenter leur talent culinaire. La cuisine y est donc personnelle. On distingue 3 types de mets à Huê, au Têt : végétaux, populaires et royaux. Les plats royaux étaient préparés de façon très affectée, réservés seulement aux rois et seigneurs avant d'être popularisés, tels que nem et pâté de porc. Les plats végétaux sont très variés, simples et digestibles. Sous la main des cordons-bleus de Huê, les matières premières comme volvaire, cacahouète et dolic bulbeux deviennent des plats délicieux. Les mets salés du repas de Nouvel An ne ressemblent pas à ceux de Hanoi et de Ho Chi Minh-Ville. Loin des plats à base de porc et de poulet, Huê possède des mets originaux dont cromesquis de crevettes et nem de bœuf consciencieusement préparés environ une semaine avant le Têt. Les gourmets s'éveillent encore aux légumes salés et fermentés, notamment à base de carotte, d'oignons et de chou-rave, séchés à petit feu ou bien au soleil, puis macérés dans un mélange de nuoc mam, de sucre, de vinaigre, d'ail, de piment et de cacahouètes torréfiées. Ce met peut être gardé longtemps. Les gâteaux rituels comme banh chung et banh tet sont certes incontournables mais au menu figurent également les compotes faites maison selon la recette familiale, entremets variés et issus des fruits, et gâteaux conçus avec raffinement qui sont devenus une caractéristique de cette ville du Centre. L'expérience gastronomique se poursuivra avec le non moin traditionnel alcool de riz huéen qui a été enterré une centaine de jours pour obtenir un liquide onctueux et délicatement sucré. Et une bonne tasse de thé aromatisé au jasmin ou au lotus poétise également le nouveau printemps. – AVI Différent selon les régions vietnamiennes mais toujours chaleureux, profond et intime, le Têt traditionnel est célébré dans l'ancienne capitale impériale de Huê avec beaucoup de vieux usages, notamment dans la préparation des repas de fête du nouveau printemps. Si le repas traditionnel du Têt dans les froides provinces du Nord se compose de plats bien cuits, chauds tels que pâté de porc, porc rôti ou soupe de turion de bambou, les mets du Sud, en raison de son climat chaud, sont plutôt secs et à base de poisson, de crevettes ou de saucisse à la chinoise... À Huê, qui tient lieu de région climatique intermédiaire, le repas du Têt est aussi un melting-pot brassant les saveurs du Nord et du Sud. Néanmoins comme les Huéens affectionnent les protides végétaux, les plats fermentés et mixtes, le repas de fête de Huê diffère donc beaucoup de ceux du Nord ou du Sud. En général, le repas de Nouvel An lunaire est simple mais fin et propre à l'ancienne capitale. Pour les femmes, le Têt est l'occasion de présenter leur talent culinaire. La cuisine y est donc personnelle. On distingue 3 types de mets à Huê, au Têt : végétaux, populaires et royaux. Les plats royaux étaient préparés de façon très affectée, réservés seulement aux rois et seigneurs avant d'être popularisés, tels que nem et pâté de porc. Les plats végétaux sont très variés, simples et digestibles. Sous la main des cordons-bleus de Huê, les matières premières comme volvaire, cacahouète et dolic bulbeux deviennent des plats délicieux. Les mets salés du repas de Nouvel An ne ressemblent pas à ceux de Hanoi et de Ho Chi Minh-Ville. Loin des plats à base de porc et de poulet, Huê possède des mets originaux dont cromesquis de crevettes et nem de bœuf consciencieusement préparés environ une semaine avant le Têt. Les gourmets s'éveillent encore aux légumes salés et fermentés, notamment à base de carotte, d'oignons et de chou-rave, séchés à petit feu ou bien au soleil, puis macérés dans un mélange de nuoc mam, de sucre, de vinaigre, d'ail, de piment et de cacahouètes torréfiées. Ce met peut être gardé longtemps. Les gâteaux rituels comme banh chung et banh tet sont certes incontournables mais au menu figurent également les compotes faites maison selon la recette familiale, entremets variés et issus des fruits, et gâteaux conçus avec raffinement qui sont devenus une caractéristique de cette ville du Centre. L'expérience gastronomique se poursuivra avec le non moin traditionnel alcool de riz huéen qui a été enterré une centaine de jours pour obtenir un liquide onctueux et délicatement sucré. Et une bonne tasse de thé aromatisé au jasmin ou au lotus poétise également le nouveau printemps. AVI |