
Un dispositif policier de taille a été déployé ce matin à 7 h 30 à Angres (près de Liévin) pour démanteler un camp de Vietnamiens en séjour irrégulier. Quatre-vingts personnes qui vivaient dans ce camp de fortune au bord de l'autoroute A26, à proximité immédiate d'une aire de repos, ont été interpellées par la police aux frontières avec le soutien de la police et de la gendarmerie. Ces personnes ont été placées en garde à vue dans les différents commissariats du secteur. Selon la préfecture, « des propositions de retour volontaire dans leur pays et d'orientation vers des centres d'hébergement » leurs seront faites. Le camp avait été attaqué en pleine nuit, vendredi dernier. Sept Vietnamiens avaient été frappés et hospitalisés. Des coups de feu auraient été tirés par les inconnus mais personne n'a été touché par balle. La police de Lens avait ouvert une enquête. Est-ce cette agression qui a poussé les autorités à chasser subitement les migrants clandestins ? Du côté des bénévoles de l'association Fraternité Migrants qui venait en aide aux Vietnamiens, on s'interroge. D'autant que le camp était installé depuis au moins deux ans à cet endroit au su de tous, y compris des autorités et de la police. Selon plusieurs témoins, dont des voisins du camp, les migrants n'avaient jamais fait d'histoire. « Ils sont gentils et polis », nous expliquait ce matin une riveraine. « On n'a jamais été embêté avec eux », expliquait de son côté un éboueur occupé à vider les conteneurs des Vietnamiens. La préfecture explique pour sa part dans un communiqué que ce démantèlement fait suite à « un dépôt de plainte du propriétaire du terrain ». La voix du Nord.
|